2017 – Bilan culturel 01 : mes romans

Belle année 2018 à tous ! Avant de tourner la page une bonne fois pour toute et d’écrire un nouveau chapitre de notre vie, je vous propose une petite rétrospective culturelle de mon année précédente. C’est quelque chose que j’aime bien faire tous les ans, histoire de revenir un peu sur les oeuvres qui ont vraiment marquées mon année. Je vais vous présenter pour chaque catégories un petit podium avec les trois films, livres et séries qui m’auront le plus plu en 2017, accompagnés d’une petite synthèse en-dessous. J’espère que ça vous plaira et, évidemment, j’attends VOS petites perles de 2017 en commentaire ! 😉

LES LIVRES

En chiffres, ça donne :
42 livres lus – 21 coup de coeur – 10 sagas débutées, poursuivies ou terminées
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3/Dans la forêt, de Jean Hegland
Deux jeunes soeurs de dix-sept et dix-huit ans se retrouvent livrées à elles-mêmes dans leur cabane à la lisière du bois, dans un monde aux ressources énergétiques épuisées ou bientôt en pénurie : plus d’essence, plus d’électricité, plus d’eau courante… Nell et Eva vont devoir apprendre à se débrouiller par leur propres moyens, mais surtout à accepter le présent et laisser le passé derrière. Le processus de transition a été très bien retransmit : pendant une bonne partie de l’histoire, on n’a le droit qu’à des flashback sur la vie antérieure de nos héroïnes, qui ne pensent pas à autre chose… On y passe vraiment du temps, même trop à mon goût. Puis tout d’un coup, boum, on doit accepter le présent coûte que coûte et elles se réveillent (surtout Nell). On a enfin le droit à du « survival » et c’est hyper prenant ! J’ai été transportée d’un coup par le récit. Cette histoire ne m’a pas laissée indemne psychologiquement. Un roman vraiment marquant à sa manière : un brin didactique et aventurier, un peu sauvage et dérangeant par moments, d’une humanité et sensualité profonde par d’autres.

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Il y’a eu une adaptation cinéma en 2015, avec Ellen Page et Evan Rachel Wood. Il FAUT que je le regarde !

2/ Maybe Someday, de Colleen Hoover.
J’en parle dans cette vidéo. Ma première New Romance, et pas des moindres ! Autant dire que j’ai placé la barre très haute avec ce titre. Maybe Someday aura fait battre mon coeur de lectrice du début à la fin. Littéralement parlant. Ce n’est pas juste une phrase stylistique. L’histoire m’a beaucoup plu, mais plus que tout : les personnages m’ont bouleversé. C’est très romantique, mais pourtant non dénué d’un certain réalisme. Les sentiments sont puissants et vivaces, mais doivent se confronter à la réalité et à la raison. C’est d’une complexité bien amenée. L’ambiance générale peut être drôle, légère et dynamique, mais aussi larmoyante et crève-coeur. Un récit « puissant », aussi bien grâce à son histoire et ses personnages hyper attachants qu’à la superbe plume de l’autrice, pleine de charme, de douceur et de sensualité. Une lecture coup de foudre, qui m’aura fait tomber amoureuse de l’Amour lui-même.

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1/ Mille femmes blanches, de Jim Fergus.
1874. Le gouvernement américain accepte de céder mille femmes blanches aux Indiens afin de favoriser l’intégration de ces derniers. Parmi elles, May Dodd, qui s’est portée volontaire pour le projet. Elle y voit l’occasion idéale de recommencer sa vie. On suit donc son intégration au sein de ce peuple nomade et hors du commun. May est une femme exceptionnelle, dotée d’une grande force intérieure, indépendante et passionnée. Les autres femmes qui l’accompagnent ne sont pas en reste. On découvre le quotidien d’une tribut d’Amérindiens, le meilleur comme le moins bon, et c’est d’un tel dépaysement ! Adorant ce peuple, comprenez que ce roman m’ait fascinée au plus haut point. Mille femmes blanches est un récit dynamique, didactique, prenant, mais aussi révoltant et déchirant. Les Indiens ayant disparu à cause de la suprématie des colons, on assiste impuissants à leur triste fin… je ne m’en remettrais jamais. Un petit bijoux livresque, mêlant la fiction pure à certains faits historiques réels.

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Rendez-vous la semaine prochaine pour le bilan Mangas/BD de 2017 !

 

Chroniques Lunaires T3 : « Cress », de Marissa Meyer

LIVRE AUSSI CHRONIQUÉ PAR MES SOINS SUR GOLDEN-BOOK !

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TITRE ORIGINAL : Lunar Chronicles, book 3 : Cress
AUTRICE : Marissa Meyer
PARUTION VO/VF : 2014
GENRE(S) : Science-fiction, Romance
CATÉGORIE : Roman jeunesse 12+ (ados)
THÈMES : Réécriture de conte, tolérance, amour, amitié, guerre, épidémie…
PAGES : 658 (Broché, PKJ 2014)

➔ Le sort de la Terre est dorénavant entre les mains de Cinder et de ses compagnons. Ils doivent à tout prix empêcher le mariage de l’empereur Kaito avec la terrifiante reine Levana. Cress, hackeuse de génie, enfermée dans un satellite depuis sa naissance, est la seule à pouvoir les aider. Mais peut-on vraiment lui faire confiance ?

3.5 heartsSaga de plus en plus addictive ! Alerte !

>>  Cress est un volume très apprécié par beaucoup de lecteurs. Pour ma part, c’est celui que j’ai le moins aimé de tous. Sans dire pour autant que je n’ai pas aimé, bien sûr !

     J’ai surtout eu du mal avec Cress, l’héroïne de ce tome. C’est une jeune fille qui ne connait rien du monde extérieur, vu qu’elle n’y a jamais mis les pieds. Du coup, forcément, cela fait d’elle une personne très naïve, perdue dans ses rêveries, assez craintive, pas vraiment douée pour grand chose (si ce n’est que c’est une pro du piratage informatique)… Je suis bien d’accord pour dire qu’elle a des circonstances atténuantes, ce n’est pas de sa faute si on la retient prisonnière depuis sa naissance, la pauvre ! Mais voilà, du coup je n’ai pas pu m’empêcher de la trouver parfois très chiante et boulet ahah. Je n’ai pas non plus adhéré à la nouvelle romance de ce tome. Il y a eu de beaux moments entre eux, beaucoup d’actions, de péripéties et parfois de la tendresse, ce qui était très intéressant à suivre quand même. C’est juste que je n’aime pas le genre de couple qu’ils forment ahah. C’est beaucoup trop mielleux pour moi.

Néanmoins, Cress a quand même été une bonne lecture pour la fan de l’univers des Chroniques Lunaires que je suis ! 658 pages, quand on adore une saga forcément c’est que du bonheur ! C’était riche en actions, en aventures et en péripéties. Il se passe toujours quelque chose et on a jamais le temps de s’ennuyer. On va faire face à différentes situations plus périlleuses les unes que les autres et certains nouveaux personnages vont intervenir auprès des anciens. J’étais particulièrement intriguée par Jacin, ce personnage mystérieux, franc et antipathique, mais qui ne semble pas « mauvais » pour autant.

     Cela a été un plaisir de suivre encore les personnages que j’aimais déjà tant : Cinder, Iko, Scarlet, Loup… toute l’épique des fugitifs quoi ! On passe vraiment de super moments avec eux et ils me font parfois beaucoup rire. Une petite bande toujours aussi décalée, unie, touchante et qui s’applique à la fois à mettre au point une stratégie pour sauver l’empereur Kai et le royaume, tout en évitant de se faire coincer par les autorités. Les 60 dernières pages ont été jubilatoires ! J’ai retrouvé les vibrations cardiaques que j’avais éprouvées lors de ma lecture de Cinder, ahlala !

     Cress est donc une suite à la hauteur des tomes précédents. Le fait qu’elle soit plus conséquente est un pur bonheur, car action et aventure nous tiennent en haleine tout le long du récit. Le tout toujours entrecoupé par de petits moment drôles et attendrissants. Même si je n’ai que moyennement aimé Cress (d’autant plus qu’elle m’est apparu si sèche à la fin du roman… omg) et que j’ai souvent levé les yeux au ciel à cause d’elle et de la nouvelle romance, j’ai décidé de passer outre pour ne garder que les bons côtés, parce qu’ils en valent bien la chandelle. D’autant plus que la fin de ce tome donne clairement envie de dévorer le suivant dans l’immédiat !

Roman : « Eleanor Oliphant va très bien », de Gail Honeyman.

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TITRE ORIGINAL : Eleanor Oliphant is completely fine
AUTRICE : Gail Honeyman
PARUTION VO/VF : 2017
GENRE(S) : Comédie, drame, tranche-de-vie
CATÉGORIE : Roman contemporain
THÈMES : Humour, anxiété sociale, sarcasme, dépression, amitié, famille…
PAGES : 434 (Broché, Fleuve 2017)

➔ Eleanor Oliphant est un peu spéciale. Dotée d’une culture générale supérieure à la moyenne, peu soucieuse des bonnes manières et du vernis social, elle dit les choses telles qu’elle les pense, sans fard, sans ambages.  Fidèle à sa devise  » Mieux vaut être seule que mal accompagnée « , Eleanor évite ses semblables et préfère passer ses samedis soir en compagnie d’une bouteille de vodka. Rien ne manque à sa vie minutieusement réglée et rythmée par ses conversations téléphoniques hebdomadaires avec maman.  Mais tout change le jour où elle s’éprend du chanteur d’un groupe de rock à la mode. Décidée à conquérir l’objet de son désir, Eleanor se lance dans un véritable marathon de transformations. Sur son chemin, elle croise aussi Raymond, un collègue qui sous des airs négligés, va lui faire repousser ses limites. En naviguant sur les eaux tumultueuses de son obsession amoureuse et de sa relation à distance avec maman, Eleanor découvre que, parfois, même une entité autosuffisante a besoin d’un ami…

4.5 heart

Une petite pépite livresque drôle, touchante et qui fais du bien !

>> Le service-presse d’Eleanor Oliphant traînait sur un pupitre à mon lieu de travail. Intriguée par son résumé, c’est un peu par hasard que je me suis lancée dans cette lecture. Comme quoi ce dernier fait parfois bien les choses, sinon je serais passée à côté d’une lecture géniale !

Ce roman a tout simplement « refais ma journée » au moment où je l’ai lu. C’est un titre qui, d’abord, m’a fait beaucoup rire et sourire. Eleanor est vraiment un personnage atypique : râleuse, antisociale, portée sur la boisson, en pleine crise identitaire, intelligente et sarcastique… mais qu’est-ce qu’elle est drôle malgré elle ahah ! Parfois elle amuse, parfois elle exaspère, mais c’est un personnage si entier ! Je l’ai trouvé particulièrement attachante, aussi bien pour ses défauts que ses qualités et malgré ses petites lubies. Bien que j’aie été franchement amusée par sa marginalité et son côté asocial, j’ai plus encore aimé son évolution au fil du roman.

En effet, Eleanor va avoir l’occasion de remettre en question sa vie actuelle, son comportement et, surtout, tenter de faire la paix avec elle-même et le reste du monde. Ses tribulations se suivent avec délice et intérêt. Edmond est un personnage fantastique et j’ai plus qu’adoré sa présence auprès d‘Eleanor, car notre héroïne va beaucoup changer à son contact. C’est frais, drôle et, surtout, ça fait du bien ! Et si vous vous attendiez à une simple tranche-de-vie banale et sans surprises, détrompez-vous ! Eleanor Oliphant est accentué d’une petite touche de drama : une ombre plane en effet sur notre héroïne, à l’origine de beaucoup de problèmes et en grande partie de ce qu’est devenue Eleanor. La jeune femme va ainsi devoir faire face à ses démons, dont certains dont elle ne soupçonnait pas -ou ne voulait pas admettre- l’existence. Préparez-vous donc à rire, mais également à être émus et même surpris avec un final qu’on ne voit pas forcément venir.

En bref, Eleanor Oliphant va très bien est une tranche-de-vie à la fois drôle et grave, torturée et optimiste. Un roman qui touche autant qu’il amuse et fait du bien ! Cette lecture aura marquée mon année, en plus d’avoir réellement su me surprendre. Je ne suis pas prête d’oublier cette héroïne si peu commune tant j’ai été marquée aussi bien par son caractère que ses aventures. C’est un roman qui apaise et exorcise, tout en étant follement distrayant et savoureux. Je le recommande donc à un maximum de personnes, si vous voulez vous changer les idées ou simplement faire la connaissance d’un personnage atypique, socialement décalé et tout en nuances. Gros coup de coeur de 2017 !

Chroniques Lunaires T2 : « Scarlet », de Marissa Meyer

CE LIVRE A ÉTÉ AUSSI CHRONIQUÉ PAR MES SOINS SUR GOLDEN-BOOK !

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TITRE ORIGINAL : Lunar Chronicles, book 2 : Scarlet
AUTRICE : Marissa Meyer
PARUTION VO/VF : 2013
GENRE(S) : Science-fiction
CATÉGORIE : Roman jeunesse 12+ (ados)
THÈMES : Réécriture de conte, tolérance, amour, amitié, guerre, épidémie…
PAGES : 476 (Broché, PKJ 2013)

➔ Bien loin de l’asie et du royaume du Prince Kai, la grand-mère de Scarlet Benoit est portée disparue. Scarlet réalise alors qu’elle n’a jamais su qui était vraiment son aînée et quels dangers pouvaient bien la menacer. Quand elle rencontre Loup, un mystérieux street-fighter qui semble savoir où est sa grand-mère, elle n’a d’autre choix que de lui faire confiance. C’est en menant leur enquête que Scarlet et Loup croisent la route de Cinder. Ensemble ils se ligueront contre Levana, la vicieuse Reine lunaire prête à tout pour asservir les Terriens et épouser le Prince Kai.

4.5 heartUn tome 2 qui s’essouffle ? Absolument pas !

>>  Une suite largement à la hauteur du premier tome. L’action y est autant présente, quoique moins agitée, mais plus surprenante. Je n’ai peut-être pas ressenti autant d’émotions virulentes qu’à ma lecture de Cinder, mais je me suis prise rapidement d’affection pour les personnages et leur histoire.

C’est un réel plaisir de découvrir de nouvelles têtes et de continuer en parallèle de suivre celles qu’on connaissait déjà (Cinder, Kaito, Iko, Levana etc)Scarlet et Cinder sont deux héroïnes aussi chouettes et caractérielles l’une que l’autre. Scarlet est un personnage qui a su m’émouvoir et m’attendrir. C’est une vraie tête brûlée, à la fois têtue, impulsive, colérique, mais aussi très sensible et qui ferait tout pour ses proches. Comme il lui arrive souvent de voir rouge, on peut dire qu’elle porte très bien son nom.

On va également découvrir le personnage de Carswell Thorne, et quel plaisir ! Qu’est-ce qu’il est drôle ! C’est le genre de compagnon un peu lourdingue et sarcastique, toujours là pour sortir LA réplique qui fait mouche au bon (ou mauvais) moment et qui vient détendre l’atmosphère. Il apporte de la légèreté à l’histoire et ce n’est pas pour déplaire ! C’est un personnage qui, de plus, n’est pas dénué d’une certaine loyauté, de franchise et qui a, somme toute, un bon fond sous ses airs de rigolo amateur de belles femmes. Concernant Loup, j’ai beaucoup aimé sa relation avec notre nouvelle héroïne et le personnage a su me toucher par instants de par son lourd passé, mais ce n’est pas non plus un de mes chouchous (il a beaucoup de succès au sein de la communauté de fans de la série, cela dit !).

Scarlet est une suite digne de Cinder. Ma lecture a été trépidante, palpitante et très agréable. La saga se lit toujours aussi bien. Marissa Meyer veille bien à apporter des justifications précises et soignées à son univers et son intrigue, ce qui rajoute de la cohérence. Je suis d’ores et déjà certaine que je tiens là une série jeunesse en or massif (nb : je peux le confirmer à présent ahah) et j’oserais presque dire qu’il s’agit d’une de mes sagas livresques préférées (nb : c’est bel et bien le cas)Je suis définitivement une « Lunartic » ahah !

Album : « Ondine » de Benjamin Lacombe

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Titre : Ondine
Auteur/dessinateur : Benjamin Lacombe
Type : album, conte/légende
Genre(s) : Romance, Drame, Fantastique
Pages : 40 (Broché 2017, Albin Michel)

Emportée par sa passion pour le chevalier Hans de Ringstetten, Ondine se noie dans les tumultes de l’amour. Benjamin Lacombe donne ici une version intense et sensuelle de ce célèbre conte romantique. Ses images somptueuses font écho aux peintures pré-raphaélites et, par un savant de calques, accompagnent avec une poésie troublante le destin tragique d’Ondine.

4 heartsUn album somptueux !

>> Un album qui m’aura bien plu ! Je n’en attendais pas moins d’un ouvrage illustré par Benjamin Lacombe. Je suis son travail depuis plusieurs années et c’est peut-être un de mes illustrateurs favoris, donc forcément que j’ai craqué pour Ondine en tombant dessus ahah ! En ce qui concerne l’histoire, je ne l’ai pas détesté. J’ai vu quelqu’un la comparer au conte d’Andersen La Petite Sirène et c’est vrai qu’on y retrouve un peu ce côté mélancolique. J’ai donc apprécié, mais cela reste un conte quelque peu manichéen et sans grande surprises. J’ai surtout apprécié cet album pour les magnifiques illustrations de Benjamin, mais moi qui, d’habitude, n’arrive pas trop à accrocher avec les histoires racontées dans les albums… là on restait dans le passable ! Je recommande cette petite merveille à tous les fans de contes et/ou de Benjamin Lacombe, c’est une évidence 🙂 !

Albums Hemma : Princesses de l’Antiquité et des étoiles

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>> Mes plus belles histoires de Princesses de l’Antiquité
par Roxane Marie Galliez et Cathy Delanssay
Éditions Hemma
116 pages

Des princesses, des dieux, des héros… tout droit sortis des aventures les plus extraordinaires de la mythologie grecque. Des histoires adaptées et rendues accessibles afin de découvrir les plus grands classiques.

>> Princesses des étoiles
par Cédric Janvier, Cathy Delanssay et Sybile
Éditions Hemma
116 pages

Au fin fond de la nuit, là-haut dans les étoiles, vivent des princesses à la beauté et aux pouvoirs infinis. Comme toutes les princesses, elles vivent de fabuleuses histoires, pleine de magie, de mystères, de dangers… et d’amour ! Décollage immédiat pour rejoindre Vénus, Mercure, Saturne, Jupiter, Mars, Pluton et Neptune pour un voyage en apesanteur au pays des rêves.

3 heartsDes illustrations sublimes, mais des histoires assez moyennes.

Quand j’ai vu ces albums dans ma librairie, je n’avais plus qu’une idée en tête : me les acheter, parce qu’ils sont si beaux ! Je savais d’avance que je ne serais peut-être pas trop emballés par les récits, l’album s’adressant vraiment aux plus jeunes, mais j’avais espoir qu’il y ait cette petite touche de poésie ou de rêve qui me fasse aimer ces contes malgré tout, qu’au moins je trouverais les histoires sympa pour les petits… mais non.

Pour le premier album, des mythes d’héroïnes de l’Antiquité (Ariane et son fil, par exemple) ont été repris et simplifiés pour convenir aux plus petits. Cela m’a permis de découvrir des personnages de légendes que je ne connaissais pas forcément. Mais ces histoires… aie aie aie. Je n’ai pas du tout aimé. Je ne leur trouvais ni sens, ni moralité et rien à en retenir. Ensuite, les personnages féminins... soit elles sont « belles » et…. souvent, c’est tout, un homme entre dans leur vie et puis hop, fin de l’histoire. Ou quand elles sont un peu plus que juste « belles », leur rôle n’est pas non plus remarquable et c’est tellement léger ! Concernant les hommes, ils ne sont pas mieux. La plupart sont aussi plats que les personnages féminins, ou alors ce sont des idiots qui n’ont aucune considération pour elles. Bref, ce sont des légendes de l’Antiquité quoi… aucune n’aura su me séduire.

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Pour le deuxième album, j’avais bon espoir que la roue tourne étant donné qu’on n’était plus dans la reprise de légendes. Malheureusement, il est vrai que j’ai quand même préféré cet album au premier, mais pas au point de vous dire que je l’ai beaucoup aimé. Disons que c’est tout juste passé. Son problème, c’est que je ne voyais pas tellement le sens des histoires racontées. Là  encore, pas vraiment de moral, certains passages dont je ne comprenais pas l' »utilité » ou la signification. On reste dans l’hyper basique, presque bateau… pour moi, c’était juste un enchaînement d’événements qui n’avaient rien de remarquables. Je n’ai absolument rien retiré de ses histoires. J’ai essayé de me placer d’un point de vue d’enfant et là… je reconnais que la petite fille de 7/8 ans que j’étais aurait sûrement beaucoup aimé ses albums. L’adulte que je suis ne peut quand même pas s’empêcher de se dire qu’il n’y a rien à en tirer, mais bon… je me dis que j’adorais ce genre d’histoires petite et que cela ne m’a pas rendu passive ou stupide ahah. Cela fait juste de rêver un temps !

En revanche, je tiens absolument à souligner que, visuellement, ces albums sont juste… waoh, à couper le souffle. Heureusement qu’il y avait les illustrations ! Elles représentent à elles seules 2/3 de ma note ! J’ai vraiment adoré toutes ces sublimes images et ces magnifiques héroïnes. Cela m’aura permis de découvrir une artiste (Cathy Delanssay) que je suis à présent sur Instagram tellement j’aime son coup de crayon !

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Au final, je n’ai été séduite que visuellement par ces deux ouvrages. Le plaisir n’aura été que contemplatif et rien de plus. Je dirais donc que ces albums valent peut-être le coup si vous avez de tout jeunes enfants ou si vous êtes vraiment collectionneur de « beaux » livres jeunesse. Ils auraient une belle place dans votre collection ! J’ai hésité à les garder rien que pour ça, mais finalement je pense qu’ils vont finir au Secours Populaire du coin, car j’ai bon espoir qu’ils ravissent de jeunes enfants dont les parents n’ont peut-être pas beaucoup de moyens pour Noël !

Roman : « Les cinq lettres du mot coeur » de Cathy Cassidy

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Titre original : Broken heart club
Autrice : Cathy Cassidy
Parution : 2016 (VO) / 2017 (VF)
Type : Roman jeunesse
Genre(s) : drame, tranche-de-vie
Thèmes : Enfance, amitié, adolescence…
Pages : 304 (Broché, Nathan)

Carrie, Omisha Eden, Uma et Ryan sont inséparables comme les cinq doigts de la main, ou comme les cinq lettres du mot « coeur » que forment les initiales de leur prénom. Mais après une violente dispute, leur groupe est brisé. Même Eden et Ryan, qui étaient amoureux en secret, ne se parlent plus…. est-il vraiment trop tard, deux ans après, pour recoller les morceaux de l’amour et de l’amitié ?

4 heartsEncore une belle oeuvre de la « Queen Cassidy » !

>> Inutile de vous préciser que je me suis littéralement jetée sur le nouveau roman de Cathy Cassidy à sa sortie ? Cette autrice jeunesse est l’une de mes préférées. J’ai eu un coup de pratiquement pour coeur chacun de ses livres. Les 5 lettres du mot coeur n’a pas échappé à la règle !

Avec un résumé pareil, je m’attendais à une histoire profonde et touchante sur l’amitié et son évolution au fil du temps. Peut-on réparer des liens brisés ? Le roman a su répondre à mes attentes, en allant même un petit peu plus loin. Je ne rentrerais pas dans les détails à ce propos, car j’estime que cela serait dommage. En tout cas, je m’attendais à de l’émotion , mais j’ai eu droit à un récit plus profond et dramatique qu’il n’y parait (c’est souvent le cas avec l’autrice en fait ahah). J’avoue que j’ai rapidement deviné ce qu’il en était, mais cela n’enlève pas le fait que je ne m’attendais pas à trouver ça dans cette histoire. C’est un récit qui, petit à petit, m’a prise au tripes.

Les personnages sont tous assez touchants, même si j’ai trouvé qu’on exagérait peut-être un poil avec Ryan (que j’ai bien aimé malgré tout). Eden reste ma petite chouchoute, car c’est celle à laquelle j’ai pu le mieux m’identifier. Elle a eu la chance d’avoir une amitié hors du commun avec Carrie, un lien très spécial et unique. Le fait d’avoir perdu ce lien en grandissant a fait d’elle une adolescente triste, craintive et solitaire. Je comprends tellement ce par quoi elle est passée, donc je n’ai pu que m’attacher à ce personnage ahah. Dans l’ensemble, je les aies tous bien aimés. Chacun a su me toucher à sa propre manière.

Parmi ses cinq romans publiés en France (sans compter la saga des Filles au chocolat), Les 5 lettres du mot coeur est l’un de ceux qui m’aura le plus ébranlée. Rose Givrée reste peut-être mon préféré, car ce dernier est plus fort et « violent » dans sa continuité. Cependant, Les 5 lettres du mot coeur se défend aussi très bien en abordant un autre sujet sensible et pertinent. La fin du roman m’aura mise la larme à l’oeil et retourner le coeur. C’est une histoire que je ne suis pas prête d’oublier.

Si vous n’avez encore jamais lu un roman de Cathy Cassidy et que vous hésitez à vous jeter à l’eau, voici une nouvelle preuve qu’il faut vraiment se lancer ! Je continuerais à conseiller Rose Givrée pour ceux qui veulent un récit vraiment fort et marquant, mais si vous voulez quelque chose de tout aussi puissant, en plus doux et peut-être avec un sujet plus parlant comparé à l’autre, alors je vous recommanderais celui-ci en premier. Enfin, je vous recommande tous ses livres, mais ces deux-là arrivent en haut de ma liste de préférences ahah !