Chroniques Lunaires T3 : « Cress », de Marissa Meyer

LIVRE AUSSI CHRONIQUÉ PAR MES SOINS SUR GOLDEN-BOOK !

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TITRE ORIGINAL : Lunar Chronicles, book 3 : Cress
AUTRICE : Marissa Meyer
PARUTION VO/VF : 2014
GENRE(S) : Science-fiction, Romance
CATÉGORIE : Roman jeunesse 12+ (ados)
THÈMES : Réécriture de conte, tolérance, amour, amitié, guerre, épidémie…
PAGES : 658 (Broché, PKJ 2014)

➔ Le sort de la Terre est dorénavant entre les mains de Cinder et de ses compagnons. Ils doivent à tout prix empêcher le mariage de l’empereur Kaito avec la terrifiante reine Levana. Cress, hackeuse de génie, enfermée dans un satellite depuis sa naissance, est la seule à pouvoir les aider. Mais peut-on vraiment lui faire confiance ?

3.5 heartsSaga de plus en plus addictive ! Alerte !

>>  Cress est un volume très apprécié par beaucoup de lecteurs. Pour ma part, c’est celui que j’ai le moins aimé de tous. Sans dire pour autant que je n’ai pas aimé, bien sûr !

     J’ai surtout eu du mal avec Cress, l’héroïne de ce tome. C’est une jeune fille qui ne connait rien du monde extérieur, vu qu’elle n’y a jamais mis les pieds. Du coup, forcément, cela fait d’elle une personne très naïve, perdue dans ses rêveries, assez craintive, pas vraiment douée pour grand chose (si ce n’est que c’est une pro du piratage informatique)… Je suis bien d’accord pour dire qu’elle a des circonstances atténuantes, ce n’est pas de sa faute si on la retient prisonnière depuis sa naissance, la pauvre ! Mais voilà, du coup je n’ai pas pu m’empêcher de la trouver parfois très chiante et boulet ahah. Je n’ai pas non plus adhéré à la nouvelle romance de ce tome. Il y a eu de beaux moments entre eux, beaucoup d’actions, de péripéties et parfois de la tendresse, ce qui était très intéressant à suivre quand même. C’est juste que je n’aime pas le genre de couple qu’ils forment ahah. C’est beaucoup trop mielleux pour moi.

Néanmoins, Cress a quand même été une bonne lecture pour la fan de l’univers des Chroniques Lunaires que je suis ! 658 pages, quand on adore une saga forcément c’est que du bonheur ! C’était riche en actions, en aventures et en péripéties. Il se passe toujours quelque chose et on a jamais le temps de s’ennuyer. On va faire face à différentes situations plus périlleuses les unes que les autres et certains nouveaux personnages vont intervenir auprès des anciens. J’étais particulièrement intriguée par Jacin, ce personnage mystérieux, franc et antipathique, mais qui ne semble pas « mauvais » pour autant.

     Cela a été un plaisir de suivre encore les personnages que j’aimais déjà tant : Cinder, Iko, Scarlet, Loup… toute l’épique des fugitifs quoi ! On passe vraiment de super moments avec eux et ils me font parfois beaucoup rire. Une petite bande toujours aussi décalée, unie, touchante et qui s’applique à la fois à mettre au point une stratégie pour sauver l’empereur Kai et le royaume, tout en évitant de se faire coincer par les autorités. Les 60 dernières pages ont été jubilatoires ! J’ai retrouvé les vibrations cardiaques que j’avais éprouvées lors de ma lecture de Cinder, ahlala !

     Cress est donc une suite à la hauteur des tomes précédents. Le fait qu’elle soit plus conséquente est un pur bonheur, car action et aventure nous tiennent en haleine tout le long du récit. Le tout toujours entrecoupé par de petits moment drôles et attendrissants. Même si je n’ai que moyennement aimé Cress (d’autant plus qu’elle m’est apparu si sèche à la fin du roman… omg) et que j’ai souvent levé les yeux au ciel à cause d’elle et de la nouvelle romance, j’ai décidé de passer outre pour ne garder que les bons côtés, parce qu’ils en valent bien la chandelle. D’autant plus que la fin de ce tome donne clairement envie de dévorer le suivant dans l’immédiat !

Chroniques Lunaires T2 : « Scarlet », de Marissa Meyer

CE LIVRE A ÉTÉ AUSSI CHRONIQUÉ PAR MES SOINS SUR GOLDEN-BOOK !

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TITRE ORIGINAL : Lunar Chronicles, book 2 : Scarlet
AUTRICE : Marissa Meyer
PARUTION VO/VF : 2013
GENRE(S) : Science-fiction
CATÉGORIE : Roman jeunesse 12+ (ados)
THÈMES : Réécriture de conte, tolérance, amour, amitié, guerre, épidémie…
PAGES : 476 (Broché, PKJ 2013)

➔ Bien loin de l’asie et du royaume du Prince Kai, la grand-mère de Scarlet Benoit est portée disparue. Scarlet réalise alors qu’elle n’a jamais su qui était vraiment son aînée et quels dangers pouvaient bien la menacer. Quand elle rencontre Loup, un mystérieux street-fighter qui semble savoir où est sa grand-mère, elle n’a d’autre choix que de lui faire confiance. C’est en menant leur enquête que Scarlet et Loup croisent la route de Cinder. Ensemble ils se ligueront contre Levana, la vicieuse Reine lunaire prête à tout pour asservir les Terriens et épouser le Prince Kai.

4.5 heartUn tome 2 qui s’essouffle ? Absolument pas !

>>  Une suite largement à la hauteur du premier tome. L’action y est autant présente, quoique moins agitée, mais plus surprenante. Je n’ai peut-être pas ressenti autant d’émotions virulentes qu’à ma lecture de Cinder, mais je me suis prise rapidement d’affection pour les personnages et leur histoire.

C’est un réel plaisir de découvrir de nouvelles têtes et de continuer en parallèle de suivre celles qu’on connaissait déjà (Cinder, Kaito, Iko, Levana etc)Scarlet et Cinder sont deux héroïnes aussi chouettes et caractérielles l’une que l’autre. Scarlet est un personnage qui a su m’émouvoir et m’attendrir. C’est une vraie tête brûlée, à la fois têtue, impulsive, colérique, mais aussi très sensible et qui ferait tout pour ses proches. Comme il lui arrive souvent de voir rouge, on peut dire qu’elle porte très bien son nom.

On va également découvrir le personnage de Carswell Thorne, et quel plaisir ! Qu’est-ce qu’il est drôle ! C’est le genre de compagnon un peu lourdingue et sarcastique, toujours là pour sortir LA réplique qui fait mouche au bon (ou mauvais) moment et qui vient détendre l’atmosphère. Il apporte de la légèreté à l’histoire et ce n’est pas pour déplaire ! C’est un personnage qui, de plus, n’est pas dénué d’une certaine loyauté, de franchise et qui a, somme toute, un bon fond sous ses airs de rigolo amateur de belles femmes. Concernant Loup, j’ai beaucoup aimé sa relation avec notre nouvelle héroïne et le personnage a su me toucher par instants de par son lourd passé, mais ce n’est pas non plus un de mes chouchous (il a beaucoup de succès au sein de la communauté de fans de la série, cela dit !).

Scarlet est une suite digne de Cinder. Ma lecture a été trépidante, palpitante et très agréable. La saga se lit toujours aussi bien. Marissa Meyer veille bien à apporter des justifications précises et soignées à son univers et son intrigue, ce qui rajoute de la cohérence. Je suis d’ores et déjà certaine que je tiens là une série jeunesse en or massif (nb : je peux le confirmer à présent ahah) et j’oserais presque dire qu’il s’agit d’une de mes sagas livresques préférées (nb : c’est bel et bien le cas)Je suis définitivement une « Lunartic » ahah !

Roman : « L’aube sera grandiose », Anne-Laure Bondoux

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Parution : 2017
Type : Roman jeunesse/contemporain
Genre(s) : drame, suspense
Thèmes : secrets de famille, années 70, flashback, relation mère/fille…
Pages : 296 (Broché, Gallimard jeunesse)

Titania emmène sa fille, Nine, seize ans, dans une mystérieuse cabane au bord d’un lac. Il est temps pour elle de lui dévoiler des événements de sa vie qu’elle lui a cachés jusqu’alors. Nine écoute, suspendue aux paroles de sa mère. Flash-back, anecdotes, personnages flamboyants, récits en eaux troubles, souvenirs souvent drôles et parfois tragiques, bouleversants, fascinants secrets… Peu à peu jaillit un étonnant roman familial, qui va prendre, pour Nine, un nouveau tour au matin..

4 heartsUne fresque familiale très prenante.

>> Tout d’abord, je tiens à féliciter l’autrice d’avoir remporté la toute première édition du Prix Vendredi ! Si vous n’en avez pas entendu parler, sachez que c’est un tout nouveau prix qui récompensera tous les ans (depuis cette année) une oeuvre de la littérature jeunesse/ados francophone destinée aux plus de 13 ans. Et oui, la littérature jeunesse a enfin son petit prestige ahah !

Pour en revenir au roman : j’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire. Je n’ai lu que très peu de livres de ce genre (secrets de famille contemporain), donc notez que je pars de zéro et n’ai pas vraiment de point de comparaison. En tout cas, pour la novice  que je suis, ce fut une lecture agréable et entraînante.

J’ai apprécié la construction du récit : on navigue entre passé et présent. On est à la fois avec Titania et Nine (que je n’ai pas pu m’empêcher de m’imaginer avec les traits de Nine Gorman. Sorry but not sorry !) dans cette petite cabane dans les bois, avec autant de questions qui nous taraudent que l’adolescente. Tout comme elle, on est avide de connaître l’histoire de sa mère et d’en savoir toujours davantage. Ces moments sont entrecoupés par des flashback du passé de Titania allant de son enfance à sa vie de jeune adulte. On y découvre la mère de Nine sous un jour nouveau (par rapport à l’image qu’on peut avoir d’elle dans le présent). Cela pourrait être lassant à la longue, mais heureusement le roman n’est pas trop long. On tient aussi le coup parce que, comme Nine, on est pressés de savoir pourquoi Titania raconte tout ça à sa fille. Où veut-elle en venir ? Pourquoi maintenant ? …

Ce qui est beau avec cette histoire, c’est qu’on évolue en même temps que ses personnages. Si la mère et la fille se redécouvrent, le lecteur lui aussi s’en fait une opinion plus pointue. Je n’appréciais pas plus que ça Titania au début et Nine me paraissait un peu exaspérante, mais les deux ont fini par me toucher. Finalement, elles m’auront été attachante et cela m’a fait plaisir de les voir « grandir » ensemble.

L’intrigue n’a pas laissé une trace intarissable dans ma mémoire (il faut dire que cette dernière est très défaillante. Vraiment. Donc ce n’est pas un très bon argument en fait.), mais je me souviens de l’essentiel et de pas mal de détails. Cette lecture m’aura tout de même marquée, sinon j’aurais déjà tout oublié depuis un moment ahah.

L’aube sera grandiose est un récit assez captivant, entraînant et sympathique à suivre. C’est un livre que je prendrais plaisir à relire un de ces jours. Il se lit facilement, n’est pas trop long  et l’histoire est touchante. J’aurais tendance à conseiller ce roman pour une lecture détente, légère, mais avec un minimum de fil conducteur et de suspense. Plus encore si vous aimez les secrets familiaux et les histoires qui naviguent entre présent et passé. Une belle découverte pour moi. Cela aura été mon premier roman de l’autrice. J’ai maintenant envie de la découvrir dans une autre de ses oeuvres.

Roman : « Mirror Mirror » de Cara Delevingne et Rowan Coleman

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AUTRICES : Cara Delevingne, avec Rowan Coleman
PARUTION VO/VF : 2017
TYPE : Roman jeunesse (13+/ados)
GENRE(S) : Drame, Polar
THÈMES : Adolescence, famille, amitié, musique, drame, enquête…
PAGES : 356 (Broché, Hachette)

➔ A 16 ans, Red, Leo, Naomi et Rose sont des ados comme tout le monde : ils tentent de savoir qui ils sont dans la jungle du lycée. La vie n’est pas parfaite, mais ils sont unis par leur amour pour la musique et pleins d’espoir quant au futur. Enfin, c’était vrai jusqu’à ce que Naomi disparaisse dans d’étranges circonstances, puis soit retrouvée entre la vie et la mort… Que lui-est-t-il arrivé ? Fugue ? Tentative de suicide ? Pour Red, c’est impossible. Cela ressemblait à l’ancienne Naomi, mais pas à la « nouvelle ». Son amie. Puisque les autorités n’ont pas l’air de se bouger, Red cherchera à découvrir la vérité de son côté avec l’aide d’Ash, la soeur de Naomi. Amis. Amant. Victime. Traître. Que voyez vous quand vous regardez dans le miroir ? 

3.5 heartsUn bon premier roman.

>> Nous la connaissions en tant que mannequin, actrice et chanteuse. Voilà que Cara Delevingne ajoute une corde à son arc en publiant son premier roman, en co-écriture avec Rowan Coleman. J’ai trouvé l’ensemble un peu inégal, mais néanmoins très correct.

Quand j’ai découvert le synopsis (un autre que celui-là), je dois dire que je ne m’attendais pas à lire un polar. Je pensais que cela serait plus… gentillet. Ce fût donc une première bonne surprise. L’intrigue est bien menée dans l’ensemble. Les autrices arrivent bien à nous embrouiller sur plusieurs points, ce qui fait que tout n’est pas si facile à démêler au final. Elles arrivent à créer le doute et à installer une certaine atmosphère de tension et de suspens. On a envie d’arriver au bout de cette histoire et que justice soit faite ! Le seul gros bémol, c’est qu’il faut bien environ 90 pages pour que ça démarre vraiment. Le début est assez long et très, très répétitif. Il faut donc s’accrocher un peu, mais une fois le cap passé cela se lit assez facilement.

Au niveau des personnages, j’ai aimé le fait que chacun d’entre eux aient son histoire et sa personnalité. Ils entrent tous un peu dans des cases, sans être non plus trop clichés. Ils sont bien développés à leur niveau. J’ai beaucoup apprécié Red. Une certaine ambiguïté tourne autour de ce personnage pendant une bonne partie de l’histoire, quelque chose que je n’arrivais pas à saisir. Quand on apprend enfin ce que c’est, j’ai été très surprise. Je ne l’avais pas vu venir, même si cela parait ensuite évident  si on est attentif au texte. Ash m’a également beaucoup plu, et difficile de ne pas s’attacher à Naomi via l’image que ses amis nous renvoient d’elle. J’ai moins aimé Léo, même si j’ai réussi à saisir le personnage. Par contre, Rose… d’accord, il lui est arrivé un truc horrible, mais cela n’excuse en rien son ignoble attitude. Je ne l’apprécie vraiment pas.

Mirror Mirror n’est pas qu’un polar. Il reste dans une lignée jeunesse en nous proposant des réflexions autour de certains thèmes/problèmes d’ados : définition de soi, rapport avec les autres, problèmes familiaux, amour, amitié etc… Cara Delevingne étant encore jeune, on sent qu’elle savait de quoi elle parlait en écrivant ce roman. Il y a un peu d’excessif, mais certains ados le sont parfois, donc ce n’est pas irréaliste pour moi. J’ai particulièrement aimé la sous-intrigue tournant autour de Red et de sa famille. Ce n’était pas innovant, mais néanmoins émouvant et intéressant. L’histoire personnelle de Léo m’a également paru d’une réalité déconcertante, malheureusement. La partie « amitié » est peut-être un peu naïve, mais le but de Cara était de mettre l’accent sur celle-ci pour montrer qu’elle pouvait aider à surmonter les épreuves de la vie et la période de l’âge ingrat plus aisément. Cela qui n’est pas faux.

J’ai donc apprécié ma lecture malgré un long démarrage et reste mi-figue mi-raisin concernant un élément de l’enquête. En dehors de ça, il y a de bonnes idées dans cette histoire, ainsi que de bons personnages plus ou moins attachants selon les affinités que le lecteur va développer avec eux. Mirror Mirror est donc un roman assez sympathique, mêlant le côté sombre et intriguant du polar aux déboires adolescents, le tout saupoudré d’une dose d’espoir et de bons sentiments. C’est une lecture légère dans le ton, mais aussi lourde dans le contenu (il y a quand même une belle dose de glauque). Ce lecture ne me laissera pas de trace particulière, mais j’ai quand même apprécié découvrir cette histoire et la plume de Cara sur le coup. Je le recommande donc, plus particulièrement aux jeunes de 13 à 16 ans à la recherche d’un récit dramatique, sombre, mais aussi touchant et lumineux.  Je ne vous pousserais pas à tout prix vers cette lecture, sans pour autant vous en dissuader. Comme toujours, à vous de voir !

Chroniques Lunaires T1 : « Cinder », de Marissa Meyer

CE LIVRE A ÉTÉ AUSSI CHRONIQUÉ PAR MES SOINS SUR GOLDEN-BOOK !

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TITRE ORIGINAL : Lunar Chronicles, book 1 : Cinder
AUTRICE : Marissa Meyer
PARUTION VO/VF : 2011/2013
GENRE(S) : Science-fiction
TYPE : Roman jeunesse/ados
THÈMES : Réécriture de conte, tolérance, amour, amitié, guerre, épidémie…
PAGES : 414 (Broché, PKJ 2016)

➔ A Néo-Beijing, humains et androïdes cohabitent tant bien que mal. Une terrible épidémie ravage la population. Cinder, une jeune cyborg, partage sa vie entre son atelier de mécanicienne et les brimades de son horrible belle-mère, qui la considère comme un paria. Mais le jour où le prince Kai entre dans son échoppe, le destin de Cinder prend un tournant inattendu. Débute alors pour la jeune cyborg une aventure incroyable. Sans le savoir, elle détient peut-être un grand secret, pour lequel certains seraient prêt à tuer…

4.5 heart Excellente découverte.

>> Dans ce premier roman, l’autrice nous propose une réécriture du conte de Cendrillon, transposé dans un univers futuriste. On se retrouve ainsi dans une société où la Terre n’est plus le seul astre habité, on navigue dans l’espace avec des vaisseaux et certains humains ont été rebooté mécaniquement. On les appellent les cyborgs et ses êtres sont victime d’intolérance, de mépris et d’oppression par la société. Cinder, notre héroïne, en est devenu un après un terrible accident survenu dans son enfance dont elle ne garde aucun souvenirs. Elle vit sous le joug d’une belle-mère qui ne la considère pas plus humainement qu’un androïde de compagnie et d’une soeur méprisante et moqueuse. Heureusement que qu’il y a Peonny, sa plus jeune soeur, et Iko, l’androïde de la famille. Ce sont les deux seuls êtres a éprouver de la sympathie pour elle !

L’univers est très bien introduit par l’autrice et vraiment bien élaboré. De quoi nous le rendre complètement plausible ! Je ne suis pas personnellement fan de SF en général, donc vous n’avez pas besoin  de l’être non plus pour apprécier cette histoire à sa juste valeur, je pense. Et même si c’est minutieusement construit, ce n’est pas non plus lourd à assimiler, ni compliqué à comprendre. La plume de Marissa Meyer est claire, simple et très addictive.

Ce premier tome est riche en action et en rebondissements. Ma lecture a été haletante, au sens propre. J’ai plusieurs fois refermé le livre pour prendre le temps de me calmer ou de digérer les événements tellement j’étais transportée par le récit. Bon, la grosse révélation finale est ultra prévisible. Toutefois, cela ne m’a pas empêché d’apprécier fortement ma lecture. D’autres éléments viennent ajouter du suspens et de la tension là où il faut pour maintenir le lecteur en haleine.

J’ai adoré tout les personnages de cette histoire. Cinder est une héroïne sensible et courageuse à laquelle il est très facile de s’identifier. Sa relation avec le prince Kai est assez amusante et amène un peu de tendresse dans cet univers de brute où règne l’oppression des minorités, la maladie et la menace d’une guerre imminente. Quant à la reine lunaire Levana, c’est une méchante glaçante, terrifiante, mais aussi fascinante. Le genre de personnage qu’on adore détester ! Enfin, ne vous attendez pas au fameux « ils vécurent heureux et… ». Nous sommes très, très loin de la jolie fin de conte de fée ahah.

Bref : j’ai adoré Cinder. Le roman nous transporte dans son univers unique, nous fait voyager dans le futur et vibrer au rythme de ses aventures et de ses rebondissements. Parce que la révélation finale est ultra prévisible et que certains éléments (très minimes) peuvent être parfois un peu gentillets, je ne lui met pas la note maximum (mais c’est carrément du chipotage une fois encore ahahah). J’aime également cette ambivalence dans le ton de l’histoire : c’est un récit plutôt sombre, grave, mais on a pleins de petits éléments adorables qui viennent nous rappeler qu’on reste dans la réécriture de conte de fée. Du coup, malgré le dénouement final, on ne peut s’empêcher de garder espoir pour la suite ahah. Un très, très jolie coup de coeur !

J’ai lu : « Tous nos jours parfaits » de Jennifer Niven

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Titre original : All the bright places
Parution VO/VF : 2015
Type : Roman jeunesse/ados
Genres : romance, drame
Thèmes : adolescence, amour, famille, suicide, deuil…
Pages : 377 (broché, Gallimard)

Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie. Finch est la « bête curieuse » de l’école. Il oscille entre les périodes d’accablement, dominées par des idées morbides et les phases « d’éveil » où il déborde d’énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s’est isolée et s’est laissée submerger par la culpabilité. Pour Violet et Finch, c’est le début d’une histoire d’amour bouleversante: l’histoire d’une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir.

3 heartsBonne lecture.

>> J’ai cru comprendre que ce roman avait bouleversé pas mal de lecteurs. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je me suis décidée à le lire. Résultat des courses : j’avoue que je suis passée un petit peu à côté de cette histoire, mais cela n’en reste pas moins une lecture que j’ai trouvée appréciable, abordant un sujet important et je conçois totalement qu’elle ait pu émouvoir à ce point certain lecteurs. Sincèrement.

Violet et Finch (pourquoi l’appelle-t-on par son nom de famille, lui, et Violet par son prénom ?) sont deux personnages qui ont su me toucher et me plaire dans l’ensemble, mais qui parfois m’auront tout de même un peu agacés dans leur pensés et attitude. Cela restait pardonnable, car il ne faut pas oublier que ce sont deux adolescents (donc, dans une période sensible de la vie) et ayant déjà subi de dures épreuves. Et puis ce n’était rien de méchant non plus, bref. Je garde un ressenti positif à leur sujet, même s’il y a eu quelques bas.

Concernant leur histoire commune : même si c’est touchant et très mignon j’ai eu du mal à y adhérer, car cela manquait cruellement de réalisme. C’était « trop ». On sent que l’auteure a pensé ses personnages de manière romantique, qu’elle a voulu leur faire vivre une histoire totalement hors du commun. Finch est lui-même un personnage assez haut en couleurs. Le style littéraire aussi prend parfois une belle envolée poétique. J’aime l’originalité et la différence. J’aime la « belle écriture ». J’aime le romantisme… mais là, l’accumulation de tout ça en même temps rend le tout un peu trop surchargé. Cela m’a même fait lire les 50 dernières pages en diagonale. J’adore les belles histoires comme ça à partir du moment où j’arrive à y croire, hors là je n’ai pas réussi un seul instant à projeter ses personnages dans le réel, ce qui m’a posé problème en tant que lectrice. Je suis donc restée assez extérieure à cette histoire, voir quasiment imperméable (enfin, j’ai quand même ressenti de la compassion pour nos héros dans les épreuves qu’ils avaient à traverser). Cela peut aussi venir du fait que, maintenant, j’ai quand même un bagage de littérature jeunesse important derrière moi (donc pleins de point de comparaison) et aussi que je mûris, ce qui me permet de prendre un certain recul sur ce livre. Honnêtement, je pense que si je l’avais lu vers 14/15 ans ou si je n’avais pas déjà lu autant du roman du même style, j’aurais su mieux apprécier Tous nos jours parfaits, il m’aurait plus parlé et aurait peut-être même fait partie de mes coups de coeur… peut-être.

J’aimerais qu’on parle de la fin : je ne la cautionne pas. NOP. Le pire c’est que je l’ai senti venir, supposée (j’ai direct repéré le moment où ça tique), mais au fond de moi je n’y croyais pas plus que ça. Et là… surprise. Au vu de l »objectif » qu’avait l’autrice en écrivant ce livre, je peux tout à fait comprendre ce choix. C’est juste que… merde, non quoi. POURQUOI. Je vais rester vague pour ne pas vous donner de piste, mais j’aurais tellement de choses à dire. Bien que je sois passée à côté du livre dans l’ensemble, quatre jours après ma lecture je dois dire que je n’arrive pas à me sortir cette fin de ma têtele livre m’aura donc finalement marqué à sa manière. En tout cas, je me suis inventée ma propre fin, désolé madame Niven, mais vous m’en demandez trop psychologiquement avec la vôtre ahah !

Tous nos jours parfaits est une belle lecture. C’est émouvant, le style est travaillé, mais reste très simple. C’est facile à lire. L’histoire est mignonne comme tout dans l’ensemble, mais on s’arrête aussi sur des sujets sensibles. C’est un récit avec pas mal de qualités, même si le surplus de romantisme et d’originalité dont l’auteure veut faire preuve m’ont rendu l’histoire et les personnages trop irréalistes pour pouvoir me toucher réellement (dixit une fan de John Green. Le style est d’ailleurs assez semblable, mais paradoxalement là ça n’a pas trop fonctionné pour moi). Je recommande tout de même cette lecture, surtout aux lecteurs de 13 à 16/17 ans. En revanche, il faut vous y préparer. Ce n’est pas aussi simple que cela en à l’air. Je reste mitigé quant à la conseiller aux jeunes un peu « à fleur de peau », pour plusieurs raisons que je n’évoquerais pas pour ne pas vous donner d’indices sur l’histoire. En fait, c’est un livre adapté à la jeunesse, mais à aborder avec un certain recule, s’il vous plait !