Chroniques Lunaires T3 : « Cress », de Marissa Meyer

LIVRE AUSSI CHRONIQUÉ PAR MES SOINS SUR GOLDEN-BOOK !

cress

TITRE ORIGINAL : Lunar Chronicles, book 3 : Cress
AUTRICE : Marissa Meyer
PARUTION VO/VF : 2014
GENRE(S) : Science-fiction, Romance
CATÉGORIE : Roman jeunesse 12+ (ados)
THÈMES : Réécriture de conte, tolérance, amour, amitié, guerre, épidémie…
PAGES : 658 (Broché, PKJ 2014)

➔ Le sort de la Terre est dorénavant entre les mains de Cinder et de ses compagnons. Ils doivent à tout prix empêcher le mariage de l’empereur Kaito avec la terrifiante reine Levana. Cress, hackeuse de génie, enfermée dans un satellite depuis sa naissance, est la seule à pouvoir les aider. Mais peut-on vraiment lui faire confiance ?

3.5 heartsSaga de plus en plus addictive ! Alerte !

>>  Cress est un volume très apprécié par beaucoup de lecteurs. Pour ma part, c’est celui que j’ai le moins aimé de tous. Sans dire pour autant que je n’ai pas aimé, bien sûr !

     J’ai surtout eu du mal avec Cress, l’héroïne de ce tome. C’est une jeune fille qui ne connait rien du monde extérieur, vu qu’elle n’y a jamais mis les pieds. Du coup, forcément, cela fait d’elle une personne très naïve, perdue dans ses rêveries, assez craintive, pas vraiment douée pour grand chose (si ce n’est que c’est une pro du piratage informatique)… Je suis bien d’accord pour dire qu’elle a des circonstances atténuantes, ce n’est pas de sa faute si on la retient prisonnière depuis sa naissance, la pauvre ! Mais voilà, du coup je n’ai pas pu m’empêcher de la trouver parfois très chiante et boulet ahah. Je n’ai pas non plus adhéré à la nouvelle romance de ce tome. Il y a eu de beaux moments entre eux, beaucoup d’actions, de péripéties et parfois de la tendresse, ce qui était très intéressant à suivre quand même. C’est juste que je n’aime pas le genre de couple qu’ils forment ahah. C’est beaucoup trop mielleux pour moi.

Néanmoins, Cress a quand même été une bonne lecture pour la fan de l’univers des Chroniques Lunaires que je suis ! 658 pages, quand on adore une saga forcément c’est que du bonheur ! C’était riche en actions, en aventures et en péripéties. Il se passe toujours quelque chose et on a jamais le temps de s’ennuyer. On va faire face à différentes situations plus périlleuses les unes que les autres et certains nouveaux personnages vont intervenir auprès des anciens. J’étais particulièrement intriguée par Jacin, ce personnage mystérieux, franc et antipathique, mais qui ne semble pas « mauvais » pour autant.

     Cela a été un plaisir de suivre encore les personnages que j’aimais déjà tant : Cinder, Iko, Scarlet, Loup… toute l’épique des fugitifs quoi ! On passe vraiment de super moments avec eux et ils me font parfois beaucoup rire. Une petite bande toujours aussi décalée, unie, touchante et qui s’applique à la fois à mettre au point une stratégie pour sauver l’empereur Kai et le royaume, tout en évitant de se faire coincer par les autorités. Les 60 dernières pages ont été jubilatoires ! J’ai retrouvé les vibrations cardiaques que j’avais éprouvées lors de ma lecture de Cinder, ahlala !

     Cress est donc une suite à la hauteur des tomes précédents. Le fait qu’elle soit plus conséquente est un pur bonheur, car action et aventure nous tiennent en haleine tout le long du récit. Le tout toujours entrecoupé par de petits moment drôles et attendrissants. Même si je n’ai que moyennement aimé Cress (d’autant plus qu’elle m’est apparu si sèche à la fin du roman… omg) et que j’ai souvent levé les yeux au ciel à cause d’elle et de la nouvelle romance, j’ai décidé de passer outre pour ne garder que les bons côtés, parce qu’ils en valent bien la chandelle. D’autant plus que la fin de ce tome donne clairement envie de dévorer le suivant dans l’immédiat !

Chroniques Lunaires T2 : « Scarlet », de Marissa Meyer

CE LIVRE A ÉTÉ AUSSI CHRONIQUÉ PAR MES SOINS SUR GOLDEN-BOOK !

Sans titre 1

TITRE ORIGINAL : Lunar Chronicles, book 2 : Scarlet
AUTRICE : Marissa Meyer
PARUTION VO/VF : 2013
GENRE(S) : Science-fiction
CATÉGORIE : Roman jeunesse 12+ (ados)
THÈMES : Réécriture de conte, tolérance, amour, amitié, guerre, épidémie…
PAGES : 476 (Broché, PKJ 2013)

➔ Bien loin de l’asie et du royaume du Prince Kai, la grand-mère de Scarlet Benoit est portée disparue. Scarlet réalise alors qu’elle n’a jamais su qui était vraiment son aînée et quels dangers pouvaient bien la menacer. Quand elle rencontre Loup, un mystérieux street-fighter qui semble savoir où est sa grand-mère, elle n’a d’autre choix que de lui faire confiance. C’est en menant leur enquête que Scarlet et Loup croisent la route de Cinder. Ensemble ils se ligueront contre Levana, la vicieuse Reine lunaire prête à tout pour asservir les Terriens et épouser le Prince Kai.

4.5 heartUn tome 2 qui s’essouffle ? Absolument pas !

>>  Une suite largement à la hauteur du premier tome. L’action y est autant présente, quoique moins agitée, mais plus surprenante. Je n’ai peut-être pas ressenti autant d’émotions virulentes qu’à ma lecture de Cinder, mais je me suis prise rapidement d’affection pour les personnages et leur histoire.

C’est un réel plaisir de découvrir de nouvelles têtes et de continuer en parallèle de suivre celles qu’on connaissait déjà (Cinder, Kaito, Iko, Levana etc)Scarlet et Cinder sont deux héroïnes aussi chouettes et caractérielles l’une que l’autre. Scarlet est un personnage qui a su m’émouvoir et m’attendrir. C’est une vraie tête brûlée, à la fois têtue, impulsive, colérique, mais aussi très sensible et qui ferait tout pour ses proches. Comme il lui arrive souvent de voir rouge, on peut dire qu’elle porte très bien son nom.

On va également découvrir le personnage de Carswell Thorne, et quel plaisir ! Qu’est-ce qu’il est drôle ! C’est le genre de compagnon un peu lourdingue et sarcastique, toujours là pour sortir LA réplique qui fait mouche au bon (ou mauvais) moment et qui vient détendre l’atmosphère. Il apporte de la légèreté à l’histoire et ce n’est pas pour déplaire ! C’est un personnage qui, de plus, n’est pas dénué d’une certaine loyauté, de franchise et qui a, somme toute, un bon fond sous ses airs de rigolo amateur de belles femmes. Concernant Loup, j’ai beaucoup aimé sa relation avec notre nouvelle héroïne et le personnage a su me toucher par instants de par son lourd passé, mais ce n’est pas non plus un de mes chouchous (il a beaucoup de succès au sein de la communauté de fans de la série, cela dit !).

Scarlet est une suite digne de Cinder. Ma lecture a été trépidante, palpitante et très agréable. La saga se lit toujours aussi bien. Marissa Meyer veille bien à apporter des justifications précises et soignées à son univers et son intrigue, ce qui rajoute de la cohérence. Je suis d’ores et déjà certaine que je tiens là une série jeunesse en or massif (nb : je peux le confirmer à présent ahah) et j’oserais presque dire qu’il s’agit d’une de mes sagas livresques préférées (nb : c’est bel et bien le cas)Je suis définitivement une « Lunartic » ahah !

Mangas : « Good morning little Briar-Rose » et « Tue-moi plutôt sous un cerisier »

Sans titre 3

Titre : Good Morning Little Briar-Rose
Titre VO : Ohayou, Ibarahime
Auteure : Megumi Morino
Type : shojo (12+)
Genre : Romance, tranche-de-vie
Éditions VF : Akata (2017)
Série en 6 tomes

Parce qu’il souhaite prouver à son père qu’il pourra arrêter ses études à la sortie du lycée, le jeune Tetsu a commencé à travailler comme employé de maison pour la prestigieuse famille Karasawa. Dans la demeure surnommée « la maison au sommet de la colline », le lycéen se doit de respecter une seule règle : ne surtout pas s’approcher de la petite annexe du jardin, dans laquelle réside cloîtrée la jeune fille malade de la famille Karasawa. Pourtant, un jour, son regard croisera celui de la mystérieuse Shizu. Aussitôt attiré par son sourire empli de tristesse, Tetsu se permet alors de braver l’interdit… Il ne s’imagine pas encore les nombreux secrets qui entourent la jeune fille. Qui est-elle vraiment ?

3 heartsUn début sans prétentions, mais prometteur.

>> Un shojo qui commence de manière assez classique, mais alors qu’on pense avoir compris ce qui se passait, l’autrice arrive à nous surprendre. Enfin qu’à moitié me concernant, car j’avais déjà lu une histoire avec des personnages semblables à Shizu. Ces derniers sont bien introduits, mais pas encore assez développés. Tout s’enchaîne assez vite, au point que j’ai eu le sentiment que la relation entre Tetsu et Shizu avait évolué trop rapidement, mais on nous dit en fait que, par moments, plusieurs mois s’écoulent. Le développement de l’intrigue reste correcte et je suis curieuse de découvrir ce qui va se passer dans le second tome. Ce n’est pas un coup de coeur par contre et je pense que le prochain volume sera décisif au fait que je poursuive ou non cette hexalogie.

 

Sans titre 1

Titre : Tue-moi plutôt sous un cerisier
Titre VO : Korosareru nara, Isso Sakura no Ki no Shita de
Auteure : Hina Sakurada
Type : shojo (12+)
Genre : Drame, Romance
Éditions VF : Akata (2017)
One Shot (=1 tome)

«Fuis !» Voilà l’étrange SMS reçu au réveil par Yukino, jeune lycéenne, de la part de Saho, sa meilleure amie. Sans en comprendre le sens, elle se rend au lycée, comme tous les jours. Mais elle constate alors avec horreur que Saho s’est suicidée, pendant la nuit… laissant pour seul testament un tweet nébuleux : «Yukino est cruelle». Dès lors, l’engrenage est lancé, et Yukino est accusée d’être responsable de la mort de sa propre amie. Tandis qu’une enquête s’ouvre pour éclaircir les circonstances du décès de Saho, Yukino doit faire face à un nouveau quotidien d’exclusion. Elle pourra heureusement compter sur le soutien de Tatewaki, le petit ami de Saho.

3 heartsCorrecte pour un OS, mais on aurait voulu bien plus.

>> Une histoire sombre à l’ambiance particulière. Les personnages ressemblent un peu à des poupées/BJD « Dal », ce qui accentue le côté glauque de l’intrigue. On accroche ou pas du tout je pense. Pour ma part j’adore, donc pas de problème. L’histoire était vraiment prometteuse et aurait franchement mérité de se développer plus sérieusement, en 3 ou 4 tomes. Il y avait de très bonnes idées et, surtout, ça aurait été vraiment bien qu’on développe les personnages, leurs relations, ainsi que la portée des réseaux sociaux dans l’histoire. Le symbole du cerisier est aussi trop peu présent. On pense qu’il va être important, mais en fait il est un peu mit de côté. On nous le ressort dans le chapitre bonus, mais cela ne suffit pas à mon goût. C’est vraiment dommage que tout ça n’ai pas été étendu en plusieurs volumes, parce que du coup le rendu final est assez moyen, mais disons acceptable pour un One Shot. Cela met d’abord l’eau à la bouche, mais on n’a pas l’impression d’être remplit comme il faut en ayant terminé. On en voudrait plus ahah ! Si l’auteure se lance dans une série « longue » du même style, je serais sûrement de la partie.

 

Livre : « Quand la nuit devient jour », de Sophie Jomain

Sans titre 2Parution : 2016
Type : roman contemporain
Genre : drame
Thèmes : solitude, dépression, euthanasie, famille, psychologie…
Pages : 238 (Broché, Pygmalion)

Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà. La dépression. Ma faiblesse. Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début. J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois. Le 6 avril 2016. Par euthanasie volontaire assistée.

4 hearts Coup de coeur.

>> J’ai lu ce roman en août, donc il serait temps que j’en parle. J’ai sûrement déjà oublié la moitié des choses que j’aurais à dire à son sujet au vu de ma super mémoire de poisson rouge, donc vous m’excuserez… j’espère. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas un livre simple et qu’il est très émouvant.

On nous parle en effet d’euthanasie dans cette histoire. Celle d’une jeune femme qui est tellement mal dans sa vie, dans son être qu’elle ne peut plus supporter le poids de son existence et décide d’aller se faire euthanasier en Belgique. Elle préfère la mort à la vie, voit cela comme une libération. Ses parents tenterons évidemment de la faire changer d’avis (comment pourrait-il en être autrement ?), mais est-ce vraiment la bonne chose à faire ? Dans ces moments-là, faut-il accepter la décision de ceux qu’on aime ou tout faire pour les sauver ? Le livre n’apporte pas de réponse précise. Chacun peut se faire un avis sur la question. L’euthanasie reste un sujet assez compliqué et tabou en France.

Pour ma part, évidemment j’étais un peu en colère contre l’héroïne. Parce qu’elle doit affliger une immense souffrance à ses proches en prenant cette décision.  J’avais envie de la secouer pour qu’elle se reprenne, d’essayer de la « sauver » moi aussi. Néanmoins, j’ai aussi eu beaucoup de compassion à son égard. Je sais ce que c’est de se sentir déprimée, seule, mal dans sa peau ou au bord du gouffre. J’ai donc pu me représenter ce que l’héroïne pouvait ressentir au fond d’elle-même et j’ai sincèrement eu de la peine, mal au coeur. Moi-même, je voyais presque la mort comme une « libération » au travers son regard. J’avais parfois envie de la soutenir dans sa démarche, pour que son mal s’apaise enfin… Bref, si vous vous sentez confus en lisant ce roman, il n’y a pas de honte à avoir, vraiment. Ce n’est pas un sujet facile et je pense que tout le monde n’est pas capable de se projeter ou comprendre un personnage souffrant d’une si profonde dépression. Difficile quand on n’a pas vécu ce genre de choses nous-mêmes, ou quelque chose de similaire.

Une lecture qui m’aura retournée à laquelle je repense avec tristesse. Mais ne vous méprenez pas ! Pour moi, le pari a été réussi. Si cela me fait cet effet, c’est que j’ai vraiment adoré ce roman ahah ! Je l’ai lu très rapidement, toujours avide de savoir l’évolution et la finalité de l’histoire. Et j’ai été bouleversée par ce récit du début à la fin. Je vous conseille donc « Quand la nuit devient jour », à condition bien-sûr que l’histoire et le sujet abordé au travers pique votre curiosité. Quoique même si ce n’est pas le cas en fait, parce que pour le coup cela peut être une bonne occasion pour découvrir un sujet qui ne vous ait peut-être pas familier et vous projeter dans une situation « inédite ». Attention toutefois, ce n’est pas une lecture facile. Il faut s’y préparer mentalement et savoir faire la part des choses.

Chroniques Lunaires T1 : « Cinder », de Marissa Meyer

CE LIVRE A ÉTÉ AUSSI CHRONIQUÉ PAR MES SOINS SUR GOLDEN-BOOK !

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TITRE ORIGINAL : Lunar Chronicles, book 1 : Cinder
AUTRICE : Marissa Meyer
PARUTION VO/VF : 2011/2013
GENRE(S) : Science-fiction
TYPE : Roman jeunesse/ados
THÈMES : Réécriture de conte, tolérance, amour, amitié, guerre, épidémie…
PAGES : 414 (Broché, PKJ 2016)

➔ A Néo-Beijing, humains et androïdes cohabitent tant bien que mal. Une terrible épidémie ravage la population. Cinder, une jeune cyborg, partage sa vie entre son atelier de mécanicienne et les brimades de son horrible belle-mère, qui la considère comme un paria. Mais le jour où le prince Kai entre dans son échoppe, le destin de Cinder prend un tournant inattendu. Débute alors pour la jeune cyborg une aventure incroyable. Sans le savoir, elle détient peut-être un grand secret, pour lequel certains seraient prêt à tuer…

4.5 heart Excellente découverte.

>> Dans ce premier roman, l’autrice nous propose une réécriture du conte de Cendrillon, transposé dans un univers futuriste. On se retrouve ainsi dans une société où la Terre n’est plus le seul astre habité, on navigue dans l’espace avec des vaisseaux et certains humains ont été rebooté mécaniquement. On les appellent les cyborgs et ses êtres sont victime d’intolérance, de mépris et d’oppression par la société. Cinder, notre héroïne, en est devenu un après un terrible accident survenu dans son enfance dont elle ne garde aucun souvenirs. Elle vit sous le joug d’une belle-mère qui ne la considère pas plus humainement qu’un androïde de compagnie et d’une soeur méprisante et moqueuse. Heureusement que qu’il y a Peonny, sa plus jeune soeur, et Iko, l’androïde de la famille. Ce sont les deux seuls êtres a éprouver de la sympathie pour elle !

L’univers est très bien introduit par l’autrice et vraiment bien élaboré. De quoi nous le rendre complètement plausible ! Je ne suis pas personnellement fan de SF en général, donc vous n’avez pas besoin  de l’être non plus pour apprécier cette histoire à sa juste valeur, je pense. Et même si c’est minutieusement construit, ce n’est pas non plus lourd à assimiler, ni compliqué à comprendre. La plume de Marissa Meyer est claire, simple et très addictive.

Ce premier tome est riche en action et en rebondissements. Ma lecture a été haletante, au sens propre. J’ai plusieurs fois refermé le livre pour prendre le temps de me calmer ou de digérer les événements tellement j’étais transportée par le récit. Bon, la grosse révélation finale est ultra prévisible. Toutefois, cela ne m’a pas empêché d’apprécier fortement ma lecture. D’autres éléments viennent ajouter du suspens et de la tension là où il faut pour maintenir le lecteur en haleine.

J’ai adoré tout les personnages de cette histoire. Cinder est une héroïne sensible et courageuse à laquelle il est très facile de s’identifier. Sa relation avec le prince Kai est assez amusante et amène un peu de tendresse dans cet univers de brute où règne l’oppression des minorités, la maladie et la menace d’une guerre imminente. Quant à la reine lunaire Levana, c’est une méchante glaçante, terrifiante, mais aussi fascinante. Le genre de personnage qu’on adore détester ! Enfin, ne vous attendez pas au fameux « ils vécurent heureux et… ». Nous sommes très, très loin de la jolie fin de conte de fée ahah.

Bref : j’ai adoré Cinder. Le roman nous transporte dans son univers unique, nous fait voyager dans le futur et vibrer au rythme de ses aventures et de ses rebondissements. Parce que la révélation finale est ultra prévisible et que certains éléments (très minimes) peuvent être parfois un peu gentillets, je ne lui met pas la note maximum (mais c’est carrément du chipotage une fois encore ahahah). J’aime également cette ambivalence dans le ton de l’histoire : c’est un récit plutôt sombre, grave, mais on a pleins de petits éléments adorables qui viennent nous rappeler qu’on reste dans la réécriture de conte de fée. Du coup, malgré le dénouement final, on ne peut s’empêcher de garder espoir pour la suite ahah. Un très, très jolie coup de coeur !

J’ai lu : « Tous nos jours parfaits » de Jennifer Niven

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Titre original : All the bright places
Parution VO/VF : 2015
Type : Roman jeunesse/ados
Genres : romance, drame
Thèmes : adolescence, amour, famille, suicide, deuil…
Pages : 377 (broché, Gallimard)

Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie. Finch est la « bête curieuse » de l’école. Il oscille entre les périodes d’accablement, dominées par des idées morbides et les phases « d’éveil » où il déborde d’énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s’est isolée et s’est laissée submerger par la culpabilité. Pour Violet et Finch, c’est le début d’une histoire d’amour bouleversante: l’histoire d’une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir.

3 heartsBonne lecture.

>> J’ai cru comprendre que ce roman avait bouleversé pas mal de lecteurs. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je me suis décidée à le lire. Résultat des courses : j’avoue que je suis passée un petit peu à côté de cette histoire, mais cela n’en reste pas moins une lecture que j’ai trouvée appréciable, abordant un sujet important et je conçois totalement qu’elle ait pu émouvoir à ce point certain lecteurs. Sincèrement.

Violet et Finch (pourquoi l’appelle-t-on par son nom de famille, lui, et Violet par son prénom ?) sont deux personnages qui ont su me toucher et me plaire dans l’ensemble, mais qui parfois m’auront tout de même un peu agacés dans leur pensés et attitude. Cela restait pardonnable, car il ne faut pas oublier que ce sont deux adolescents (donc, dans une période sensible de la vie) et ayant déjà subi de dures épreuves. Et puis ce n’était rien de méchant non plus, bref. Je garde un ressenti positif à leur sujet, même s’il y a eu quelques bas.

Concernant leur histoire commune : même si c’est touchant et très mignon j’ai eu du mal à y adhérer, car cela manquait cruellement de réalisme. C’était « trop ». On sent que l’auteure a pensé ses personnages de manière romantique, qu’elle a voulu leur faire vivre une histoire totalement hors du commun. Finch est lui-même un personnage assez haut en couleurs. Le style littéraire aussi prend parfois une belle envolée poétique. J’aime l’originalité et la différence. J’aime la « belle écriture ». J’aime le romantisme… mais là, l’accumulation de tout ça en même temps rend le tout un peu trop surchargé. Cela m’a même fait lire les 50 dernières pages en diagonale. J’adore les belles histoires comme ça à partir du moment où j’arrive à y croire, hors là je n’ai pas réussi un seul instant à projeter ses personnages dans le réel, ce qui m’a posé problème en tant que lectrice. Je suis donc restée assez extérieure à cette histoire, voir quasiment imperméable (enfin, j’ai quand même ressenti de la compassion pour nos héros dans les épreuves qu’ils avaient à traverser). Cela peut aussi venir du fait que, maintenant, j’ai quand même un bagage de littérature jeunesse important derrière moi (donc pleins de point de comparaison) et aussi que je mûris, ce qui me permet de prendre un certain recul sur ce livre. Honnêtement, je pense que si je l’avais lu vers 14/15 ans ou si je n’avais pas déjà lu autant du roman du même style, j’aurais su mieux apprécier Tous nos jours parfaits, il m’aurait plus parlé et aurait peut-être même fait partie de mes coups de coeur… peut-être.

J’aimerais qu’on parle de la fin : je ne la cautionne pas. NOP. Le pire c’est que je l’ai senti venir, supposée (j’ai direct repéré le moment où ça tique), mais au fond de moi je n’y croyais pas plus que ça. Et là… surprise. Au vu de l »objectif » qu’avait l’autrice en écrivant ce livre, je peux tout à fait comprendre ce choix. C’est juste que… merde, non quoi. POURQUOI. Je vais rester vague pour ne pas vous donner de piste, mais j’aurais tellement de choses à dire. Bien que je sois passée à côté du livre dans l’ensemble, quatre jours après ma lecture je dois dire que je n’arrive pas à me sortir cette fin de ma têtele livre m’aura donc finalement marqué à sa manière. En tout cas, je me suis inventée ma propre fin, désolé madame Niven, mais vous m’en demandez trop psychologiquement avec la vôtre ahah !

Tous nos jours parfaits est une belle lecture. C’est émouvant, le style est travaillé, mais reste très simple. C’est facile à lire. L’histoire est mignonne comme tout dans l’ensemble, mais on s’arrête aussi sur des sujets sensibles. C’est un récit avec pas mal de qualités, même si le surplus de romantisme et d’originalité dont l’auteure veut faire preuve m’ont rendu l’histoire et les personnages trop irréalistes pour pouvoir me toucher réellement (dixit une fan de John Green. Le style est d’ailleurs assez semblable, mais paradoxalement là ça n’a pas trop fonctionné pour moi). Je recommande tout de même cette lecture, surtout aux lecteurs de 13 à 16/17 ans. En revanche, il faut vous y préparer. Ce n’est pas aussi simple que cela en à l’air. Je reste mitigé quant à la conseiller aux jeunes un peu « à fleur de peau », pour plusieurs raisons que je n’évoquerais pas pour ne pas vous donner d’indices sur l’histoire. En fait, c’est un livre adapté à la jeunesse, mais à aborder avec un certain recule, s’il vous plait ! 

J’ai lu : « The Air He Breathes » de Brittainy C. Cherry

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Saga The Elements, tome 1
Parution VO/VF : 2015/2016
Type : Roman érotique/sentimental
Genres : romance, drame
Thèmes : deuil, famille, désir, secrets, reconstruction…
Pages : 422 (broché, Hugo Roman)

C’est facile de juger un homme son son passé. De regarder Tristan et de voir en lui un monstre. Mais je n’ai pas pu réagir de la sorte. J’ai reconnu la désolation qu’il portait parce qu’il était comparable à celle qui m’habitait, et je l’ai acceptée. Lui et moi, nous étions des coquilles vides. Nous étions tous deux à la recherche d’autre chose. De quelque chose de plus. Nous voulions tous deux recoller les morceaux éparpillés de nos passés respectifs. C’était peut-être la condition pour que nous puissions finalement réapprendre à respirer.

2.5 heartsAvis mitigé

>> Après en avoir entendu de bons échos et parce que sa quatrième de couverture nous laisse présager un récit émouvant et torturé, j’ai eu envie de me plonger dans ce livre. J’avoue aussi que la couverture ne me laissait pas insensible de par ses couleurs, ses contrastes et les petites plumes qui encadrent le titre. Je ressors de ma lecture un peu dubitative. Il y a des choses que j’ai aimé et d’autres beaucoup moins.

Les personnages principaux, Elizabeth et Tristan, sont tout deux encrés dans un cadre familial précis et complexe, ce que j’ai bien apprécié. Lui n’est plus que l’ombre de lui-même après l’effroyable drame qu’il a vécu quelques années auparavant et elle est tout aussi brisée par un drame personnel, mais va essayer de remonter la pente pour le bien de sa fille de cinq ans, Emma. Ce dernier point m’a particulièrement touché. On sent a quel point cette jeune mère aime sa fille et veut être présente pour elle. Mais plus qu’une relation mère/fille, The air he breathes nous sert aussi des relations parents/enfants assez intéressantes entre les personnages et leurs propres famille. Enfin, on a évidemment une relation Tristan/Emma qui va s’installer, ce qui m’a également beaucoup touché.

Les personnages en eux-mêmes sont aussi assez émouvants sur certains points, notamment par les tragédies qui sont intervenues dans leurs vies respectives. Le début du roman m’a presque mis les larmes aux yeux tant c’est triste… il m’a été impossible de ne pas éprouver de la compassion à leur égard. Le roman est assez poignant sur ce point, on ne peut pas lui enlever ça.

Là où je suis d’un avis plus mitigé, c’est d’abord sur la plume de l’autrice. Certains passages sont très beaux et il y a de belles idées (Emma et ses petites plumes…). Brittainy C. Cherry a également bien choisi le titre de son roman, qui se traduirait en français par « l’air qu’il respire ». L’air tient en effet un rôle important et son image est souvent employée pour exprimer les sentiments profonds des personnages. C’est bien pensé. En revanche, j’ai eu un peu de mal avec sa plume érotique. Pour le coup, passer d’un contexte dur (sans mauvais jeu de mot), dramatique, quasi larmoyant à une scène de sexe chaude et racontée de manière crue, j’avoue que ça fait un peu bizarre ahah. Ok, cela démontre que le désir et l’amour peuvent toujours revenir dans notre vie après une période difficile, mais personnellement j’ai eu du mal, surtout d’un point de vue littéral (je ne remets pas en cause ces scènes au sain de l’histoire elle-même). D’autant plus que certains dialogues et moments m’ont paru un peu trop poussés et irréalistes

Cela me mène à mon second point : la relation entre Tristan et Elizabeth, ainsi que les personnages en eux-mêmes. Je les aies aimés pour leurs passés et soutenus à certains moments de l’histoire. A d’autres, leur comportement me paraissait un peu excessif où m’échappait complètement, notamment Élizabeth qui m’a agacé plusieurs fois au milieu du roman. Tristan également. Une fois le livre finit, j’étais réconciliée avec eux, mais cela ne m’a pas empêché d’avoir des petits coups de froid pendant ma lecture. C’est surtout au niveau de leur histoire d’amour que cela m’a posé problème : aussi touchante soit-elle, je n’ai pas réussi à la trouver réaliste, car trop exagérée sur certaines notions : le désir, la destruction, la tristesse (où alors je suis juste un coeur de pierre ahah) et un certain personnage. Ajoutons à ça que j’ai trouvé le début de leur relation plutôt malsain, puis l’évolution pas convaincante du tout. Sans trop vous en dire, disons qu’ils vont à un moment passer à un stade de reniement avant d’ouvrir les yeux, alors que de mon point de vue c’était une évidence que cela avait toujours été ainsi.. bref. Tout ça est évidemment très subjectif. Beaucoup de gens ont apprécié cette romance : ça n’a pas été mon cas, mais j’aurais du mal à dire que je l’ai détesté pour autant, car cela reste touchant. Quand serait-il si j’avais été à leur place après tout ? Je n’en sais rien du tout !

Pour vous faire un résumé de mon avis général sur The air he breathes, je dirais que c’est un peu « gros », pas toujours subtil, parfois agaçant, mais que c’est quand même une histoire touchante avec de jolies idées. Si, de base, vous appréciez la new romance, je pense que celle-ci ne pourra que vous plaire (à condition que vous aimiez aussi les dramas familiaux ahah). C’est une lecture qui m’a surtout parlée/touchée pour tout ce qui tourne autour de la famille, du deuil etc… la romance ne m’aura pas tellement plu, par contre. J’ai tout de même envie de découvrir le second tome de la saga, car il faut savoir que ce sont des histoires indépendantes les unes des autres. J’ai envie de laisser une seconde chance à l’auteure pour l’instant, voir ce qu’elle peut écrire et imaginer d’autre. Si ce dernier n’arrive pas à me convaincre par contre, je m’arrêterais là dans The Elements. La suite au prochain épisode !

Avez-vous ou comptez-vous lire ce roman ? Qu’en avez-vous pensez ? 

Plutôt TAHB, The Fire ou TSW ?