Livres

« Les menteuses » (Pretty Little Liars) de Sara Shepard, intégral 1

« Souvent, ses amies n’avaient pas envie de faire ce qu’Alison leur proposait. Même si toutes l’adoraient, elles ne pouvaient s’empêcher de la détester pour l’emprise qu’elle avait sur elles et pour la façon dont elle en abusait. Parfois, en sa présence, elles se sentaient déconnectées de la réalité. Elles avaient l’impression d’être des marionnettes dans les mains d’Ali. Et chacune d’entre elles souhaitait secrètement avoir la force de lui dire non – juste une fois. »

Pretty Little Liars, Sara Shepard

Les Menteuses (ou Pretty Little Liars), intégrale 1
un roman de Sara Shepard
paru pour la première fois en 2008 aux éditions Fleuve (Noir)


Résumé

À Rosewood, tout le monde a quelque chose à cacher. Surtout cinq jolies petites menteuses… Alison, Hanna, Emily, Spencer et Aria ont juré de ne plus jamais parler d’une petite vengeance qui a viré au cauchemar. Lorsque Alison disparaît du jour au lendemain, les quatre copines croient leurs inavouables secrets ensevelis à jamais. Mais trois ans plus tard, un mystérieux «A» les menace de divulguer leurs mensonges. Les jeunes filles pensent d’abord au retour d’Alison qui leur fait une blague. La réalité est bien plus inquiétante…


Chronique rédigée en 2016/2017 pour le blog Golden-Book (qui n’existe plus)

Une lecture que j’ai presque autant aimé que détesté. Je vous explique de suite pourquoi, en commençant avec le positif :

Un thriller adolescent qui fait mouche

Pretty Little Liars est une très bonne série policière jeunesse, destinée avant tout aux adolescents. Le mystère et l’oppression planent sur le lecteur tout au long du roman. On se crée nos petites théories sur l’identité de « A », qui varient en fonction de l’intrigue (nous ramenant parfois à notre point de départ, ou sur une autre piste).

L’écriture est globalement plaisante et bien détaillée. On se met tantôt plus, tantôt moins à la place des héroïnes. L’auteure nous explique les choses de telle sorte qu’on ne peut s’empêcher de compatir pour elles, qu’on les apprécient ou non. Ma préférence se tourne vers Aria, puis Emily, Spencer et enfin Hanna. Chez les secondaires, j’apprécie surtout Sean et Lucas.

De gauche à droite : Ashley Benson (Hannah), Shay Mitchell (Emilie), Troian Bellisario (Spencer) et Lucy Hale (Aria) dans l’adaptation du roman en série TV, Pretty Little Liars

Not so cliché

Je n’ai pas trouvé l’ensemble aussi cliché que ce à quoi je m’attendais. On reste dans un univers très « américain », assez impitoyable et superficiel. Pourtant je n’ai pas pu m’empêcher de trouver une part de vraisemblance -aussi malheureuse soit-elle- dans certaines situation ou chez certains personnages. Les jeunes sont parfois très bêtes et cruels entre eux…

Des mentalités discutables…

Passons aux points moins appréciables du roman, qui sont justement liés aux personnages : autant j’ai ressenti de la compassion pour certains, malgré leurs défauts affligeants, mais il y a des choses que j’ai eu du mal à digérer et comprendre. 

Hanna et Mona sont un bon exemple. J’ai bien aimé leur rôle dans cette histoire, le vécu d’Hanna m’a beaucoup touché et Mona m’a apitoyée. Par contre, dans la vraie vie, s’il y a bien un genre de filles que je ne peut pas voir, elles en sont le parfait exemple : superficielles, glaciales, hautaines, manipulatrices… bref *se racle la gorge*. D’accord, elles ont souffert. Je le conçois parfaitement, mais devenir des garces n’était pas la plus glorieuse des solution (cet avis n’engage que moi-même)…

Couverture originale du premier tome du roman (en France)

…aussi bien chez les ados que les adultes.

Ensuite, les parents m’ont mise en rogne ! Entre ceux de Spencer, petits bourgeois fiers et pompeux qui décident d’ignorer littéralement son existence pendant plusieurs semaines à cause d’une gaffe d’adolescente ; les parents d’Emily avec leur attitude digne du Moyen-Âge et la mère d’Aria qui prend une décision envers sa FILLE très disproportionnée après une révélation… ARG ! Leur attitude m’a parfois vraiment choquée et révoltée.

Vous avez dit « A-mitié » ?

Dernier point noir du tableau : nos héroïnes ont une vision de l’amitié très discutable… Elles ont fait des erreurs étant gamine : prendre pour modèle une fille pseudo « parfaite », la suivre partout comme un chien, imiter son attitude et la laisser agir bêtement sans rien dire. Elles ne faisaient que graviter autour d’Alison, tels de petits satellites. En dehors de ça, Aria, Spencer, Hanna et Emily ne se sont jamais vraiment parlées, ni confiées entre elles. Elles traînaient juste ensemble… et même après tous les malheurs qu’elles ont subi, elles continuent à mentir et se faire des cachotteries. Bref, ça craint. Elles sont censés avoir 16 ans et avoir appris de leurs grossières erreurs, mais j’ai trouvé leur attitude très immature.


Conclusion

Malgré tous les points détestables soulevés dans la chronique, cela ne m’a pas empêché de finir l’intégrale en 4/5 jours et de me prendre au jeu de l’enquête. Pretty Little Liars reste un bon roman policier jeunesse, intriguant jusqu’au bout. Le final est génial. L’histoire est très bien montée. Petit plus : à chaque fin de tome, on a le droit à une page écrite par « A » ! L’autrice décrit bien les sentiments et les pensées de ses personnages, si bien qu’on a forcément de l’empathie pour eux à un moment donné. Une histoire bien élaborée qui passe merveilleusement le temps ! Je n’irais pas jusqu’à dire que ça sort des sentiers battus, mais le niveau est quand même au-dessus de certaines séries jeunesse du même genre. Je recommande surtout aux adolescents ou fans d’enquêtes policières bien amenées. Il faut toutefois ne pas avoir peur d’entrer dans un univers parfois très superficiel et impitoyable, voir même révoltant (où c’est moi qui en fait trop ahah).

Si vous avez vu la série (saisons 1 à 3, environ)…

Petit comparatif rapide : j’ai trouvé l’intrigue plus addictive et mieux amenée dans le roman, par contre je préfère largement les héroïnes principales dans la série. Elles y sont plus sympathiques et attachantes (par exemple, j’aime beaucoup Hannah dans cette dernière, alors que dans le roman…). Quant à l’identité de A, la série a choisi sa propre route... vous pouvez donc lire les romans si vous êtes tentés, car final et révélations ne sont pas les mêmes et des détails changent ! Le suspense est ainsi conservé 😉

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