BD : « Elinor Jones » de Algésiras et Aurore

elinor

Elinor Jones #1 Le bal d’hiver ; #2 Le bal de printemps ; #3 Le bal d’été
Autrice et illustratrice : Algésiras et Aurore
Type : Bande-dessinée
Genre : Drame, Tranche-de-vie
Éditions : Soleil (2010)
Série terminée en 3 tomes.

➔ La maison de couture Tiffany crée des robes pour les ladies les plus fortunées d’Angleterre. Elinor n’en revient pas d’avoir été embauchée : désormais, elle sera sous les ordres de Bianca, la célèbre jeune prodige ! Mais Elinor doit s’adapter rapidement. Ici, on fabrique du sur-mesure pour mesdames les baronnes et duchesses ! Et Mrs Tiffany mise toute sa réputation sur d’incroyables bals, pour lesquels les costumes des invités sont réalisés sur mesure. Elinor se rend vite compte que travailler pour les Tiffany n’est pas aussi idyllique qu’elle le pensait et que le manoir recèle bien des tensions et des secrets…

3.5 heartsUne trilogie très sympathique, mais qu’on aurait aimé plus longue !

>> Elinor Jones figurait dans ma liste de BD à absolument découvrir depuis un bon moment. Cette trilogie me faisait de l’oeil de par son synopsis, son contexte historique (ère Victorienne, bonjour) et enfin pour les sublimes dessins d’Aurore Demilly, qui ravissent superbement mes yeux. J’ai dévoré les trois tomes en une soirée et autant dire que je n’ai pas été déçue dans l’ensemble !

J’ai beaucoup appréciée l’histoire, qui nous emmène dans l’univers de la manufacture couturière. Notre héroïne vient tout juste d’être embauchée par la maison de couture Tiffany, la plus en vogue d’Angleterre. On immerge dans ce quotidien de travail acharné, composé de fils, d’aiguilles et de robes faites sur mesure. C’est intéressant et plaisant à suivre. On apprend à connaître petit à petit chacun des personnages qui gravitent autour d’Élinor. Rapidement, on sent que beaucoup de secrets et non-dits planent autour des Tiffany et de leur domaine, mais également autour d’Élinor qui a un comportement assez étrange… Cela apporte à l’histoire un léger voile d’ombre et de mystère, et c’est loin d’être désagréable. On pense que l’intrigue et les rebondissements sont cousus de fil blanc (contente de l’avoir placée celle-là) avec le premier tome, mais la suite m’aura vite détrompée. Le récit ne prend pas forcément la direction à laquelle on s’attend. Ayant été spoilée du plus « gros » événement de cette trilogie, je n’ai pas été surprise par le final (je pense que je l’aurais été si on ne m’avait rien dit par contre), mais cela n’en a pas moins été émouvant.

t1_elinor_jones_p06Concernant les personnages, j’ai beaucoup appréciée Élinor qui, malgré ses faiblesses et ses démons, s’implique corps et âme dans son travail sans jamais se plaindre. Je l’ai trouvé touchante, douce et attachante. Petit coup de coeur aussi du côté des couturières avec Siam et Lodie, qui nous font passer un beau message sur la perception de la beauté. Je n’aimais pas Abel et appréciait Bianca au départ, mais l’inverse s’est rapidement mise en place ahah. Dans l’ensemble, on s’attache a pas mal de protagonistes, du moins autant que le format nous le permet.

D’ailleurs, le seul défaut que j’ai trouvé à cette série c’est justement ce dernier. D’un côté il est explicable, mais de l’autre tellement de points de l’intrigue et de personnages méritaient un développement plus approfondit ! Avec plus de tomes, l’intensité émotionnelle de l’histoire aurait pu être décuplée. Émotions mis à part, même un peu plus de péripéties et d’aventures n’auraient pas été de trop. Enfin, cela aurait peut-être permis d’amener plus lentement les événements finaux, car tout va quand même un peu vite. On est un peu pris au dépourvu et, pour ma part, je crois qu’un point m’a échappé. Un personnage fait un sous-entendu à la dernière page du tome 3, sauf que je n’ai pas compris où il voulait en venir… enfin bon, cela n’est pas non plus primordial et gênant à la compréhension de l’histoire, ni à son appréciation !

eli40.jpgMalgré ce problème de rythme et de format, j’ai quand même passé un super moment à suivre le quotidien d’Élinor, des Tiffany et de tous les employés de la maison de couture. Une BD que je relirais avec plaisir et conseillerait joyeusement autour de moi à tous ceux qui ont envie de lire un récit de ce genre, sans non plus se lancer dans une série longue. Comme dit plus haut, j’ai aussi a-do-ré les dessins et colorisations de cette BD ! Bref, un petit coup de coeur malgré tout ;).

 

Pour aller plus loin (cette rubrique m’a été inspirée par le blog Le Poisson Lanterne) :

MANGAS : Si vous aimez l’univers de la c0a3c9308f0b429c587a57b883678781couture et du stylisme, je vous conseille fortement la série en cinq tomes Paradise Kiss de Ai Yazawa (un josei, conseillé à partir de 15/16 ans). On y suit une jeune fille  sérieuse et studieuse qui se retrouve embarquée par des étudiants en école d’art dans la préparation de leur futur défilé de mode. Une pépite mangatesque !

Livre : « Les indiens d’Amérique : Expériences », de Jay Wertz

amerindiens

TITRE ORIGINAL :  The Native American, Experience 
AUTEUR : Jay Wertz
PARUTION VO/VF : 2008/2011
GENRE(S) : Historique
CATÉGORIE : Beaux Livres, Histoire
THÈMES : Amérique, natifs américains, colonisation, guerres, Histoire…
PAGES : 64 (Broché, Guy Trédaniel 2011)

➔ Depuis la découvertes des terres de l’ouest par les explorateurs européens, les Amérindiens fascinent le monde entier. Dans l’expérience amérindienne, vous trouverez l’histoire de ces peuples – depuis les premières migrations de l’ère glaciaire jusqu’à l’influence contemporaine de la culture amérindienne. Vous apprendrez tout de l’histoire des premiers tribus indiennes, mais aussi celle de leurs chaotiques relations avec les colons occidentaux…

4.5 heartUn ouvrage passionnant sur l’Histoire de l’Amérique, ses habitants d’origine et sa colonisation.

>> Un ouvrage remarquable et très appliqué dans lequel vous pourrez même retrouver des copies de documents historiques. Les Indiens d’Amérique : Expérience retrace l’histoire des peuples natifs américains de la préhistoire à aujourd’hui et de leurs relations avec les colons.

Extrait du livre "Les Indiens d'Amérique : Expériences" de Jay WertzQuand on entend « Amérindiens », on pense très souvent aux tribus des Grandes Plaines de l’Ouest qui vivaient dans des tipis. Cependant, on oublie facilement que les peuples tels que les Incas, les Mayas, les Eskimos, les Seminoles ou encore les Inuits sont également des natifs du continent. En tant que grande passionnée de ces peuples, je peux vous dire que cet ouvrage m’a régalée et permis d’acquérir une grande richesse intérieure. J’ai pu en apprendre davantage sur quelques tribus natives américaines et, surtout, découvrir pleins de choses que je ne savais pas, que ce soit sur des événements historiques ou le mode de vie de certaines tribus, qui pouvait vraiment être différent de l’une à l’autre.

Je ne vais pas vous mentir néanmoins : ce n’est pas un ouvrage que l’on dévore en une journée, à moins d’être un véritable passionné d’Histoire ou habitué à lire des ouvrages « instructifs ». J’ai séparé ma lecture en trois temps, car il y a beaucoup de choses à assimiler et je ne voulais pas juste me bourrer le crâne inutilement. Je n’ai clairement pas l’habitude de lire des livres d’Histoire ou documentaires et j’ai tendance à m’embrouiller en noms, dates, événements etc.. quand je ne les oublie pas. Bref, je n’ai pas du tout un esprit pratique pour ce genre de choses. Finalement, en reprenant ma lecture calmement et en faisant des pauses quand j’en ai eu besoin, j’ai fini par le lire en trois jours, totalement transportée par le sujet.

Extrait du livre "Les Indiens d'Amérique : Expériences" de Jay WertzCe n’est pas un ouvrage compliqué à assimiler. Tout est claire, bien expliqué et surtout la mise en page est propre, très soignée : loin de n’y avoir que du texte, on a plusieurs photos et dessins sur chaque page, avec des légendes et des variations de polices pour les écrits. On avance vraiment par ordre chronologique, de la préhistoire jusqu’à notre époque, en s’attardant plus ou moins sur certaines périodes historiques. C’est un ouvrage qui creuse et approfondit son sujet bien comme il faut, ne se contentant pas de nous  donner quelques bases pour qu’on se débrouille avec. Attention cependant : certaines pages évoquent bel et bien la manière de vivre de certaines tribus natives, parles de leurs croyances etc... mais le but de ce livre est surtout de nous parler des rôles qu’ils ont joués dans l’Histoire de l’Amérique actuel, même si certaines bases sont posées. Ce n’est donc pas un ouvrage qui s’attarde en détails sur les croyances et la culture de chacun des peuples natifs. On en parle, oui, mais c’est avant tout une chronologie historique !

Les Indiens d’Amérique : Expériences est un livre que j’ai trouvé passionnant du début à la fin, bien écrit, pas trop difficile à comprendre même si fournit et joliment mit en page. Je pense qu’il peut convenir à tous. Si vous ne connaissez pas ou peu le sujet et êtes simplement curieux à son propos, ou que vous aimez l’Histoire en général et pourriez potentiellement vous intéresser à cette période, ce livre est fait pour vous. Il faut juste bien se rappeler qu’il donne beaucoup d’informations. Il faut pouvoir le lire avec intérêt et concentration si on veut en tirer quelque chose. Je le conseillerais donc aux adultes, mais pas spécialement aux plus jeunes (à moins d’être passionné d’Histoire). Il y a bien d’autres livres et encyclopédies jeunesse plus accessibles pour ces derniers s’ils veulent s’initier au sujet sans non plus avoir l’impression d’être « à l’école ». Je le conseillerais aussi à ceux qui ont déjà des connaissances sur le sujet, car je pense qu’il y a quand même quelque chose à en tirer. En tout cas, je me situais dans l’entre deux : je connaissais quelques peuples Amérindiens et les grandes lignes de leur Histoire, mais là j’ai clairement pu mettre les choses à plats, réorganiser mes connaissances et apprendre pleins de choses nouvelles. Bref, c’est un indispensable de ma bibliothèque à présent !

Roman : « Phobos » T.3, de Victor Dixen

phobos3
AUTEUR : Victor Dixen
PARUTION : 2016
GENRE(S) : Science-fiction, Romance
CATÉGORIE : Roman ados, 13+
THÈMES : Société, voyage spacial, pouvoir, amour, amitié, suspens…
PAGES : 620 (Broché, Robert Laffont 2017)

➔ Fin du programme Genesis dans 1 mois… 1 jour… 1 heure… ILS SONT PRÊTS A MENTIR POUR SAUVER LEUR PEAU. Ils sont les douze naufragés de Mars. Ils sont aussi les complices d’un effroyable mensonge. Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre. ELLE EST PRÊTE A MOURIR POUR SAUVER LE MONDE. Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ? Même si le compte à rebours expire, il est trop tard pour renoncer.

3.5 heartsUn troisième tome haletant au possible et mené d’une main de maître.

>> Un troisième volet qui part loin, mais dans le bon sens du terme. On avance réellement dans l’intrigue et les 620 pages se lisent assez facilement. Néanmoins, je persiste à avoir des problèmes avec cette saga. Je n’ai clairement pas d’affinités avec tous les personnages. C’est un point positif dans le sens où l’auteur arrive à créer différents types de personnalités et d’individus avec lesquels le lecteur va pouvoir se lier, ou non. Du coup, c’est négatif dans le sens où, forcément, il y en a que je ne peux pas me voir ! Alexei, par exemple, que j’aurais frappé à quasiment chaque instant de ma lecture. Sa femme Krys me sort également par les yeux. Je ne comprends pas que les autres personnages se soient « ralliés » autour d’eux ainsi. D’un côté, je comprends totalement le but de Victor Dixen et le(s) message(s) qu’il veut faire passer sur l’Homme et notre société en mettant en place des événements pareils dans son livre. De l’autre, je ne cautionne juste pas ces attitudes ahah. Cette lecture m’aura donc énervée sous bien des aspects, mais c’est tout à fait personnel.

genesisLes bons points de ce roman vont, pour ma part, à l’évolution du personnage de Serena Mc Bee, que je sacre officiellement l’antagoniste la plus HORRIBLE, malsaine, cruelle.. la plus ABJECTE de tous les méchants de romans que j’ai rencontré jusque-là. C’est un personnage avec une psychologie et façon de pensée relativement intéressante -et effrayante-. Elle franchit tellement de limites dans ce tome, allant au-delà de l’attendu et de l’imaginable à un point que s’en est presque surréaliste… mais cela reste plaisant, car on en attend pas moins d’un bon antagoniste et sa chute (si cela arrive…) en sera d’autant plus savoureuse. Autre personnage qui évolue de manière non déplaisante : Harmony. Je l’aimais déjà avant (bien qu’on insiste beaucoup trop sur son apparente fragilité à mon goût), mais elle gagne en force et en capacités dans cette suite. Elle m’aura juste exaspérée dans son incapacité à ouvrir les yeux sur ses sentiments. Dernier point intéressant du roman : il aura su me surprendre dans les faits. Un énorme doute plane autour d’un des personnages centraux de l’histoire et j’avoue m’être prise au jeu. On apprend également qui est « l’arme » de Serena à bord du Cupido. Cela parait tellement évidemment quand on y pense… ! Merci d’avoir réussi à me mener par le bout du nez.

J’ai apprécié ce tome 3 de Phobos, même si la saga n’est pas du tout un coup de coeur dans l’ensemble. L’écriture de Victor Dixen est toujours aussi addictive et plaisante, avec des passages qu’on surlignerait bien au marqueur tant ils sont épiques et véridiques. J’ai apprécié l’évolution de l’intrigue et j’admets avoir envie de découvrir la finalité de cette histoire, voir même de découvrir le roman Phobos : Origine. L’auteur à très bien « vendu » son hors-série dans ce tome 3, d’une manière habile et originale. Il y a eu des points noirs dans ma lecture, mais cela relève plus de mon ressenti personnel. J’ai toujours cette impression que certains personnages manquent de réalisme et sont trop clichés, mais ce n’est pas ce qui m’a le plus dérangé. Rendez-vous donc  dès que possible pour le dernier voyage ! Sans être impatiente de le lire non plus, j’admets être un poil curieuse…

 

Roman : « La belle étoile », de Cathy Cassidy

belle étoile

TITRE ORIGINAL : Dizzy
AUTRICE : Cathy Cassidy
PARUTION VO/VF : 2004/2018
GENRE(S) : Tranche-de-vie
CATÉGORIE : Roman jeunesse 10+
THÈMES : Famille, parent absent, préjugés, gens du voyage…
PAGES : 255 (Broché, Nathan 2018)

➔ Dizzy avait 4 ans lorsque sa mère est partie vivre à Katmandou, la laissant seule avec son père. Elle ne l’a pas revue depuis, mais chaque année sa mère lui envoie une lettre ou un cadeau pour son anniversaire. Le jour de ses 12 ans, Dizzy attend donc le courrier avec impatience et reçoit… la visite d’une drôle de femme hippie : sa mère. La jeune fille est bouleversée, d’autant que sa mère lui propose de partir avec elle, faire la tournée des petits festivals de musique. Son père s’y oppose. Mais Dizzy grimpe tout de même avec quelques affaires dans le camion bariolé de sa mère, direction l’aventure au grand air…

4 heartsUn roman immersif, percutant et touchant comme l’autrice sait si bien les écrire.

>> Une fois de plus, j’ai adoré ce roman de Cathy Cassidy. On y fait la connaissance de Dizzy, 12 ans, qui voit sa mère réapparaître du jour au lendemain, huit ans après son départ de la maison. Cette dernière espère pouvoir la réintégrer dans sa vie. Au programme : virées en Van, vie en communauté et squat de festivals de musique… l’occasion pour Dizzy de découvrir de nouveaux horizons et tenter de nouer des liens avec sa maman disparue, pour le meilleur comme pour le pire…

 La belle étoile met en avant un petit groupe de gens du voyage. C’est un mode de vie particulier et souvent victime de discrimination à cause des préjugés qu’il y a à leur encontre. Tout comme notre jeune adolescente qui découvre cet univers pour la première fois, on immerge dans un quotidien atypique, spontané et affranchi de contraintes. Les voyageurs sont des individus aussi libres d’esprits que de mouvements. C’est le côté attrayant de la médaille. Hors, on comprend vite que ce n’est pas forcément un mode de vie rêvé, ni toujours simple. Loin de porter jugement sur cette communauté, l’autrice se contente de dépeindre leur monde sous le regard d’une petite fille qui, jusque là, était sédentaire et totalement étrangère à cet univers. Je suis ressortie de ma lecture le coeur un peu serré, mais aussi l’esprit affuté, comme si j’avais moi aussi « voyagé ».

cathy-cassidy-347990

Cathy Cassidy, deuxième personne à gauche.

J’ai apprécié le fait que rien ne soit remis en cause dans ce livre, ni les sédentaires, ni les gens du voyage. Je suis ressortie de ma lecture avec l’impression que certaines personnes sont plus faites pour un type de vie et d’autre non. La mère de Dizzy illustre parfaitement cet exemple : un peu comme la mère de Jude dans Rose Givrée (autre roman de l’autrice), elle est une « mère imparfaite ». On ne doute pas qu’elle aime sa fille, simplement elle semble tenir encore plus à sa liberté. On peut clairement le lui reprocher, mais au final c’est sa façon d’être envers et contre tout, personne ne peut rien y faire… Quant à Sam Taylor, jeune adolescent ayant toujours vécu en milieu voyageur, il nous montre bien que c’est une façon de vivre à laquelle on peut s’accoutumer et apprécier, sans pour autant partir à la dérive. Alors, oui, vous me direz que ce personnage est avant-tout là pour passer un message aux plus jeunes lecteurs, illustrer une sorte de « bon exemple » afin de ne pas les encourager à devenir de futurs fumeurs de joints qui se contenteront de rêver et de « fuir » au lieu de se prendre en main. C’est vrai. Néanmoins, je pense que ce serait un fort préjugé de penser que tous les gens du voyage sont effectivement de simple fumeurs fuyards (belle allitération) et sans motivation. Je ne doute pas que des Sam Taylor existent, ou au moins des entre-deux.

dizzy_by_Zainah__age_12On est toujours dans un récit doudou et cocon, mais qui met en scène des personnages réalistes, diversifiés et fait passer des messages adultes. Dizzy est une jeune fille touchante et gentille, qui va malheureusement se laisser berner par une mère ne prenant pas son rôle très au sérieux, profitant de sa naïveté et de ses sentiments. Elle n’émet aucun jugement sur le monde qu’elle découvre, mais nous fait part habilement des choses qui lui plaisent et lui déplaisent. Sam Taylor est un garçon touchant, débrouillard et adorable comme tout. Des « petits princes » de Cathy Cassidy, il est clairement l’un de mes favoris. Je n’ai même pas évoqué Mouse, ce tout petit garçon déjà traumatisé par la vie à sept ans. C’est un personnage vraiment spécial, à la fois déchirant, attachant et tristement réel. Il sera le héros principal du prochain tome de ce dyptique, intitulé L’étoile rebelle et dont la sortie est prévue en juin 2018. J’ai déjà hâte de découvrir cette suite !

La belle étoile est donc un récit jeunesse percutant et très touchant, tout en restant une lecture détente, simple et mignonne comme tout. Une vraie petite friandise pour petits et même pour plus grands ! Cathy Cassidy nous démontre une fois encore que les récits pour pré-ados peuvent être intelligents et n’abordent pas forcément des sujets superficiels. Après l’anorexie, le cyber-harcèlement, l’alcoolisme et le deuil, elle nous emmène dans le quotidien d’une minorité sociale avec peu de moyens, souvent mal jugée et évoque assez rapidement le thème de la drogue. Bref, une vraie Reine du genre à mes yeux !

2017 – Bilan culturel 04 – les séries

Les séries TV

En chiffres, ça donne :
11 séries suivies (13 saisons) – 05 séries débutées – 06 séries coup de coeur (08 saisons)01

3/ Soy Luna, saison 2 (80 épisodes)

Cette télénovela jeunesse a littéralement rythmée mon année 2017, ainsi que celle de ma mère… et même de mon père ahah. C‘était mon petit moment de détente chaque semaine, ma petite pause cocooning et solaire. C’est une série follement mignonne, une tranche-de-vie pour pré-ados certes, mais néanmoins très humaine, avec beaucoup de rebondissements, une intrigue ficelée (même si traînante) et, surtout, des personnages étonnamment bien consistants, hyper réalistes et attachants. Même si on reste dans un divertissement innocent et naïf, l’action est ponctuée de pas mal de dramas assez sérieux (pour la plupart familiaux) et on ne vire jamais dans le grotesque (…*évite de penser à Tino et Carlos*). C’est toujours crédible et justifié. Les personnages ont de belles palettes de personnalités différentes et les divergences de caractère sont bien visibles. Leur évolution (ou déchéance) permet d’apporter de belles morales et leçons de vie. On a des moments drôles, des moments forts, tristes, chaleureux… on passe par pas mal d’émotions différentes, Luna et ses amis deviennent notre nouvelle bande d’amis, notre famille et on se sent réellement concerné par l’action. Au point d’en avoir des débats ou discussions de plusieurs minutes après les épisodes ahah. Vivement la saison 3, car la série me manque déjà beaucoup et qu’il me tarde de voir l’évolution de notre héroïne suite aux révélations du final de la saison 2, de découvrir ce que prépare Mme Benson et voir si Ambre saura revenir dans le droit chemin. Allez, allez, viiiiite !

Sans titre 1

2/ Sweet/Vicious (10 épisodes)

J’aurais dû mettre Teen Wolf à cette place, étant une de mes séries préférées et achevée en 2017. Seulement, je ne pouvais pas NE PAS parler de Sweet/Vicious et la première place était déjà prise d’office… bref. Sweet/Vicious, c’est une série en 10 épisodes. On est sur un campus universitaire. Jude s’est faite violée par un de ces camarades dans le passé. Elle décide donc d’enfiler un masque noir, une combi et de devenir anonymement la justicière anti-violeurs du campus. Elle est bientôt découverte et rejointe par Ophélia, une dealeuse de cannabis à la chevelure d’émeraude. Cela paraît loufoque  et, en effet, c’est assez drôle ! Mais la série n’est pas juste une comédie : action et drame sont aussi au rendez-vous. Le rythme est frénétique, l’intrigue addictive et la série mène à une belle leçon sur la culture du viol. Les personnages sont géniaux et l’humour pas lourd du tout : plutôt naturel et spontané, ni trop ni pas assez. S/V m’a beaucoup plu, de par sa réalisation, l’idée et les intrigues qu’elle développe et parce que nos deux héroïnes sont juste gé-nia-les. L’antagoniste a également très bien jouer son rôle. La série n’a pas été renouvelée pour une saison 2, à ma grande déception… c’était vraiment un divertissement de qualité et il y avait de quoi faire une suite tout aussi sympa…

sweet-vicious-radfem-2

3/ Berlin 56 (6 épisodes)

Une courte série allemande de seulement 3 épisodes (coupés chacun en deux parties), et pourtant ! C’est bel et bien celle qui aura le plus marqué mon année 2017. Figurez-vous le Berlin d’après-guerre, période de transition entre le conservatisme et le progressisme. Caterina Schöllack est la directrice d’une prestigieuse école de danse berlinoise. Son ultime but dans la vie : marier ses trois filles afin de leur assurer un bel avenir. Parmi elles, Monika : discrète, maladroite et timide, elle peine à trouver sa place dans la société et se sent oppressée par sa condition de femme. Elle fuit tout cet univers d’étiquettes et étriqué pour peu à peu découvrir celui de la danse rock’n roll, des jupons et des vestes en cuir. Ce petit bout de femme subit une évolution INCROYABLE au fur et à mesure de la série. Bien qu’elle soit notre personnage principal, on va tout de même s’intéresser à ses soeurs, Helga et Eva, à leur mère et à d’autres personnages secondaires. Tous vont avoir une affluence sur l’histoire et apporter différents points de vues et moralités. Rien que nos trois soeurs représentent chacune une vision de la femme différente et démontrent bien en quoi une société peut affluer sur nos idéaux et sur ce qu’on est. On va donc explorer le Berlin de 1956 au travers de tous tous ces personnages, découvrir une danse pleine de panache ainsi qu’assister à un drame familial épique et fortement émouvant. Si vous aimez les séries à la Downton Abbey, autant dire que Berlin 56 est fait pour vous ! Et si vous êtes simplement curieux, n’oubliez qu’il n’y a que 6 épisodes, donc pas d’excuses pour passer à côté de ce chef-d’oeuvre !

Sans titre 2.png

Voilà, ce sera tout pour le bilan annuel de 2017 !

Merci de l’avoir suivi 🙂 !

 

2017 – Bilan culturel 03 : les films

Les films

En chiffres, ça donne :
82 films vus – 49 premiers visionnages – 19 coup de coeur (/49) – 09 sorties cinéma

3305903554_1_8_fnyjkUkl

3/ Coco, de Lee Unrick (Disney-Pixar)

J’ai hésité avec Star Wars VIII… mais impossible de ne pas mentionner Coco dans un top 2017 tellement ce film est formidable et beau. Une belle et intense histoire de famille comme Disney et Pixar savent si bien les faire. Les graphismes sont d’un détail ahurissant, le doublage français est un des plus impeccables et immersifs jamais vu en animation, les personnages sont attachants, émouvants, réels… bref, un gros coup de coeur. Il aura réussi à me faire pleurer et je sais que je suis très loin d’être la seule. Un Pixar qu’il faut absolument voir. C’est beau, fort et vraiment très abouti.

2/ Premier contact, de Denis Villeneuve

Un film de SF pas comme les autres (enfin, je n’en ai pas vu des masses je le reconnais). Au lieu de s’intéresser à une invasion extraterrestre basique comme on en a déjà vu, l’accent va ici être mis sur les procédés de communication qui vont être mis en oeuvre par les scientifiques pour tenter de comprendre les intentions des envahisseurs. On se focalise sur l’échange, la description du langage et la création de nouveaux codes pour pouvoir échanger entre deux espèces. Cela ne passionnera pas tout le monde, surtout les amateurs d’actions, mais personnellement j’ai adoré cette approche didactique. On reste tout de même dans le divertissement SF, mais la manière dont le film amène le sujet est rafraîchissante. Premier Contact peut être intéressant à voir pour tous ceux qui s’intéressent à la linguistique ou au processus du langage. Pas non plus besoin d’être un érudit ou féru du sujet évidemment. Un beau coup de coeur !

1/ Lion, de Garth Davis

Lion était vendu comme le nouveau Slumdog Millionnaire… et effectivement, c’est une superbe relève. L’intrigue est prenante, à la fois dure, bouleversante, mais aussi belle et pleine d’espoir. Le personnage principal va perdre la trace de son grand-frère dans une gare indienne. Ce n’est encore qu’un enfant qui ne connait pas le nom de son village, ni ne sait comment s’y rendre. Je ne vous en dirais pas plus, car ce film percute, pique le coeur à vif et se savoure.  C’est un récit difficilement oubliable, inspiré d’une histoire vraie. Lion est un film merveilleux qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie, en VO de préférence (j’ignore si les indiens parlent leur langues en VF, mais en VO oui, ce qui rend le film plus percutant et plus fort).

britlit_iStock_000002366680Small_4

On se retrouve la semaine prochaine pour les séries TV !

2017 – Bilan culturel 02 : mes mangas/BD

Les mangas / BD

En chiffres, ça donne :
27 volumes lus – 10 séries suivies – 12 coup de coeur
02

3/ Black Butler, de Yana Toboso
Les volumes 23 et 24 de mon shônen favori sont sortis cette année. Un nouvel arc a débuté et, comme toujours, c’est follement prenant, fascinant et mystérieux. Ciel et Sebastian sont confrontés à une nouvelle enquête : il semblerait qu’un music hall des environs soit le quartier général d’une secte douteuse. Pour découvrir ce qui s’y passe vraiment et mieux contrer leurs ennemis, le jeune comte et bon nombres de personnages secondaires vont se mettre en avant en décidant de former… un groupe d’Idol. Oui oui. En pleine ère Victorienne, au XIXème siècle ahah. Yana exploite de nouveau son talent fabuleux de mêler les genres : drame, policier, fantastique et historique côtoient l’humour et la parodie ahah! C’est toujours aussi bidonnant et sombre, mystique et prenant. Bref, cette saga est toujours au top.

bb

« Black Butler », vol. 24

2/ Les Carnets de Cerise, de Joris Chamblain et Aurélie Neyret
J’en parle dans cette vidéo. Découverte très tardive, puisque que j’ai acheté le premier tome à Montreuil début décembre. Le coup de foudre a été tel que, dès le lendemain, je me suis achetée les tomes 2 et 3. J’ai reçu les deux derniers pour Noël et les aient lus aussitôt. C’est une série d’une grande douceur, addictive, avec des idées originales mais pourtant d’une si belle simplicité. Cerise est une héroïne inoubliable que l’on voit grandir au fil de la série et c’est beau. Le dernier tome aura réussi à me faire pleurer tant c’est émouvant… et que dire des dessins ! Je les trouve superbes et ils collent parfaitement avec l’histoire. Une série qui a beaucoup de succès et, croyez-moi, c’est amplement mérité. A mettre entre toutes les mains, petites ou plus grandes.

cerise

« Les carnets de Cerise », vol. 2 ou 3

1/ Reine d’Égypte, de Chie Inudoh
Gros coup de coeur pour ce titre dont les 3 premiers volumes sont parus cette année. On y découvre Hachepsout, fille du pharaon Thoutmosis Ier et donc héritière légitime du trône d’Égypte. Sauf qu’à l’époque, une femme ne pouvait monter sur le trône. ‘Chepsout va donc se retrouver mariée à son demi-frère, le futur Thoutmosis II. Et quel beau… sal***. La jeune femme ne l’entend pas de cette oreille, ne compte pas se laisser impressionner par cet énergumène et va tenter de reprendre le pouvoir à sa manière. Hachepsout est une héroïne en avance sur son temps et tellement badass ! La suivre dans sa conquête silencieuse est jubilatoire. Bien qu’on soit dans la fiction, l’autrice s’est basée sur des faits historiques et des personnages réels. Oui, Hachepsout a vraiment existé ! Un titre que je continuerais à suivre de près en 2018.

re

« Reine d’Égypte », vol. 1

Rendez-vous la semaine prochaine pour le bilan cinéma !