2017 – Bilan culturel 03 : les films

Les films

En chiffres, ça donne :
82 films vus – 49 premiers visionnages – 19 coup de coeur (/49) – 09 sorties cinéma

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3/ Coco, de Lee Unrick (Disney-Pixar)

J’ai hésité avec Star Wars VIII… mais impossible de ne pas mentionner Coco dans un top 2017 tellement ce film est formidable et beau. Une belle et intense histoire de famille comme Disney et Pixar savent si bien les faire. Les graphismes sont d’un détail ahurissant, le doublage français est un des plus impeccables et immersifs jamais vu en animation, les personnages sont attachants, émouvants, réels… bref, un gros coup de coeur. Il aura réussi à me faire pleurer et je sais que je suis très loin d’être la seule. Un Pixar qu’il faut absolument voir. C’est beau, fort et vraiment très abouti.

2/ Premier contact, de Denis Villeneuve

Un film de SF pas comme les autres (enfin, je n’en ai pas vu des masses je le reconnais). Au lieu de s’intéresser à une invasion extraterrestre basique comme on en a déjà vu, l’accent va ici être mis sur les procédés de communication qui vont être mis en oeuvre par les scientifiques pour tenter de comprendre les intentions des envahisseurs. On se focalise sur l’échange, la description du langage et la création de nouveaux codes pour pouvoir échanger entre deux espèces. Cela ne passionnera pas tout le monde, surtout les amateurs d’actions, mais personnellement j’ai adoré cette approche didactique. On reste tout de même dans le divertissement SF, mais la manière dont le film amène le sujet est rafraîchissante. Premier Contact peut être intéressant à voir pour tous ceux qui s’intéressent à la linguistique ou au processus du langage. Pas non plus besoin d’être un érudit ou féru du sujet évidemment. Un beau coup de coeur !

1/ Lion, de Garth Davis

Lion était vendu comme le nouveau Slumdog Millionnaire… et effectivement, c’est une superbe relève. L’intrigue est prenante, à la fois dure, bouleversante, mais aussi belle et pleine d’espoir. Le personnage principal va perdre la trace de son grand-frère dans une gare indienne. Ce n’est encore qu’un enfant qui ne connait pas le nom de son village, ni ne sait comment s’y rendre. Je ne vous en dirais pas plus, car ce film percute, pique le coeur à vif et se savoure.  C’est un récit difficilement oubliable, inspiré d’une histoire vraie. Lion est un film merveilleux qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie, en VO de préférence (j’ignore si les indiens parlent leur langues en VF, mais en VO oui, ce qui rend le film plus percutant et plus fort).

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On se retrouve la semaine prochaine pour les séries TV !

Pause ciné : « Star Wars VIII : les derniers Jedi » avec et sans spoilers + coup de gueule

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Star Wars VIII : The last Jedi – 4.5 heart coup de coeur
Réalisé par Rian Johnson. Sorti en 2017.
Avec : Daisy Ridley, Adam Driver, Oscar Isaac, John Bogeya, Kelly Marie Tran, Carrie Fisher, Mark Hamill…

>> Les héros du Réveil de la force rejoignent les figures légendaires de la galaxie dans une aventure épique qui révèle des secrets ancestraux sur la Force et entraîne de surprenantes révélations sur le passé…

SANS SPOILERS 

>> Mon ressenti en 3 mots : waow, waow et WAOW. Je me suis fait une petite séance ciné  à 21h30, parce que je ne tenais plus à force d’en entendre de bons échos et, effectivement, j’avoue que je l’ai trouvé relativement bon. Il entre directement dans mes épisodes préférés.

     J’ai été captivée du début à la fin par le scénario des Derniers Jedi. Alors, oui, il y a des choses plus inutiles que d’autres, mais franchement je me suis régalée avec tout donc je n’ai rien à redire. Certains l’auront peut-être trouvé lent par moments, mais au contraire j’ai trouvé qu’on amenait les choses à la bonne vitesse, donc parfois avec une petite longueur, mais au bout de 2h30 j’en redemandais et voulait en voir plus, donc pas de négatif pour moi à ce niveau ahah. Je dois dire que c’est un truc que j’aime bien chez Star Wars d’ailleurs : on prend le temps de poser l’univers et l’intrigue. Ce n’est pas rien ce qui se passe dans ces films : on y parle de régimes oppressants. De Résistance politique. De conquête de pouvoir, d’offensive militaire… bref, c’est pas des trucs qui arrivent en un claquement de doigts mais qui s’étalent dans le temps.

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     De plus, cela permet de se focaliser sur les différents personnages de la saga et ça c’est top. Dans cet épisode VIII, ils sont tous mit en avant à un moment donné. C’est vraiment plaisant de se focaliser sur tout le monde. J’ai particulièrement aimé voir davantage de Kylo Ren, personnage que j’affectionne beaucoup et suivre l’évolution de Rey, que j’ai bien plus apprécié dans cet épisode (du moins, elle m’aura plus marquée). Finn, Rose, Leia et Poe ne sont pas en reste. J’ai aimé voir la Résistance faire de son mieux pour résister à l’ennemie, même si ce n’est pas toujours facile car le conflit n’est pas toujours externe… j’ai aimé voir Rey s’enrichir et grandir. J’ai aimé voir plus d’ambivalence chez Ben Solo. J’ai aimé la subtilité apportée au personnage de Luke. J’ai aimé la sagesse de Leia, son charisme, sa grande et belle force intérieure. J’ai aimé le traitement de la notion de « Jedi » et pas mal d’éléments scénaristiques apportés au film. Pour moi, tout s’emboîtait très bien. De plus, on ne s’attend pas à tout ! Les Dernier Jedi amène en effet pleins de choses intéressantes, qu’elles soient lumineuses ou plus obscures, et joue bien avec toutes les subtilités possibles à ce niveau. Mais je ne voudrais pas trop vous en dire. Concernant la BO, les effets spéciaux... je crois qu’il n’y a plus rien à dire là-dessus ahah. C’était très bien fait et les musiques sont toujours aussi extra.

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     Je n’irais pas dire que ce film de la saga est exceptionnel par rapport aux autres. Il est dans la lignée de ses meilleurs congénères, largement plus intéressant et marquant que le précédent quand même. Je le reverrais avec plaisir encore et encore ahah. Les dernier Jedi m’a beaucoup plu, ému, parfois surprise, parfois amusé, fais réfléchir, intéressé… bref, il a assuré en tant que divertissement, mais pour moi on ne s’y limite pas. Star Wars, c’est un peu le reflet de notre propre Histoire/société et même un peu du genre humain, donc ça fait souvent cogiter et j’adore ça : réfléchir et transposer tout dans notre monde. Sauf qu’en bonus, on a le droit à un univers futuriste au top, original, esthétique et divertissant au possible. Bref, j’aime beaucoup cette saga et Les dernier Jedi a été un très beau coup de coeur, n’en déplaise à certains. De mon point de vue c’est un très bon film, point ahah.

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COUP DE GUEULE AVEC SPOILERS

     J’aimerais revenir sur certaines choses, notamment répondre à certaines critiques de puristes qui sont à mes yeux totalement infondées. Du moins, nous ne partageons clairement pas le même point de vue. Certains vont beaucoup trop loin à mon sens. Sérieux ? Une pétition pour supprimer le film ? …

     Je peux tout à fait comprendre que la mort de Luke, pour ne citer que ça, ait brisé le coeur de millions de fans. C’est bien normal ! C’est avec lui que tout a commencé, il est un des héros principaux de cette saga phénoménal etc… mais, il faut savoir aller de l’avant et se détacher un peu de l’emprise affectif que la saga a sur certains. Si cet élément avait été amenée de manière bâclée ou infondée, cela pourrait se discuter, mais… déjà Luke a vécu en ermite pendant des années et commençait à se faire vieux. Il ne s’était pas servi de la Force depuis très longtemps. Ceci explique déjà cela, d’autant plus qu’il l’a utilisé d’une très grande distance. Normal qu’il n’ait pas tenu. Il fallait bien que ça arrive. D’autant plus qu’il meurt quand même en héros, ou du moins dans la bravoure. Bref, sa mort est légitime et cohérente. Puis peut-être que l’acteur voulait lui aussi passer un peu à autre chose, surtout depuis la mort de la regrettée Carrie Fisher…. bref.

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     Mais surtout les gars, il faut savoir avancer. Star Wars, ça ne pouvait pas être Luke, Leia et compagnie pendant 30 épisodes. Pareil pour les Sith/Jedi. Il faut savoir renouvelé à un moment et surtout ALLER DE L’AVANT. Puis enfin, c’est de la fiction ! Faut faire un peu la part des choses. Bref. Je remets en cause les attitudes acharnées, immatures et incohérentes des rageux ou trop grands puristes, mais je peux tout à fait comprendre en revanche qu’un fan ai ressenti de la tristesse ou un eu d’effroi face à cette page qui se tourne. Je peux également comprendre que, pour certains, SW aurait dû s’arrêter depuis bien longtemps et que Disney n’aurait pas dû se mêler de tout ça etc…oui, d’accord. Mais bordel, il y a des gens qui AIMENT encore cette saga, qui lui trouve des qualités. Donc pourquoi ramener votre fraise comme ça pour cracher si violemment sur Disney (qui savait très bien dans quoi ils s’embarquaient en reprenant SW quand même) et, sur ceux qui aiment les nouveaux épisodes ? Vous vous rendez compte que votre attitude est assez… ridicule et infondée pour certains ? Y’a eu des critiques comme quoi « y’avait de l’humour«  quand même… vous vous rendez bien compte qu’il ya TOUJOURS eu de l’humour dans SW, même dans les vieux épisodes ?

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     Re-bref. Si Star Wars c’est votre enfance et blablabla, ben restez sur les vieux épisodes et ne regardez plus les nouveaux ahah. A quoi bon vous acharnez et vous faire du mal tout seul ?  En deux mots : détachez-vous. Grandissez. Il faut savoir apprécié un film comme il est pour être crédible dans un propos/une critique et ne pas y mêler le ressenti affectif de votre petit enfant intérieur tout blessé et nostalgique parce que les choses évoluent et ne sont plus comme elles étaient avant.

     C’est tout pour moi, merci ! Pour en revenir en film, je dirais simplement que j’ai aimé le traitement fait par rapport à la notion du « Jedi » et à ce que leur ordre représente et représentAIS au passé. C’est relativement intéressant et réaliste dans un sens, car le temps passe, mais le monde continue de tourner. Bon après, les subtilités entre le lumineux et l’obscur, c’est redondant et pas novateur du tout (je parle de Rey, Kylo, Luc…), mais c’est un des sujets principaux de la saga et aussi -et surtout- un grand dilemme de l’être Humain en tout temps.

     J’ai aimé aussi les discordes entre Poe/Leia et l’autre Générale. Ils sont chacun différents, mais servent la même cause. J’ai du mal avec l’attitude brute et tête dure de Poe, mais il faut reconnaître qu’il a eu de bonnes idées et n’est pas idiot pour autant. Et j’adore l’attitude pleine de sagesse de Leia vis-à-vis de lui, lui accordant crédit quand ce dernier le mérite. « Pourquoi me regardez-vous ? Faites ce qu’il vous dit ! » ahah. Bref, je valide tout ce que j’ai vu dans ce film ahah. Prête pour de nouvelles aventures ! 😉

Pause cinéma : « Coco » – avec et sans spoilers

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Coco – 4.5 heart + CD
Réalisé par Lee Unrich et Adrian Molina. Sorti en 2017
Avec les voix françaises de : Andrea Santamaria, Ary Abittan, Damien Ferrette, Bernard Gabay, Michel Lerousseau, Cathy Cerda, Brigitte Virtudes, Evelyne Grandjean, Emmanuelle Rivière…

Miguel rêve de devenir musicien comme l’était son idole, Ernesto de la Cruz. Il y a cependant un problème : sa famille proscrit la musique, et ce depuis des générations. En voulant les faire changer d’avis, il va accidentellement franchir la frontière de l’hypnotique monde des ancêtres au cours de la nuit du Dia de los Muertos. Avec l’aide d’Hector le farceur, il va alors tenter de percer les vieux secrets qui entourent l’histoire de ses aïeuls. 


>> SANS SPOILERS

Avec Coco, on peut dire qu’un nouveau chef-d’oeuvre a vu le jour chez les studios Disney-Pixar. J’ai eu un très beau coup de coeur pour cette pépite de l’animation qui aura su m’émouvoir au point de verser mes petites larmes à la fin (pourtant je n’ai pas la larme facile et je m’étais retenu le mieux possible avant de décider de tout lâcher ahah).

Coco est ni plus ni moins qu’une jolie fresque familiale émouvante, imprégnée d’amour, de vivacité et de culture Mexicaine. Notre petit héros, Miguel, est adorable, attachant au possible et son périple entre le monde des Morts et celui des Vivants ne laisse pas indemne. Décors, ambiance, couleurs, personnages… tout est tellement superbement réussi qu’on se croirait vraiment au Mexique. Coco nous permet d’en apprendre pas mal sur les habitants de ce pays et leurs coutumes ancestrales, plus précisément sur le Jour des Morts (ou Dia de los Muertos). Là-haut, c’est un événement dynamique et festif, loin d’être triste ! On y célèbre avec amour les êtres chers disparus ainsi que la mémoire de nos ancêtres. Autant dire que c’était vraiment le contexte parfait pour réaliser un film sur ce sujet fort et universel qu’est la famille.

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L’histoire suit un développement correct et sans embûches. L’univers est bien justifié, on rit, pleure, sourit, chante, puis songe à notre propre famille. On est pas sur un scénario totalement inédit, original ou haletant, mais le film se suffit à lui-même tel qu’il est. Il n’avait pas besoin de plus tant il est réussi d’un point de vue artistique, puis tant la thématique principale est forte, suffisamment parlante et émouvante pour séduire une majorité de spectateurs.

Du côté des personnages, j’ai vraiment beaucoup aimé Miguel. C’est un petit garçon réellement attachant, gentil et très courageux (en plus d’être talentueux). Hector est aussi un superbe personnage qui aura su me frapper en plein coeur, mais je tire aussi mon chapeau à Ernesto tout à fait convaincant dans son rôle. N’oublions pas Abuelita, cette vieille femme sévère et teigneuse (ce qui la rend amusante à l’occasion), mais dont le coeur est remplit d’amour pour les siens. Imelda se révèle aussi fabuleuse… bref, on a compris : j’ai adoré tous les personnages du film. Même Pepita, mon gros petit chaton à moi… *prend la porte*

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En vérité, je n’ai pas grand-chose à dire sur Coco. Pourquoi ? Simplement parce que je l’ai trouvé réussi en tout point. Il n’y a que sur deux tout petits détails sur lesquels je pourrais revenir. D’abord : la prévisibilité de l’histoire. J’ai rapidement compris quelle direction l’intrigue allait prendre et n’ai pas été surprise par la tournure des événements. Enfin, j’ai trouvé que les Rivera étaient assez virulents concernant leur rapport à la musique. Je peux comprendre qu’ils ne l’apprécient pas et ne veulent pas que Miguel se lance là-dedans, mais de là à la proscrire totalement et radicalement depuis plusieurs générations ? J’ai du mal à me dire qu’aucun membre de cette famille n’ait remis cela en question avant Miguel, ou au moins que personne n’ait cherché à se faire une opinion plus nuancée. Bref, c’était l’instant chipotage habituel. Juste quelques remarques personnelles sur des éléments qui ne m’ont en aucun cas empêchés d’apprécier Coco à sa juste valeur, je tiens à le dire !

Pour résumé : allez voir Coco. C’est un superbe film familial, réussit sous toutes les coutures au niveau technique et artistique. On sent que l’équipe s’est réellement appliquée a retranscrire l’ambiance du Mexique et les coutumes de son peuple. L’histoire et/ou les personnages vous toucheront forcément à un moment donné. La bande son est formidable et le doublage français particulièrement réussi (on conserve même la langue originale ou l’accent mexicain sur certains mots). C’est un des films Pixar les plus complet et aboutit à mes yeux. Une très belle aventure culturelle, touchante et fantastique qui vous rendra vous aussi un poco loco, c’est sûr.

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PARTIE AVEC SPOILERS >>

Concernant la prévisibilité de l’intrigue, je parlais évidemment du twist sur l’identité d’Ernesto et celle d’Hector. Par contre, ce qui m’a vraiment surprise, c’est l’attitude d’Ernesto. Je m’attendais à ce que ce soit un bobo très prétentieux et idiot qui allait remballer Miguel à la seconde. En fait, le personnage incarne vraiment une figure sympathique, cachant au fond de lui sa trop grande ambition capable de lui faire commettre des actes impardonnables. En cela, c’est un personnage que j’ai trouvé vraiment très réussi et bien construit. Je pense que c’est un de mes méchants Disney/Pixar préférés !

Ensuite, petite remarque rapide : dans l’art book du film, Imelda est décrite comme une « antagoniste ». Ce qu’elle est bel et bien ! En revanche, on relie souvent cet adjectif au méchant du film : hors ce n’est pas le cas pour Coco. L’antagoniste n’est pas le méchant de l’histoire, et ça c’est assez original finalement ! Concernant Imelda, je tenais à dire que je l’ai trouvée très humaine et que je comprenais totalement la peine/colère qu’elle avait dû ressentir en se faisant « abandonner » par Hector, devant élever sa fille seule. Son attitude se justifie par son passé à mes yeux. C’est un superbe personnage que j’ai beaucoup apprécié malgré son opinion sur la musique. Heureusement qu’elle évolue vers le positif et que son coeur s’apaise un peu en tout cas, elle le méritait et Hector aussi !

Enfin, je trouve aussi le titre du film bien choisit. Le début de l’histoire nous permet de comprendre que Coco fait référence à Mama Coco, l’arrière grand-mère, mais le spectateur ne sait pas encore pourquoi exactement à ce niveau. Une fois le film terminé (voir un peu avant), cela prend tout son sens et j’ai trouvé ça vraiment émouvant. Par ailleurs, Mama Coco est un des personnages les plus touchants du film. J’ai adoré sa scène enfant avec Hector quand il lui chante Ne m’oublie pas. Que j’avais envie de pleurer! Le final est aussi évidemment très touchant et c’est ce qui m’aura fait lâcher prise ahah ! Coco ne laisse clairement pas indemne, que ce soit le film ou le personnage éponyme.

Pause ciné : « Baby Driver »

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Baby Driver
Réalisé par Edgar Wright. Sorti en 2017.
Action – Comédie – Policier
Avec : Ansel Elgort, Kevin Spicey, Lily James, Jon Hamm, Jamie Foxx, Eiza Gonzalez, Jon Bernthal…

Pour s’acquitter d’une dette, Baby, jeune garçon peu loquace, se retrouve forcé à collaborer avec un chef de gang de braqueurs. Il se fait engager en tant que chauffeur. Son truc pour être « le meilleur » dans son domaine ? Il roule au rythme de sa propre playlist, muni de ses écouteurs. À part dans ce monde qui ne lui ressemble pas, Baby se bat pour sortir de l’emprise du milieu. Un jour, il rencontre et tombe amoureux de Debora, serveuse dans un diner, et se dit alors qu’il peut changer de vie. Mais peut-on sortir du monde du crime si aisément ?

5 hearts Un -gros- coup de coeur inattendu !

>> (Nb : film vu en vostfr).

Je n’irais pas par quatre chemins : je me suis prise une claque monumentale avec ce film.

De base, je n’aime pas spécialement les films d’actions (Fast and furious et compagnie, ça m’endort plus qu’autre chose). Une fois de plus, c’est le casting qui m’a donné envie de voir celui-là (ma Lily chérie ♥ + Ansel Elgort quoi !). J’avoue aussi avoir trouvé la bande annonce sympathique, mais je n’attendais pas spécialement grand-chose de Baby Driver… et là… je suis tombée sur un film qui possède une âme, une véritable esthétique et avec un parti pris artistique vachement cool.

Le film avait à peine commencé que je l’ai bien senti direct. Dès le début, on a des plans de caméras rythmés et bien pensés. Ce cadrage si bien soigné apporte vraiment quelque chose en plus. Ajoutez à ça une super bande-son qui, parfois, tombe en rythme avec certaines scènes/gestuelles du film et vous avez un rendu esthétique, plaisant et super dynamique. Tout a un rôle important dans Baby Driver. L’histoire et les acteurs ne sont pas les seuls éléments porteurs du film et c’est ça qui m’a beaucoup plu. C’est vrai que j’ai l’impression qu’on voit moins de films de ce genre de nos jours, à l’heure où le blockbuster domine une bonne partie du marché cinématographique.

Autre point qui m’a plu : les genres sont très bien dosés. L’action n’est pas utilisée à « outrance ». Elle est là quand il faut et sert toujours l’histoire. Ce qui la rend d’autant plus efficace à mon sens. On a aussi une petite dose de comédie et une pincée de romance. Là encore, ce n’est pas utilisé de manière exagérée ou gênante. En fait, aucun des trois « genres » ne vient dominer les autres. Les trois se mélangent et se diluent parfaitement bien ensemble. Cela fait que, quand le film a recours à certains « clichés » des genres, on a  l’impression d’être dans « l’emprunt », voir « l’hommage » plutôt que dans le « cliché » au sens péjoratif. L’esthétisme d’ensemble du film lui confère également une allure très vintage qui m’a beaucoup plu, mais vintage sans le sous-entendu « kitsch » ou ringard qu’on pourrait lui associer. C’est vintage, mais résolument moderne malgré tout d’un point de vue technique et traitement de personnages.

Concernant le casting : rien à redire. J’ai trouvé tous les acteurs au top. J’aurais eu en horreur certains personnages dans n’importe quel autre film (notamment Monica et certains autres gangsters, qui parfois fond vraiment cliché), mais ici le traitement global est tellement réussi que s’est passé comme une bonne part de fondant au chocolat. Je me répète, mais les « clichés » ne sont tellement pas utilisés à outrance que cela ne me les a pas rendu désagréables. Je dirais même qu’ils ont contribués à animer l’histoire, et grandement !

Franchement, on pourrait faire un dossier sur Baby Driver tant il y a de choses à dire dessus. Je ne lui ai même pas trouvé de points négatifs ! J’ai vraiment tout aimé : l’histoire, les personnages, l’esthétisme, la bande-son, les décors, les jeux de caméras… et, surtout, j’ai été captivée du début jusqu’à l’apparition du générique de fin. Et, moi, captivée devant un film d’action… c’est la première fois que ça m’arrive ahah !

Je vous conseille donc grandement ce film qui vaut réellement le coup d’oeil rien que pour la manière dont il a été pensé et filmé. Pour moi, c’est digne d’être un chef-d’oeuvre. Un genre de films qui reste basique tout en étant original, qui ne se résume pas à son scénario et propose un divertissement artistique très complet. Une oeuvre cinématographique comme on en voit maintenant trop peu de nos jours. Et dire qu’il est passé inaperçu. Non, vraiment, ne passez pas à côté ! J’ai tellement envie d’avoir votre avis à son propos ahah.

Pause ciné : « Cars 3 »

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Cars 3 – 5 hearts Coup de coeur
Réalisé par Brian Fee. Sorti en 2017 (France)
Avec les voix françaises de : Guillaume Canet, Gilles Lellouche, Alice Pol, Nicolas Duchauvelle, Cécile de France, Samuel Le Bihan…

Dépassé par une nouvelle génération de bolides ultra-rapides, le célèbre Flash McQueen se retrouve mis sur la touche d’un sport qu’il adore. Pour revenir dans la course et prouver, en souvenir de Doc Hudson, que le n° 95 a toujours sa place dans la Piston Cup, il devra faire preuve d’ingéniosité. L’aide de sa nouvelle coach pleine d’enthousiasme, Cruz Ramirez, lui sera d’un précieux secours…

>> « WAOW ! Quelle dinguerie ! » C’est ce que je me suis dit en sortant de ma séance cinéma pour Cars 3. J’avoue que sa bande annonce m’avait fortement alléchée, mais d’un autre côté je me demandais ce que pouvait bien apporter de plus un troisième volet des aventures de Flash McQueen. Eh bien… beaucoup de choses messieurs dames !

Parmi les sujets abordés dans le film, on retrouve notamment une problématique autour du progrès technologique, ses avantages et ses limites. Je m’attendais plus à ce que le film parle de ça, mais finalement il a été plus loin et vers quelque chose de plus émouvant (tout en restant dans cette optique). Bien que Flash soit, au départ, tenté par les nouvelles technologies qui se présentent à lui pour se remettre à niveau, il va vite en revenir à « la bonne vieille méthode » : pour lui, rien ne vaut un entraînement sur le terrain ! J’étais bien d’accord avec lui d’ailleurs. Autant l’évolution high tech peut avoir ses utilités, mais il ne faut pas non plus s’en servir à outrance, au risque de passer à côté de pleins de choses ! Pour le reste, je préfère éviter de vous parler trop en détails de ce qui se passe dans le film afin que vous en gardiez la surprise. On sent l’intrigue et le dénouement venir au fur et à mesure qu’on avance, mais au début j’avoue que je ne m’attendais quand même pas à ce Cars 3 prenne cette direction. Du coup, ça a été une très belle surprise ! Une belle aventure pleine d’action, d’humour et bien plus profonde et émouvante que ce à quoi je m’attendais.

Une autre belle surprise dans le film : le personnage de Cruz Ramirez. Je ne pensais pas non plus qu’elle aurait un rôle important au départ, pourtant c’est bel et bien une nouvelle héroïne de la saga, et quelle héroïne ! J’ai trouvé ce personnage juste génial : elle est drôle, dynamique, touchante et courageuse. C’est clairement une de mes chouchoutes de Pixar maintenant (bon, je ne sais pas si elle arrive au-dessus de mon p’tit Martin ahah).

Concernant le reste : les graphismes sont toujours aussi tops, comme savent si bien faire les studios Pixar depuis quelques années. Les rendus de matière sur les voitures sont incroyablement réalistes. Quant à la bande son, elle se situe dans la lignée des deux autres volets de la saga : punchy, un croisement de folk, rock et country avec quelques sons plus pop/techno par moments… elle dynamise très bien le film.

Je pense qu’il n’y a pas grand-chose de plus à dire. Si vous étiez dubitatif quant à cette suite : laissez tomber vos préjugés. Foncez voir Cars 3 immédiatement. Vous ne serez clairement pas déçus ! Autant Cars 2 était un petit « bonus » hyper sympathique qui mettait plus Martin en avant, mais là on est vraiment dans la continuité du premier film et l’histoire est beaucoup plus intense. Une superbe conclusion à cette saga en tout cas, un final grandiose et inoubliable ! Enfin, je suppose (et j’espère) que c’est un final, car honnêtement c’est une fin absolument parfaite pour Cars.

Comptez-vous allez voir cars 3 ? Si c’est déjà fait, qu’en avez-vous pensez ?
Avez-vous les 2 autres films ? Quel est votre favoris de la trilogie ?

Pause ciné : « Valérian et la Cité des mille planètes »

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Réalisé par Luc Besson. Sorti en 2017.
D’après la BD de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières Valérian et Laureline.
Avec : Cara Delevingne, Dane Dehaan, Clive Owen, Ethan Hawke, Sam Spruell, Rihanna…

Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d’agents spatio-temporels chargés de maintenir l’ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha – une métropole en constante expansion où des espèces venues de l’univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d’Alpha, une force obscure qui menace l’existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l’avenir de l’univers.

>> Avant de vous partager mon ressenti sur ce film, j’aurais quelques petites précisions à faire qui, peut-être, vous permettrons de mieux cerner ma chronique (ou pas, mais sait-on jamais) : 1) Je n’ai pas lu la BD d’origine, que d’ailleurs je ne connaissais même pas, car 2) je ne suis pas une grosse amatrice de SF. J’aime bien certaines oeuvres du genre, mais dans l’ensemble j’apprécie juste à petite dose. Avec tout ça, vous vous demandez peut-être pourquoi j’ai voulu aller voir Valérian ? Parce que j’aime beaucoup Cara Delevingne. Pour certains, elle devrait se contenter de rester mannequin, mais je n’ai rien contre son jeu d’actrice de mon côté. Enfin, j’ai vu le film en VO (oui, je trouve que cela peut faire une différence sur un ressenti général).

Dans l’ensemble, j’ai apprécié le film, malgré des hauts, des bas et un rythme qui m’a paru un peu inégal.

Commençons avec ce qui est top : le visuel, évidemment. C’est le genre de film qui vaut le coup d’être vu sur grand écran ou en 3D si vous avez envie de vous évader de notre monde et d’en prendre plein les yeux. Les effets spéciaux m’ont également paru réussit. Il n’y a que certaines petites scènes que j’ai parfois trouvées trop « mouvementées » pour qu’on puisse y voir quelque chose et des plans plus ou moins bien cadrés, mais rien de réellement notable. En gros, je chipote ahah.

Si l’univers est réussi dans la forme, il l’est également dans le fond. J’ai réellement apprécié découvrir tous ces peuples, ces planètes, le fait que le temps et la distance en années lumières ne soient plus des frontières infranchissables etc. Pierre Christin a vraiment eu de superbes idées et à déployer à merveille son imagination. Pour ceux à qui cela rappellerait beaucoup trop Star Wars et compagnie, il faut savoir que la BD Valérian et Laureline est sortie une dizaine d’années avant les films de George  Lucas, donc on n’est pas du tout sur du « pompage ». J’ai eu un petit coup de coeur pour les Pearls, habitants de la planète Mül (qui est juste une giga plage géante). C’est un peuple pacifique, en harmonie avec la nature et plein de sagesse. Je n’avais qu’une envie en les découvrant : partir vivre avec eux sur Mül ahah.

Là où j’ai trouvé le film moins bon, c’est au niveau du rythme et du traitement des personnages principaux.

Sur la première moitié de Valérian, j’étais plutôt en mode « bon, ce film se laisse voir, mais ça reste du bof bof ». Certains passages sont plus ou moins utiles et intéressants. Autant mon copain a aussi apprécié le film dans l’ensemble, sans être transcendé, mais à certains moments il a faillit s’endormir ahah. Viennent alors la seconde partie et la fin du film, là où action et émotions sont à leurs apogés. Je me suis enfin surprise à me dire « ah, finalement c’est pas si mal comme film ». Bon, on reste sur du « classique » : le fil conducteur n’est pas original du tout au jour d’aujourd’hui et on s’attend à peu près à tout ce qui se passe dans Valérian (et pourtant je suis quasi novice en SF). Cela reste néanmoins efficace de mon point de vue. J’ai vraiment été émue sur les derniers instants du film. Certains disent que c’est de l’émotion « facile » et évidente, ce qui foncièrement n’est pas faux, mais j’avoue que je ne me pose pas trop ce genre de question. Tant que ça marche !

Dernier point à aborder : les personnages principaux. J’ai bien aimé le duo Valérian/Laureline, mais je reconnais qu’il est difficile de s’attacher à eux. On est trop impersonnel avec ces derniers et on ne sait quasiment rien sur eux. Ils sont « classes », mais rien de plus. Certains accusent un mauvais choix de casting, mais j’ai plus l’impression que ça vient du traitement des personnages en eux-mêmes que des acteurs. D’ailleurs, la « romance » entre Valérian et Laureline… hm hm. Elle permet de se faire une idée des liens entre ces deux personnages, mais certaines scènes et répliques sont assez… bidons, en plus d’être franchement lourdes ahah. Il n’y a qu’à la toute fin du film que ce point m’a paru -enfin- pertinent. Petite remarque personnelle en passant : Pourquoi le prénom de Valérian a été conservé dans le nom du film… ? Apparemment, ce serait parce que Besson était fan de la BD qui portait originellement le nom de Valérian, agent spatio-temporel avant d’être renommée en 2007 Valérian et Laureline. Soit, je peux comprendre ça, aucun soucis ! Simplement, c’est vrai qu’avec le nom d’un personnage dans le titre, on s’attend à ce que ce dernier soit spécialement mit en avant, hors pas du tout. Laureline est tout aussi présente que Valérian, ce si n’est même plus et si on ajoute qu’on ne sait rien de Valérian, au final… c’est un peu comme si Harry Potter nous racontait une année dans une école de magie avec dedans un personnage qui s’appelle Harry, sans vivre l’histoire avec ce dernier… bref, il aurait été plus juste soit d’appeler le film Valérian et Laureline, soit simplement La Cité des mille planètes, ou alors de mettre réellement le personnage de Valérian en avant. Bon, il a un petit plus dans le film par rapport aux autres, mais on est d’accord que cela ne fait pas une énorme différence, voir quasiment pas…

Bref, quelle longue chronique ! Je reste dans l’ensemble partagée pour ce film d’un point de vue cinématographique ; mais il n’empêche qu’il a su me divertir, m’intéresser dans l’ensemble et a réussi à me toucher sur la fin. Je ressors de mon visionnage avec une impression plutôt positive, mais clairement ce n’est pas non plus LE film de science-fiction, ni l’aventure du siècle. J’aurais été un peu dégoûtée si j’avais du payer ma place pleins pot. Pourtant, je n’ai pas envie de vous dissuader d’aller le voir, car j’ai quand même passé un bon moment. Le film permet une réelle évasion, fait passer de beaux messages et le duo principal reste « classe », même si peu attachant ou manque d’approfondissement. Cependant, je recommande la VOST, car si l’oeuvre m’a déjà paru souffrir de certains défauts en langue d’origine, si je doublage VF n’est pas réussi cela ne pourra qu’être pire ahah. Je dirais que ça passe ou ça casse avec Valérian. Moi, c’est passé tout juste au début, puis assez bien vers la fin. À vous d’aller vous faire votre propre idée !

As-tu vu Valérian ou comptes-tu aller le voir ? Ton avis sur le film ?

As-tu lu la BD d’origine ? Si oui, qu’en as-tu pensé ?

Film d’animation : « Ballerina »

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Réalisé par Éric Summer et Éric Warin. Sorti en 2016.
Voix françaises : Camille Cotin, Malik Bentalha, Magali Barney, Kaycie Chase, Laurent Morel…

Félicie est une jeune orpheline bretonne qui n’a qu’une passion : la danse. Avec son meilleur ami Victor qui aimerait devenir un grand inventeur, ils mettent au point un plan rocambolesque pour s’échapper de l’orphelinat, direction Paris, ville lumière et sa Tour Eiffel en construction ! Félicie devra se battre comme jamais, se dépasser et apprendre de ses erreurs pour réaliser son rêve le plus fou : devenir danseuse étoile à l’Opéra de Paris…


>> Un film qui me semblait prometteur et qui, finalement, m’aura plu tout en me décevant sur certains points.

J’aimerais commencer avec les bons côtés. Déjà, la réalisation est vraiment superbe. Les graphismes m’ont beaucoup plu. C’est assez proche du visuel de chez Disney, sans que cela semble similaire pour autant. Certains plans sont visuellement très sympa au niveau des décors (sur les toits de Paris, entre autre).

Ensuite, j’ai beaucoup aimé les personnages principaux. Félicie est une héroïne attachante, vive et audacieuse. Bien qu’elle soit orpheline, le film ne soulève pas les questions habituelles telles que « qui sont les parents biologiques » etc… Elle ne part pas à en quête de ses origines, mais, au contraire, en quête de son avenir, ce que j’ai beaucoup apprécié (ça change un peu du schéma habituel !). Odette m’a également beaucoup émue. J’aurais même apprécié qu’on développe un peu plus son personnage qui semble assez intéressant. Quant à Victor, c’est un jeune garçon débrouillard, adorable et sympathique. On le sent vraiment attaché à Félicie, à tel point que l’ignorance dont fait parfois preuve cette dernière à son égard me rendait dingue ahah ! Le pauvre est tellement aimable et attentionné avec elle…

Enfin, j’ai adoré la bande-son de Ballerina. Il n’y a pas de chansons « chantées », mais on a quelques scènes accompagnées de musiques. Il y a notamment une chanson de Demi Lovato (et bien d’autres), puis… une chanson de Sia ! Quelle ne fût pas ma joie ahah. La scène est assez courte, mais je l’ai trouvée émouvante et magnifique.

Maintenant, les petits « hics » du film… l’histoire a été pour moi le point faible de Ballerina. Même si, dans le fond, le film est plein de bonnes attentions et véhicule de belles valeurs, dans la forme il n’est pas du tout réaliste. Une jeune fille qui n’a jamais vraiment dansé de sa vie arrive quand même a intégrer en quelques jours/semaines la troupe de l’Opéra de Paris. Tout arrive beaucoup trop facilement. Je n’ai même pas parlé du fait que les deux gamins s’enfuient de l’Orphelinat et arrivent à survivre tout seul dans Paris, sans passer par les cases « faim », « froid », ou dormir dans la rue. Quel bol, vraiment (LOL). Il y a des justifications à tout ça (le recueillement par des adultes, l’entraînement intensif de Félicie par Odette…), mais on reste dans le totalement irréaliste même avec, désolé ahah. Puis quand Félicie danse sur pointe avec ses bottines… nop nop, sorry.

Même si j’apprécie beaucoup Félicie, j’ai quand même eu du mal avec ce qu’elle fait pour intégrer l’Opéra de Paris. Camille est une peste, c’est vrai, mais quand même… ce n’était clairement pas honnête et je n’aime pas trop le message que ça peut faire passer.

Enfin, l’humour du film était peut-être un peu trop bébé pour moi. Certains passages sont marrants et mignons, mais parfois ça vire un peu trop dans le caricatural, surtout au niveau du comportement de certains personnages secondaires (on en parle de l’autre blondinet qui est complètement ridicule ?).

Malgré les quelques points qui m’ont fait grincer des dents, Ballerina a quand même été un très chouette divertissement que je suis contente d’avoir visionné. Au final, le film remplit bien son rôle de ‘ »feel good », car on le termine le sourire aux lèvres et le coeur léger. Il nous invite également à croire en nos rêves et à se battre pour eux, ce qui est très bien en soi. Ce n’est clairement pas réaliste au niveau de l’histoire, mais bon… Il n’y a que les adultes pour chipoter sur le manque de réalisme d’un film d’animation jeunesse ahahah ! Les émotions et messages véhiculés par le film sont, pour moi, plus importants qu’une cohérence parfaite de l’histoire.

Ballerina vaut la peine d’être vu pour sa belle réalisation et parce que ça reste mignon et divertissant. Après, ce n’est pas non plus un indispensable à mes yeux. En revanche, je comprendrais totalement qu’il enchante les plus jeunes. Je pense que je l’aurais plus qu’adoré si je l’avais vu enfant.

Vous êtes donc prévenu pour ce film ! Je serais curieuse d’avoir votre ressenti si vous l’avez vu du coup, pour voir si je suis seule ou non dans mes retranchements ahah !