Chroniques Lunaires T3 : « Cress », de Marissa Meyer

LIVRE AUSSI CHRONIQUÉ PAR MES SOINS SUR GOLDEN-BOOK !

cress

TITRE ORIGINAL : Lunar Chronicles, book 3 : Cress
AUTRICE : Marissa Meyer
PARUTION VO/VF : 2014
GENRE(S) : Science-fiction, Romance
CATÉGORIE : Roman jeunesse 12+ (ados)
THÈMES : Réécriture de conte, tolérance, amour, amitié, guerre, épidémie…
PAGES : 658 (Broché, PKJ 2014)

➔ Le sort de la Terre est dorénavant entre les mains de Cinder et de ses compagnons. Ils doivent à tout prix empêcher le mariage de l’empereur Kaito avec la terrifiante reine Levana. Cress, hackeuse de génie, enfermée dans un satellite depuis sa naissance, est la seule à pouvoir les aider. Mais peut-on vraiment lui faire confiance ?

3.5 heartsSaga de plus en plus addictive ! Alerte !

>>  Cress est un volume très apprécié par beaucoup de lecteurs. Pour ma part, c’est celui que j’ai le moins aimé de tous. Sans dire pour autant que je n’ai pas aimé, bien sûr !

     J’ai surtout eu du mal avec Cress, l’héroïne de ce tome. C’est une jeune fille qui ne connait rien du monde extérieur, vu qu’elle n’y a jamais mis les pieds. Du coup, forcément, cela fait d’elle une personne très naïve, perdue dans ses rêveries, assez craintive, pas vraiment douée pour grand chose (si ce n’est que c’est une pro du piratage informatique)… Je suis bien d’accord pour dire qu’elle a des circonstances atténuantes, ce n’est pas de sa faute si on la retient prisonnière depuis sa naissance, la pauvre ! Mais voilà, du coup je n’ai pas pu m’empêcher de la trouver parfois très chiante et boulet ahah. Je n’ai pas non plus adhéré à la nouvelle romance de ce tome. Il y a eu de beaux moments entre eux, beaucoup d’actions, de péripéties et parfois de la tendresse, ce qui était très intéressant à suivre quand même. C’est juste que je n’aime pas le genre de couple qu’ils forment ahah. C’est beaucoup trop mielleux pour moi.

Néanmoins, Cress a quand même été une bonne lecture pour la fan de l’univers des Chroniques Lunaires que je suis ! 658 pages, quand on adore une saga forcément c’est que du bonheur ! C’était riche en actions, en aventures et en péripéties. Il se passe toujours quelque chose et on a jamais le temps de s’ennuyer. On va faire face à différentes situations plus périlleuses les unes que les autres et certains nouveaux personnages vont intervenir auprès des anciens. J’étais particulièrement intriguée par Jacin, ce personnage mystérieux, franc et antipathique, mais qui ne semble pas « mauvais » pour autant.

     Cela a été un plaisir de suivre encore les personnages que j’aimais déjà tant : Cinder, Iko, Scarlet, Loup… toute l’épique des fugitifs quoi ! On passe vraiment de super moments avec eux et ils me font parfois beaucoup rire. Une petite bande toujours aussi décalée, unie, touchante et qui s’applique à la fois à mettre au point une stratégie pour sauver l’empereur Kai et le royaume, tout en évitant de se faire coincer par les autorités. Les 60 dernières pages ont été jubilatoires ! J’ai retrouvé les vibrations cardiaques que j’avais éprouvées lors de ma lecture de Cinder, ahlala !

     Cress est donc une suite à la hauteur des tomes précédents. Le fait qu’elle soit plus conséquente est un pur bonheur, car action et aventure nous tiennent en haleine tout le long du récit. Le tout toujours entrecoupé par de petits moment drôles et attendrissants. Même si je n’ai que moyennement aimé Cress (d’autant plus qu’elle m’est apparu si sèche à la fin du roman… omg) et que j’ai souvent levé les yeux au ciel à cause d’elle et de la nouvelle romance, j’ai décidé de passer outre pour ne garder que les bons côtés, parce qu’ils en valent bien la chandelle. D’autant plus que la fin de ce tome donne clairement envie de dévorer le suivant dans l’immédiat !

Chroniques Lunaires T2 : « Scarlet », de Marissa Meyer

CE LIVRE A ÉTÉ AUSSI CHRONIQUÉ PAR MES SOINS SUR GOLDEN-BOOK !

Sans titre 1

TITRE ORIGINAL : Lunar Chronicles, book 2 : Scarlet
AUTRICE : Marissa Meyer
PARUTION VO/VF : 2013
GENRE(S) : Science-fiction
CATÉGORIE : Roman jeunesse 12+ (ados)
THÈMES : Réécriture de conte, tolérance, amour, amitié, guerre, épidémie…
PAGES : 476 (Broché, PKJ 2013)

➔ Bien loin de l’asie et du royaume du Prince Kai, la grand-mère de Scarlet Benoit est portée disparue. Scarlet réalise alors qu’elle n’a jamais su qui était vraiment son aînée et quels dangers pouvaient bien la menacer. Quand elle rencontre Loup, un mystérieux street-fighter qui semble savoir où est sa grand-mère, elle n’a d’autre choix que de lui faire confiance. C’est en menant leur enquête que Scarlet et Loup croisent la route de Cinder. Ensemble ils se ligueront contre Levana, la vicieuse Reine lunaire prête à tout pour asservir les Terriens et épouser le Prince Kai.

4.5 heartUn tome 2 qui s’essouffle ? Absolument pas !

>>  Une suite largement à la hauteur du premier tome. L’action y est autant présente, quoique moins agitée, mais plus surprenante. Je n’ai peut-être pas ressenti autant d’émotions virulentes qu’à ma lecture de Cinder, mais je me suis prise rapidement d’affection pour les personnages et leur histoire.

C’est un réel plaisir de découvrir de nouvelles têtes et de continuer en parallèle de suivre celles qu’on connaissait déjà (Cinder, Kaito, Iko, Levana etc)Scarlet et Cinder sont deux héroïnes aussi chouettes et caractérielles l’une que l’autre. Scarlet est un personnage qui a su m’émouvoir et m’attendrir. C’est une vraie tête brûlée, à la fois têtue, impulsive, colérique, mais aussi très sensible et qui ferait tout pour ses proches. Comme il lui arrive souvent de voir rouge, on peut dire qu’elle porte très bien son nom.

On va également découvrir le personnage de Carswell Thorne, et quel plaisir ! Qu’est-ce qu’il est drôle ! C’est le genre de compagnon un peu lourdingue et sarcastique, toujours là pour sortir LA réplique qui fait mouche au bon (ou mauvais) moment et qui vient détendre l’atmosphère. Il apporte de la légèreté à l’histoire et ce n’est pas pour déplaire ! C’est un personnage qui, de plus, n’est pas dénué d’une certaine loyauté, de franchise et qui a, somme toute, un bon fond sous ses airs de rigolo amateur de belles femmes. Concernant Loup, j’ai beaucoup aimé sa relation avec notre nouvelle héroïne et le personnage a su me toucher par instants de par son lourd passé, mais ce n’est pas non plus un de mes chouchous (il a beaucoup de succès au sein de la communauté de fans de la série, cela dit !).

Scarlet est une suite digne de Cinder. Ma lecture a été trépidante, palpitante et très agréable. La saga se lit toujours aussi bien. Marissa Meyer veille bien à apporter des justifications précises et soignées à son univers et son intrigue, ce qui rajoute de la cohérence. Je suis d’ores et déjà certaine que je tiens là une série jeunesse en or massif (nb : je peux le confirmer à présent ahah) et j’oserais presque dire qu’il s’agit d’une de mes sagas livresques préférées (nb : c’est bel et bien le cas)Je suis définitivement une « Lunartic » ahah !

Album : « Ondine » de Benjamin Lacombe

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Titre : Ondine
Auteur/dessinateur : Benjamin Lacombe
Type : album, conte/légende
Genre(s) : Romance, Drame, Fantastique
Pages : 40 (Broché 2017, Albin Michel)

Emportée par sa passion pour le chevalier Hans de Ringstetten, Ondine se noie dans les tumultes de l’amour. Benjamin Lacombe donne ici une version intense et sensuelle de ce célèbre conte romantique. Ses images somptueuses font écho aux peintures pré-raphaélites et, par un savant de calques, accompagnent avec une poésie troublante le destin tragique d’Ondine.

4 heartsUn album somptueux !

>> Un album qui m’aura bien plu ! Je n’en attendais pas moins d’un ouvrage illustré par Benjamin Lacombe. Je suis son travail depuis plusieurs années et c’est peut-être un de mes illustrateurs favoris, donc forcément que j’ai craqué pour Ondine en tombant dessus ahah ! En ce qui concerne l’histoire, je ne l’ai pas détesté. J’ai vu quelqu’un la comparer au conte d’Andersen La Petite Sirène et c’est vrai qu’on y retrouve un peu ce côté mélancolique. J’ai donc apprécié, mais cela reste un conte quelque peu manichéen et sans grande surprises. J’ai surtout apprécié cet album pour les magnifiques illustrations de Benjamin, mais moi qui, d’habitude, n’arrive pas trop à accrocher avec les histoires racontées dans les albums… là on restait dans le passable ! Je recommande cette petite merveille à tous les fans de contes et/ou de Benjamin Lacombe, c’est une évidence 🙂 !

Albums Hemma : Princesses de l’Antiquité et des étoiles

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>> Mes plus belles histoires de Princesses de l’Antiquité
par Roxane Marie Galliez et Cathy Delanssay
Éditions Hemma
116 pages

Des princesses, des dieux, des héros… tout droit sortis des aventures les plus extraordinaires de la mythologie grecque. Des histoires adaptées et rendues accessibles afin de découvrir les plus grands classiques.

>> Princesses des étoiles
par Cédric Janvier, Cathy Delanssay et Sybile
Éditions Hemma
116 pages

Au fin fond de la nuit, là-haut dans les étoiles, vivent des princesses à la beauté et aux pouvoirs infinis. Comme toutes les princesses, elles vivent de fabuleuses histoires, pleine de magie, de mystères, de dangers… et d’amour ! Décollage immédiat pour rejoindre Vénus, Mercure, Saturne, Jupiter, Mars, Pluton et Neptune pour un voyage en apesanteur au pays des rêves.

3 heartsDes illustrations sublimes, mais des histoires assez moyennes.

Quand j’ai vu ces albums dans ma librairie, je n’avais plus qu’une idée en tête : me les acheter, parce qu’ils sont si beaux ! Je savais d’avance que je ne serais peut-être pas trop emballés par les récits, l’album s’adressant vraiment aux plus jeunes, mais j’avais espoir qu’il y ait cette petite touche de poésie ou de rêve qui me fasse aimer ces contes malgré tout, qu’au moins je trouverais les histoires sympa pour les petits… mais non.

Pour le premier album, des mythes d’héroïnes de l’Antiquité (Ariane et son fil, par exemple) ont été repris et simplifiés pour convenir aux plus petits. Cela m’a permis de découvrir des personnages de légendes que je ne connaissais pas forcément. Mais ces histoires… aie aie aie. Je n’ai pas du tout aimé. Je ne leur trouvais ni sens, ni moralité et rien à en retenir. Ensuite, les personnages féminins... soit elles sont « belles » et…. souvent, c’est tout, un homme entre dans leur vie et puis hop, fin de l’histoire. Ou quand elles sont un peu plus que juste « belles », leur rôle n’est pas non plus remarquable et c’est tellement léger ! Concernant les hommes, ils ne sont pas mieux. La plupart sont aussi plats que les personnages féminins, ou alors ce sont des idiots qui n’ont aucune considération pour elles. Bref, ce sont des légendes de l’Antiquité quoi… aucune n’aura su me séduire.

Copie de Sans titre 6

Pour le deuxième album, j’avais bon espoir que la roue tourne étant donné qu’on n’était plus dans la reprise de légendes. Malheureusement, il est vrai que j’ai quand même préféré cet album au premier, mais pas au point de vous dire que je l’ai beaucoup aimé. Disons que c’est tout juste passé. Son problème, c’est que je ne voyais pas tellement le sens des histoires racontées. Là  encore, pas vraiment de moral, certains passages dont je ne comprenais pas l' »utilité » ou la signification. On reste dans l’hyper basique, presque bateau… pour moi, c’était juste un enchaînement d’événements qui n’avaient rien de remarquables. Je n’ai absolument rien retiré de ses histoires. J’ai essayé de me placer d’un point de vue d’enfant et là… je reconnais que la petite fille de 7/8 ans que j’étais aurait sûrement beaucoup aimé ses albums. L’adulte que je suis ne peut quand même pas s’empêcher de se dire qu’il n’y a rien à en tirer, mais bon… je me dis que j’adorais ce genre d’histoires petite et que cela ne m’a pas rendu passive ou stupide ahah. Cela fait juste de rêver un temps !

En revanche, je tiens absolument à souligner que, visuellement, ces albums sont juste… waoh, à couper le souffle. Heureusement qu’il y avait les illustrations ! Elles représentent à elles seules 2/3 de ma note ! J’ai vraiment adoré toutes ces sublimes images et ces magnifiques héroïnes. Cela m’aura permis de découvrir une artiste (Cathy Delanssay) que je suis à présent sur Instagram tellement j’aime son coup de crayon !

Copie de Copie de Sans titre 6

Au final, je n’ai été séduite que visuellement par ces deux ouvrages. Le plaisir n’aura été que contemplatif et rien de plus. Je dirais donc que ces albums valent peut-être le coup si vous avez de tout jeunes enfants ou si vous êtes vraiment collectionneur de « beaux » livres jeunesse. Ils auraient une belle place dans votre collection ! J’ai hésité à les garder rien que pour ça, mais finalement je pense qu’ils vont finir au Secours Populaire du coin, car j’ai bon espoir qu’ils ravissent de jeunes enfants dont les parents n’ont peut-être pas beaucoup de moyens pour Noël !

Chroniques Lunaires T1 : « Cinder », de Marissa Meyer

CE LIVRE A ÉTÉ AUSSI CHRONIQUÉ PAR MES SOINS SUR GOLDEN-BOOK !

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TITRE ORIGINAL : Lunar Chronicles, book 1 : Cinder
AUTRICE : Marissa Meyer
PARUTION VO/VF : 2011/2013
GENRE(S) : Science-fiction
TYPE : Roman jeunesse/ados
THÈMES : Réécriture de conte, tolérance, amour, amitié, guerre, épidémie…
PAGES : 414 (Broché, PKJ 2016)

➔ A Néo-Beijing, humains et androïdes cohabitent tant bien que mal. Une terrible épidémie ravage la population. Cinder, une jeune cyborg, partage sa vie entre son atelier de mécanicienne et les brimades de son horrible belle-mère, qui la considère comme un paria. Mais le jour où le prince Kai entre dans son échoppe, le destin de Cinder prend un tournant inattendu. Débute alors pour la jeune cyborg une aventure incroyable. Sans le savoir, elle détient peut-être un grand secret, pour lequel certains seraient prêt à tuer…

4.5 heart Excellente découverte.

>> Dans ce premier roman, l’autrice nous propose une réécriture du conte de Cendrillon, transposé dans un univers futuriste. On se retrouve ainsi dans une société où la Terre n’est plus le seul astre habité, on navigue dans l’espace avec des vaisseaux et certains humains ont été rebooté mécaniquement. On les appellent les cyborgs et ses êtres sont victime d’intolérance, de mépris et d’oppression par la société. Cinder, notre héroïne, en est devenu un après un terrible accident survenu dans son enfance dont elle ne garde aucun souvenirs. Elle vit sous le joug d’une belle-mère qui ne la considère pas plus humainement qu’un androïde de compagnie et d’une soeur méprisante et moqueuse. Heureusement que qu’il y a Peonny, sa plus jeune soeur, et Iko, l’androïde de la famille. Ce sont les deux seuls êtres a éprouver de la sympathie pour elle !

L’univers est très bien introduit par l’autrice et vraiment bien élaboré. De quoi nous le rendre complètement plausible ! Je ne suis pas personnellement fan de SF en général, donc vous n’avez pas besoin  de l’être non plus pour apprécier cette histoire à sa juste valeur, je pense. Et même si c’est minutieusement construit, ce n’est pas non plus lourd à assimiler, ni compliqué à comprendre. La plume de Marissa Meyer est claire, simple et très addictive.

Ce premier tome est riche en action et en rebondissements. Ma lecture a été haletante, au sens propre. J’ai plusieurs fois refermé le livre pour prendre le temps de me calmer ou de digérer les événements tellement j’étais transportée par le récit. Bon, la grosse révélation finale est ultra prévisible. Toutefois, cela ne m’a pas empêché d’apprécier fortement ma lecture. D’autres éléments viennent ajouter du suspens et de la tension là où il faut pour maintenir le lecteur en haleine.

J’ai adoré tout les personnages de cette histoire. Cinder est une héroïne sensible et courageuse à laquelle il est très facile de s’identifier. Sa relation avec le prince Kai est assez amusante et amène un peu de tendresse dans cet univers de brute où règne l’oppression des minorités, la maladie et la menace d’une guerre imminente. Quant à la reine lunaire Levana, c’est une méchante glaçante, terrifiante, mais aussi fascinante. Le genre de personnage qu’on adore détester ! Enfin, ne vous attendez pas au fameux « ils vécurent heureux et… ». Nous sommes très, très loin de la jolie fin de conte de fée ahah.

Bref : j’ai adoré Cinder. Le roman nous transporte dans son univers unique, nous fait voyager dans le futur et vibrer au rythme de ses aventures et de ses rebondissements. Parce que la révélation finale est ultra prévisible et que certains éléments (très minimes) peuvent être parfois un peu gentillets, je ne lui met pas la note maximum (mais c’est carrément du chipotage une fois encore ahahah). J’aime également cette ambivalence dans le ton de l’histoire : c’est un récit plutôt sombre, grave, mais on a pleins de petits éléments adorables qui viennent nous rappeler qu’on reste dans la réécriture de conte de fée. Du coup, malgré le dénouement final, on ne peut s’empêcher de garder espoir pour la suite ahah. Un très, très jolie coup de coeur !