2017 – Bilan culturel 03 : les films

Les films

En chiffres, ça donne :
82 films vus – 49 premiers visionnages – 19 coup de coeur (/49) – 09 sorties cinéma

3305903554_1_8_fnyjkUkl

3/ Coco, de Lee Unrick (Disney-Pixar)

J’ai hésité avec Star Wars VIII… mais impossible de ne pas mentionner Coco dans un top 2017 tellement ce film est formidable et beau. Une belle et intense histoire de famille comme Disney et Pixar savent si bien les faire. Les graphismes sont d’un détail ahurissant, le doublage français est un des plus impeccables et immersifs jamais vu en animation, les personnages sont attachants, émouvants, réels… bref, un gros coup de coeur. Il aura réussi à me faire pleurer et je sais que je suis très loin d’être la seule. Un Pixar qu’il faut absolument voir. C’est beau, fort et vraiment très abouti.

2/ Premier contact, de Denis Villeneuve

Un film de SF pas comme les autres (enfin, je n’en ai pas vu des masses je le reconnais). Au lieu de s’intéresser à une invasion extraterrestre basique comme on en a déjà vu, l’accent va ici être mis sur les procédés de communication qui vont être mis en oeuvre par les scientifiques pour tenter de comprendre les intentions des envahisseurs. On se focalise sur l’échange, la description du langage et la création de nouveaux codes pour pouvoir échanger entre deux espèces. Cela ne passionnera pas tout le monde, surtout les amateurs d’actions, mais personnellement j’ai adoré cette approche didactique. On reste tout de même dans le divertissement SF, mais la manière dont le film amène le sujet est rafraîchissante. Premier Contact peut être intéressant à voir pour tous ceux qui s’intéressent à la linguistique ou au processus du langage. Pas non plus besoin d’être un érudit ou féru du sujet évidemment. Un beau coup de coeur !

1/ Lion, de Garth Davis

Lion était vendu comme le nouveau Slumdog Millionnaire… et effectivement, c’est une superbe relève. L’intrigue est prenante, à la fois dure, bouleversante, mais aussi belle et pleine d’espoir. Le personnage principal va perdre la trace de son grand-frère dans une gare indienne. Ce n’est encore qu’un enfant qui ne connait pas le nom de son village, ni ne sait comment s’y rendre. Je ne vous en dirais pas plus, car ce film percute, pique le coeur à vif et se savoure.  C’est un récit difficilement oubliable, inspiré d’une histoire vraie. Lion est un film merveilleux qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie, en VO de préférence (j’ignore si les indiens parlent leur langues en VF, mais en VO oui, ce qui rend le film plus percutant et plus fort).

britlit_iStock_000002366680Small_4

On se retrouve la semaine prochaine pour les séries TV !

2017 – Bilan culturel 02 : mes mangas/BD

Les mangas / BD

En chiffres, ça donne :
27 volumes lus – 10 séries suivies – 12 coup de coeur
02

3/ Black Butler, de Yana Toboso
Les volumes 23 et 24 de mon shônen favori sont sortis cette année. Un nouvel arc a débuté et, comme toujours, c’est follement prenant, fascinant et mystérieux. Ciel et Sebastian sont confrontés à une nouvelle enquête : il semblerait qu’un music hall des environs soit le quartier général d’une secte douteuse. Pour découvrir ce qui s’y passe vraiment et mieux contrer leurs ennemis, le jeune comte et bon nombres de personnages secondaires vont se mettre en avant en décidant de former… un groupe d’Idol. Oui oui. En pleine ère Victorienne, au XIXème siècle ahah. Yana exploite de nouveau son talent fabuleux de mêler les genres : drame, policier, fantastique et historique côtoient l’humour et la parodie ahah! C’est toujours aussi bidonnant et sombre, mystique et prenant. Bref, cette saga est toujours au top.

bb

« Black Butler », vol. 24

2/ Les Carnets de Cerise, de Joris Chamblain et Aurélie Neyret
J’en parle dans cette vidéo. Découverte très tardive, puisque que j’ai acheté le premier tome à Montreuil début décembre. Le coup de foudre a été tel que, dès le lendemain, je me suis achetée les tomes 2 et 3. J’ai reçu les deux derniers pour Noël et les aient lus aussitôt. C’est une série d’une grande douceur, addictive, avec des idées originales mais pourtant d’une si belle simplicité. Cerise est une héroïne inoubliable que l’on voit grandir au fil de la série et c’est beau. Le dernier tome aura réussi à me faire pleurer tant c’est émouvant… et que dire des dessins ! Je les trouve superbes et ils collent parfaitement avec l’histoire. Une série qui a beaucoup de succès et, croyez-moi, c’est amplement mérité. A mettre entre toutes les mains, petites ou plus grandes.

cerise

« Les carnets de Cerise », vol. 2 ou 3

1/ Reine d’Égypte, de Chie Inudoh
Gros coup de coeur pour ce titre dont les 3 premiers volumes sont parus cette année. On y découvre Hachepsout, fille du pharaon Thoutmosis Ier et donc héritière légitime du trône d’Égypte. Sauf qu’à l’époque, une femme ne pouvait monter sur le trône. ‘Chepsout va donc se retrouver mariée à son demi-frère, le futur Thoutmosis II. Et quel beau… sal***. La jeune femme ne l’entend pas de cette oreille, ne compte pas se laisser impressionner par cet énergumène et va tenter de reprendre le pouvoir à sa manière. Hachepsout est une héroïne en avance sur son temps et tellement badass ! La suivre dans sa conquête silencieuse est jubilatoire. Bien qu’on soit dans la fiction, l’autrice s’est basée sur des faits historiques et des personnages réels. Oui, Hachepsout a vraiment existé ! Un titre que je continuerais à suivre de près en 2018.

re

« Reine d’Égypte », vol. 1

Rendez-vous la semaine prochaine pour le bilan cinéma !

2017 – Bilan culturel 01 : mes romans

Belle année 2018 à tous ! Avant de tourner la page une bonne fois pour toute et d’écrire un nouveau chapitre de notre vie, je vous propose une petite rétrospective culturelle de mon année précédente. C’est quelque chose que j’aime bien faire tous les ans, histoire de revenir un peu sur les oeuvres qui ont vraiment marquées mon année. Je vais vous présenter pour chaque catégories un petit podium avec les trois films, livres et séries qui m’auront le plus plu en 2017, accompagnés d’une petite synthèse en-dessous. J’espère que ça vous plaira et, évidemment, j’attends VOS petites perles de 2017 en commentaire ! 😉

LES LIVRES

En chiffres, ça donne :
42 livres lus – 21 coup de coeur – 10 sagas débutées, poursuivies ou terminées
01

3/Dans la forêt, de Jean Hegland
Deux jeunes soeurs de dix-sept et dix-huit ans se retrouvent livrées à elles-mêmes dans leur cabane à la lisière du bois, dans un monde aux ressources énergétiques épuisées ou bientôt en pénurie : plus d’essence, plus d’électricité, plus d’eau courante… Nell et Eva vont devoir apprendre à se débrouiller par leur propres moyens, mais surtout à accepter le présent et laisser le passé derrière. Le processus de transition a été très bien retransmit : pendant une bonne partie de l’histoire, on n’a le droit qu’à des flashback sur la vie antérieure de nos héroïnes, qui ne pensent pas à autre chose… On y passe vraiment du temps, même trop à mon goût. Puis tout d’un coup, boum, on doit accepter le présent coûte que coûte et elles se réveillent (surtout Nell). On a enfin le droit à du « survival » et c’est hyper prenant ! J’ai été transportée d’un coup par le récit. Cette histoire ne m’a pas laissée indemne psychologiquement. Un roman vraiment marquant à sa manière : un brin didactique et aventurier, un peu sauvage et dérangeant par moments, d’une humanité et sensualité profonde par d’autres.

eef88e11ba3d

Il y’a eu une adaptation cinéma en 2015, avec Ellen Page et Evan Rachel Wood. Il FAUT que je le regarde !

2/ Maybe Someday, de Colleen Hoover.
J’en parle dans cette vidéo. Ma première New Romance, et pas des moindres ! Autant dire que j’ai placé la barre très haute avec ce titre. Maybe Someday aura fait battre mon coeur de lectrice du début à la fin. Littéralement parlant. Ce n’est pas juste une phrase stylistique. L’histoire m’a beaucoup plu, mais plus que tout : les personnages m’ont bouleversé. C’est très romantique, mais pourtant non dénué d’un certain réalisme. Les sentiments sont puissants et vivaces, mais doivent se confronter à la réalité et à la raison. C’est d’une complexité bien amenée. L’ambiance générale peut être drôle, légère et dynamique, mais aussi larmoyante et crève-coeur. Un récit « puissant », aussi bien grâce à son histoire et ses personnages hyper attachants qu’à la superbe plume de l’autrice, pleine de charme, de douceur et de sensualité. Une lecture coup de foudre, qui m’aura fait tomber amoureuse de l’Amour lui-même.

alice

1/ Mille femmes blanches, de Jim Fergus.
1874. Le gouvernement américain accepte de céder mille femmes blanches aux Indiens afin de favoriser l’intégration de ces derniers. Parmi elles, May Dodd, qui s’est portée volontaire pour le projet. Elle y voit l’occasion idéale de recommencer sa vie. On suit donc son intégration au sein de ce peuple nomade et hors du commun. May est une femme exceptionnelle, dotée d’une grande force intérieure, indépendante et passionnée. Les autres femmes qui l’accompagnent ne sont pas en reste. On découvre le quotidien d’une tribut d’Amérindiens, le meilleur comme le moins bon, et c’est d’un tel dépaysement ! Adorant ce peuple, comprenez que ce roman m’ait fascinée au plus haut point. Mille femmes blanches est un récit dynamique, didactique, prenant, mais aussi révoltant et déchirant. Les Indiens ayant disparu à cause de la suprématie des colons, on assiste impuissants à leur triste fin… je ne m’en remettrais jamais. Un petit bijoux livresque, mêlant la fiction pure à certains faits historiques réels.

britlit_iStock_000002366680Small_4

Rendez-vous la semaine prochaine pour le bilan Mangas/BD de 2017 !

 

Chroniques Lunaires T3 : « Cress », de Marissa Meyer

LIVRE AUSSI CHRONIQUÉ PAR MES SOINS SUR GOLDEN-BOOK !

cress

TITRE ORIGINAL : Lunar Chronicles, book 3 : Cress
AUTRICE : Marissa Meyer
PARUTION VO/VF : 2014
GENRE(S) : Science-fiction, Romance
CATÉGORIE : Roman jeunesse 12+ (ados)
THÈMES : Réécriture de conte, tolérance, amour, amitié, guerre, épidémie…
PAGES : 658 (Broché, PKJ 2014)

➔ Le sort de la Terre est dorénavant entre les mains de Cinder et de ses compagnons. Ils doivent à tout prix empêcher le mariage de l’empereur Kaito avec la terrifiante reine Levana. Cress, hackeuse de génie, enfermée dans un satellite depuis sa naissance, est la seule à pouvoir les aider. Mais peut-on vraiment lui faire confiance ?

3.5 heartsSaga de plus en plus addictive ! Alerte !

>>  Cress est un volume très apprécié par beaucoup de lecteurs. Pour ma part, c’est celui que j’ai le moins aimé de tous. Sans dire pour autant que je n’ai pas aimé, bien sûr !

     J’ai surtout eu du mal avec Cress, l’héroïne de ce tome. C’est une jeune fille qui ne connait rien du monde extérieur, vu qu’elle n’y a jamais mis les pieds. Du coup, forcément, cela fait d’elle une personne très naïve, perdue dans ses rêveries, assez craintive, pas vraiment douée pour grand chose (si ce n’est que c’est une pro du piratage informatique)… Je suis bien d’accord pour dire qu’elle a des circonstances atténuantes, ce n’est pas de sa faute si on la retient prisonnière depuis sa naissance, la pauvre ! Mais voilà, du coup je n’ai pas pu m’empêcher de la trouver parfois très chiante et boulet ahah. Je n’ai pas non plus adhéré à la nouvelle romance de ce tome. Il y a eu de beaux moments entre eux, beaucoup d’actions, de péripéties et parfois de la tendresse, ce qui était très intéressant à suivre quand même. C’est juste que je n’aime pas le genre de couple qu’ils forment ahah. C’est beaucoup trop mielleux pour moi.

Néanmoins, Cress a quand même été une bonne lecture pour la fan de l’univers des Chroniques Lunaires que je suis ! 658 pages, quand on adore une saga forcément c’est que du bonheur ! C’était riche en actions, en aventures et en péripéties. Il se passe toujours quelque chose et on a jamais le temps de s’ennuyer. On va faire face à différentes situations plus périlleuses les unes que les autres et certains nouveaux personnages vont intervenir auprès des anciens. J’étais particulièrement intriguée par Jacin, ce personnage mystérieux, franc et antipathique, mais qui ne semble pas « mauvais » pour autant.

     Cela a été un plaisir de suivre encore les personnages que j’aimais déjà tant : Cinder, Iko, Scarlet, Loup… toute l’épique des fugitifs quoi ! On passe vraiment de super moments avec eux et ils me font parfois beaucoup rire. Une petite bande toujours aussi décalée, unie, touchante et qui s’applique à la fois à mettre au point une stratégie pour sauver l’empereur Kai et le royaume, tout en évitant de se faire coincer par les autorités. Les 60 dernières pages ont été jubilatoires ! J’ai retrouvé les vibrations cardiaques que j’avais éprouvées lors de ma lecture de Cinder, ahlala !

     Cress est donc une suite à la hauteur des tomes précédents. Le fait qu’elle soit plus conséquente est un pur bonheur, car action et aventure nous tiennent en haleine tout le long du récit. Le tout toujours entrecoupé par de petits moment drôles et attendrissants. Même si je n’ai que moyennement aimé Cress (d’autant plus qu’elle m’est apparu si sèche à la fin du roman… omg) et que j’ai souvent levé les yeux au ciel à cause d’elle et de la nouvelle romance, j’ai décidé de passer outre pour ne garder que les bons côtés, parce qu’ils en valent bien la chandelle. D’autant plus que la fin de ce tome donne clairement envie de dévorer le suivant dans l’immédiat !

Pause ciné : « Star Wars VIII : les derniers Jedi » avec et sans spoilers + coup de gueule

sw8

Star Wars VIII : The last Jedi – 4.5 heart coup de coeur
Réalisé par Rian Johnson. Sorti en 2017.
Avec : Daisy Ridley, Adam Driver, Oscar Isaac, John Bogeya, Kelly Marie Tran, Carrie Fisher, Mark Hamill…

>> Les héros du Réveil de la force rejoignent les figures légendaires de la galaxie dans une aventure épique qui révèle des secrets ancestraux sur la Force et entraîne de surprenantes révélations sur le passé…

SANS SPOILERS 

>> Mon ressenti en 3 mots : waow, waow et WAOW. Je me suis fait une petite séance ciné  à 21h30, parce que je ne tenais plus à force d’en entendre de bons échos et, effectivement, j’avoue que je l’ai trouvé relativement bon. Il entre directement dans mes épisodes préférés.

     J’ai été captivée du début à la fin par le scénario des Derniers Jedi. Alors, oui, il y a des choses plus inutiles que d’autres, mais franchement je me suis régalée avec tout donc je n’ai rien à redire. Certains l’auront peut-être trouvé lent par moments, mais au contraire j’ai trouvé qu’on amenait les choses à la bonne vitesse, donc parfois avec une petite longueur, mais au bout de 2h30 j’en redemandais et voulait en voir plus, donc pas de négatif pour moi à ce niveau ahah. Je dois dire que c’est un truc que j’aime bien chez Star Wars d’ailleurs : on prend le temps de poser l’univers et l’intrigue. Ce n’est pas rien ce qui se passe dans ces films : on y parle de régimes oppressants. De Résistance politique. De conquête de pouvoir, d’offensive militaire… bref, c’est pas des trucs qui arrivent en un claquement de doigts mais qui s’étalent dans le temps.

sw3

     De plus, cela permet de se focaliser sur les différents personnages de la saga et ça c’est top. Dans cet épisode VIII, ils sont tous mit en avant à un moment donné. C’est vraiment plaisant de se focaliser sur tout le monde. J’ai particulièrement aimé voir davantage de Kylo Ren, personnage que j’affectionne beaucoup et suivre l’évolution de Rey, que j’ai bien plus apprécié dans cet épisode (du moins, elle m’aura plus marquée). Finn, Rose, Leia et Poe ne sont pas en reste. J’ai aimé voir la Résistance faire de son mieux pour résister à l’ennemie, même si ce n’est pas toujours facile car le conflit n’est pas toujours externe… j’ai aimé voir Rey s’enrichir et grandir. J’ai aimé voir plus d’ambivalence chez Ben Solo. J’ai aimé la subtilité apportée au personnage de Luke. J’ai aimé la sagesse de Leia, son charisme, sa grande et belle force intérieure. J’ai aimé le traitement de la notion de « Jedi » et pas mal d’éléments scénaristiques apportés au film. Pour moi, tout s’emboîtait très bien. De plus, on ne s’attend pas à tout ! Les Dernier Jedi amène en effet pleins de choses intéressantes, qu’elles soient lumineuses ou plus obscures, et joue bien avec toutes les subtilités possibles à ce niveau. Mais je ne voudrais pas trop vous en dire. Concernant la BO, les effets spéciaux... je crois qu’il n’y a plus rien à dire là-dessus ahah. C’était très bien fait et les musiques sont toujours aussi extra.

sw2

     Je n’irais pas dire que ce film de la saga est exceptionnel par rapport aux autres. Il est dans la lignée de ses meilleurs congénères, largement plus intéressant et marquant que le précédent quand même. Je le reverrais avec plaisir encore et encore ahah. Les dernier Jedi m’a beaucoup plu, ému, parfois surprise, parfois amusé, fais réfléchir, intéressé… bref, il a assuré en tant que divertissement, mais pour moi on ne s’y limite pas. Star Wars, c’est un peu le reflet de notre propre Histoire/société et même un peu du genre humain, donc ça fait souvent cogiter et j’adore ça : réfléchir et transposer tout dans notre monde. Sauf qu’en bonus, on a le droit à un univers futuriste au top, original, esthétique et divertissant au possible. Bref, j’aime beaucoup cette saga et Les dernier Jedi a été un très beau coup de coeur, n’en déplaise à certains. De mon point de vue c’est un très bon film, point ahah.

sw5

COUP DE GUEULE AVEC SPOILERS

     J’aimerais revenir sur certaines choses, notamment répondre à certaines critiques de puristes qui sont à mes yeux totalement infondées. Du moins, nous ne partageons clairement pas le même point de vue. Certains vont beaucoup trop loin à mon sens. Sérieux ? Une pétition pour supprimer le film ? …

     Je peux tout à fait comprendre que la mort de Luke, pour ne citer que ça, ait brisé le coeur de millions de fans. C’est bien normal ! C’est avec lui que tout a commencé, il est un des héros principaux de cette saga phénoménal etc… mais, il faut savoir aller de l’avant et se détacher un peu de l’emprise affectif que la saga a sur certains. Si cet élément avait été amenée de manière bâclée ou infondée, cela pourrait se discuter, mais… déjà Luke a vécu en ermite pendant des années et commençait à se faire vieux. Il ne s’était pas servi de la Force depuis très longtemps. Ceci explique déjà cela, d’autant plus qu’il l’a utilisé d’une très grande distance. Normal qu’il n’ait pas tenu. Il fallait bien que ça arrive. D’autant plus qu’il meurt quand même en héros, ou du moins dans la bravoure. Bref, sa mort est légitime et cohérente. Puis peut-être que l’acteur voulait lui aussi passer un peu à autre chose, surtout depuis la mort de la regrettée Carrie Fisher…. bref.

sw1

     Mais surtout les gars, il faut savoir avancer. Star Wars, ça ne pouvait pas être Luke, Leia et compagnie pendant 30 épisodes. Pareil pour les Sith/Jedi. Il faut savoir renouvelé à un moment et surtout ALLER DE L’AVANT. Puis enfin, c’est de la fiction ! Faut faire un peu la part des choses. Bref. Je remets en cause les attitudes acharnées, immatures et incohérentes des rageux ou trop grands puristes, mais je peux tout à fait comprendre en revanche qu’un fan ai ressenti de la tristesse ou un eu d’effroi face à cette page qui se tourne. Je peux également comprendre que, pour certains, SW aurait dû s’arrêter depuis bien longtemps et que Disney n’aurait pas dû se mêler de tout ça etc…oui, d’accord. Mais bordel, il y a des gens qui AIMENT encore cette saga, qui lui trouve des qualités. Donc pourquoi ramener votre fraise comme ça pour cracher si violemment sur Disney (qui savait très bien dans quoi ils s’embarquaient en reprenant SW quand même) et, sur ceux qui aiment les nouveaux épisodes ? Vous vous rendez compte que votre attitude est assez… ridicule et infondée pour certains ? Y’a eu des critiques comme quoi « y’avait de l’humour«  quand même… vous vous rendez bien compte qu’il ya TOUJOURS eu de l’humour dans SW, même dans les vieux épisodes ?

sw6

     Re-bref. Si Star Wars c’est votre enfance et blablabla, ben restez sur les vieux épisodes et ne regardez plus les nouveaux ahah. A quoi bon vous acharnez et vous faire du mal tout seul ?  En deux mots : détachez-vous. Grandissez. Il faut savoir apprécié un film comme il est pour être crédible dans un propos/une critique et ne pas y mêler le ressenti affectif de votre petit enfant intérieur tout blessé et nostalgique parce que les choses évoluent et ne sont plus comme elles étaient avant.

     C’est tout pour moi, merci ! Pour en revenir en film, je dirais simplement que j’ai aimé le traitement fait par rapport à la notion du « Jedi » et à ce que leur ordre représente et représentAIS au passé. C’est relativement intéressant et réaliste dans un sens, car le temps passe, mais le monde continue de tourner. Bon après, les subtilités entre le lumineux et l’obscur, c’est redondant et pas novateur du tout (je parle de Rey, Kylo, Luc…), mais c’est un des sujets principaux de la saga et aussi -et surtout- un grand dilemme de l’être Humain en tout temps.

     J’ai aimé aussi les discordes entre Poe/Leia et l’autre Générale. Ils sont chacun différents, mais servent la même cause. J’ai du mal avec l’attitude brute et tête dure de Poe, mais il faut reconnaître qu’il a eu de bonnes idées et n’est pas idiot pour autant. Et j’adore l’attitude pleine de sagesse de Leia vis-à-vis de lui, lui accordant crédit quand ce dernier le mérite. « Pourquoi me regardez-vous ? Faites ce qu’il vous dit ! » ahah. Bref, je valide tout ce que j’ai vu dans ce film ahah. Prête pour de nouvelles aventures ! 😉

BD : « End, tome 1 – Elisabeth », de Barbara Canepa et Anna Merli

end

Titre : END, tome 1 : Elisabeth
Autrice/illustratrice : Barbara Canepa et Anna Merli
Type : Bande-dessinée
Genre : Fantasy
Éditions : Soleil (2012)
Un tome 2 est censé voir le jour.

➔ Imaginez… Si le monde autour de vous jamais ne se mouvait. Si le murmure du vent et le chuchotement de la pluie se répétaient inexorablement dans leur devenir monotone… Si le silence, souverain, régnait jusqu’à ce que l’invisible ne soit vôtre… Tel est mon univers. Un monde où la berceuse du temps a cessé d’entonner sa complainte. Un monde anémié, privé de toutes couleurs, où les esprits et les âmes perdues trouvent enfin la paix dans leurs mausolées solennels et sans âge… J’ai 13 ans. Elisabeth est mon nom. Mes cheveux sont blancs comme la vie. Si le cœur vous en dit, vous pourrez me rencontrer. Mais pour cela, il vous faudra mourir….

4 heartsUn univers original, une intrigue prometteuse et des dessins sublimes !

>> Il était une fois, une petite lectrice qui se baladait sur le stand des éditions Soleil au salon du livre jeunesse de Montreuil, près de Paris. C’est alors que, par hasard, à force de farfouiller dans les piles, son regard croisa celui d’une grande et magnifique bande-dessinée. Le coup de foudre fût immédiat entre les deux entités. Pour sûr, à partir de ce moment-là, leurs âmes ont été liées à tout jamais par un serment invisible et indécelable, allant bien au-delà du monde tangible…

Plus sérieusement, j’ai vraiment eu le coup de foudre pour cette BD ahah ! Le dessin de la couverture est absolument époustouflant et l’ouvrage en lui-même également de toute beauté. Étant néanmoins assez difficile dans le domaine, j’ai jeté un oeil à l’intérieur. Le style, l’univers et la coloration m’ont immédiatement plu. Il ne m’en a pas fallut plus pour céder. Pour une fois que j’achète une BD, quand même !

end--2-

END est un début de série réellement prometteur. L’autrice a développé un univers original et vraiment inédit. L’ambiance est mélancolique, onirique, un peu étrange, mais aussi captivante, fascinante. C’est vraiment le type de récit que j’aime. Pour vous évoquer l’histoire rapidement : on suit le personnage d’Elisabeth, 13 ans, qui est morte, mais en fait pas vraiment. Pas totalement. Elle essaye désespérément d’entrer en contact avec Nora, sa meilleure amie restée dans le monde des vivants. D’ailleurs, dans ce dernier, les pensionnaires du collège commencent à se poser des questions par rapport à l’attitude de Dorothéa, la soeur d’Elisabeth, qui semble ne pas avoir accepté la mort de sa soeur. Nora est également éprise de doutes…

J’ai été captivée par ce premier tome du début à la fin. On ressent parfaitement qu’un mystère, une ombre plane au-dessus de ce scénario prometteur, notamment du côté d’Elisabeth. On n’en sait pas encore beaucoup vis-à-vis de sa condition particulière et on se pose beaucoup de questions. Dorothéa aura également su éveiller ma curiosité. Il me tarde de mieux connaître ce personnage. Bref, on ressent que c’est un début de série, car au final on n’a pas tellement d’informations et on s’interroge. On reste encore un peu en surface pour sûrement mieux développer par la suite. Il me tarde de pouvoir en lire davantage en tout cas. J’espère que la suite sortira bientôt !

END est une bande-dessinée qui a su me séduire et me convaincre, pour un début de saga. Même si l’histoire n’est pas encore totalement creusée, la mise en bouche est assez savoureuse pour me donner envie de lire la suite. En revanche, l’univers de END est unique en son genre et m’a vraiment plu, ainsi que l’ambiance générale se dégageant de cette histoire. Je la conseille à tout amateur de récits un peu sombre et émouvants, de fantasy et de surnaturel, de contes à l’ambiance un peu gothique et creepy, sans non plus virer à l’horrifique. Un beau petit coup de coeur de fin d’année !

1928107683

Roman : « Eleanor Oliphant va très bien », de Gail Honeyman.

01

TITRE ORIGINAL : Eleanor Oliphant is completely fine
AUTRICE : Gail Honeyman
PARUTION VO/VF : 2017
GENRE(S) : Comédie, drame, tranche-de-vie
CATÉGORIE : Roman contemporain
THÈMES : Humour, anxiété sociale, sarcasme, dépression, amitié, famille…
PAGES : 434 (Broché, Fleuve 2017)

➔ Eleanor Oliphant est un peu spéciale. Dotée d’une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu’elle les pense, sans fard, sans ambages.  Fidèle à sa devise  » Mieux vaut être seule que mal accompagnée « , Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses samedis soir en compagnie d’une bouteille de vodka. Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec maman.  Mais tout change le jour où elle s’éprend du chanteur d’un groupe de rock à la mode. Décidée à conquérir l’objet de son désir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés, va lui faire repousser ses limites. En naviguant sur les eaux tumultueuses de son obsession amoureuse et de sa relation à distance avec maman, Eleanor découvre que, parfois, même une entité autosuffisante a besoin d’un ami…

4.5 heart

Une petite pépite livresque drôle, touchante et qui fais du bien !

>> Le service-presse d’Eleanor Oliphant traînait sur un pupitre à mon lieu de travail. Intriguée par son résumé, c’est un peu par hasard que je me suis lancée dans cette lecture. Comme quoi ce dernier fait parfois bien les choses, sinon je serais passée à côté d’une lecture géniale !

Ce roman a tout simplement « refais ma journée » au moment où je l’ai lu. C’est un titre qui, d’abord, m’a fait beaucoup rire et sourire. Eleanor est vraiment un personnage atypique : râleuse, antisociale, portée sur la boisson, en pleine crise identitaire, intelligente et sarcastique… mais qu’est-ce qu’elle est drôle malgré elle ahah ! Parfois elle amuse, parfois elle exaspère, mais c’est un personnage si entier ! Je l’ai trouvé particulièrement attachante, aussi bien pour ses défauts que ses qualités et malgré ses petites lubies. Bien que j’aie été franchement amusée par sa marginalité et son côté asocial, j’ai plus encore aimé son évolution au fil du roman.

En effet, Eleanor va avoir l’occasion de remettre en question sa vie actuelle, son comportement et, surtout, tenter de faire la paix avec elle-même et le reste du monde. Ses tribulations se suivent avec délice et intérêt. Edmond est un personnage fantastique et j’ai plus qu’adoré sa présence auprès d‘Eleanor, car notre héroïne va beaucoup changer à son contact. C’est frais, drôle et, surtout, ça fait du bien ! Et si vous vous attendiez à une simple tranche-de-vie banale et sans surprises, détrompez-vous ! Eleanor Oliphant est accentué d’une petite touche de drama : une ombre plane en effet sur notre héroïne, à l’origine de beaucoup de problèmes et en grande partie de ce qu’est devenue Eleanor. La jeune femme va ainsi devoir faire face à ses démons, dont certains dont elle ne soupçonnait pas -ou ne voulait pas admettre- l’existence. Préparez-vous donc à rire, mais également à être émus et même surpris avec un final qu’on ne voit pas forcément venir.

En bref, Eleanor Oliphant va très bien est une tranche-de-vie à la fois drôle et grave, torturée et optimiste. Un roman qui touche autant qu’il amuse et fait du bien ! Cette lecture aura marquée mon année, en plus d’avoir réellement su me surprendre. Je ne suis pas prête d’oublier cette héroïne si peu commune tant j’ai été marquée aussi bien par son caractère que ses aventures. C’est un roman qui apaise et exorcise, tout en étant follement distrayant et savoureux. Je le recommande donc à un maximum de personnes, si vous voulez vous changer les idées ou simplement faire la connaissance d’un personnage atypique, socialement décalé et tout en nuances. Gros coup de coeur de 2017 !