Roman : « Ropero » de Cathy Berna

ropero

➔ Le billet est-là, sur la table, Léonie hésite. Un festival électro-rock en plein air, ce n’est pas son truc. Ce qu’elle aime, elle, c’est la guitare, la musique classique. Mais ce pass, c’est peut-être une chance de s’évader. D’oublier cette maladie qui lui fait perdre la vue. Alors, Léonie se lance. Et c’est au cours de cette nuit d’été inédite qu’elle rencontre Ezra, jeune voyageur marginal qui lui prend la main et va la guider durant tout le festival… Soudain un orage violent éclate et disperse la foule dans un mouvement de panique. Léonie est brutalement séparée d’Ezra. Léonie sort de cette épreuve, anéantie…

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EN BREF…

Ropero est une histoire d’amour poétique entre deux êtres fragilisés par la vie, avec en toile de fond de légende familiale. Si l’écriture est plaisante et l’idée de départ intéressante, le sentimentalisme (sous toutes ses formes) prend vite une place -à mes yeux- beaucoup trop exacerbée et indigeste… ce qui n’était pas à mon goût. Dommage.

2 hearts

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EN DÉTAILS…

Le résumé de Ropero m’avait beaucoup intrigué. J’avais bon espoir de tomber sur un récit émouvant et rafraîchissant pour l’été. Au final, peut-être qu’objectivement le livre possède ces critères, mais ça n’a pas été exploité d’une manière qui aura su me séduire.

Commençons avec le positif : les premières pages m’ont vraiment plu. On entre vite dans le quotidien un peu hors norme de Léonie, une adolescente gentille comme tout qui va malheureusement bientôt devenir aveugle. On s’attache facilement à elle. La double narration avec le personnage d’Erza est une bonne surprise. On découvre un jeune homme bien différent avec une psychologie assez intéressante. Le tout est amené par une écriture fluide et très agréable. Je présageais une bonne lecture, mais finalement mon opinion s’est dégradé petit à petit…

Je n’ai pas adhéré à la romance. Les personnages sont sujets à un coup de foudre instantané et, en a peine quelques heures, ils se sont changés la vie l’un de l’autre. C’était déjà un peu mièvre pour moi, mais la plume de l’autrice amène bien les propos. Au vu de l’âge et la situation des personnages ça restait plausible. Selon l’évolution de l’histoire,  j’aurais pu passer l’éponge. Sauf que plus on avance, plus le sentimentalisme s’étale comme de la confiture et empiète sur le reste.

La « soirée la plus romantique de tous les temps » vire tout à coup au mélodrame. La jeune fille aura du mal à s’en remettre. Son estime de soi et sa confiance en ont prit un sacré coup et sa peur de perdre la vue a amplifiée. Ce qui est compréhensible. Sauf que ça dure, dure… Sans vouloir trop en dévoiler, elle se laisse détruire à petit feu et ça a fini par me lasser. Ezra parle toujours d’elle comme d’une fille « fragile et forte à la fois », mais je n’ai vu que sa fragilité personnellement… bon, peut-être facile à dire quand on a ses deux yeux qui fonctionnent , je le reconnais.

Quant au jeune homme, j’ai eu beaucoup de mal à le trouver crédible. C’est un personnage qui ne tient pas en place. Il lui est impossible de vivre à un endroit trop longtemps, car il a besoin de voyager et d’être seul. Il a peur de l’attachement, de l’engagement et d’être un fardeau… Le jour où il rencontre Léonie, tout change subitement. Il devient soudainement poète, romantique, prêt à gravir des montagnes pour elle, à changer de vie etc. Je ne pense pas qu’on puisse changer sa façon d’être si facilement du jour au lendemain, ô combien on aime une personne… Tout se fait sans transition. D’un jeune homme atypiques et intéressant il se transforme en individu mièvre, vulnérable et amoureux à en vomir des arcs-en-ciel. Il se change aussi en espèce de super-héros, se lançant dans une « quête légendaire » pour redonner le goût de vivre à sa chère et tendre…

Vous l’aurez compris, pour moi ce livre en fait beaucoup trop : que ce soit l’histoire d’amour, les péripéties, les répliques nian-nian des personnages… même le contexte. On se retrouve un moment à la période de noël. Pouvait-on faire plus too much ? J’aime les histoires d’amour réalistes et/ou qui me semble plausibles, hors là tout m’a paru surfait et trop candide. C’est soit tout noir, soit tout blanc ; sans nuances. A trop vouloir tirer sur la corde sensible, ça perd en crédibilité…

Je n’ai donc pas aimé la tournure qu’à prise Ropero. Je ne doute pas, cependant, que ce récit puisse trouver son public. Certaines personnes devraient être charmés par cette histoire d’amour compulsive entre deux être fragiles et tourmentés. Hors, cela n’a pas été mon cas (je ne remets pas du tout en cause votre travail madame Berna)… Si le résumé vous fait envie et que le romantisme et le drame exacerbés ne vous font pas peur, n’hésitez pas à tenter le coup. Merci quand même à Netgalley et aux éditions Hachette de m’avoir permis de lire ce roman. La prochaine fois sera sûrement meilleure !

2 heartsEt toi ? Qu’as-tu pensé de ce livre  ?

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roperoFICHE TECHNIQUE :

TITRE : Ropero
ÉCRITURE : Cathy Berna
PARUTION : 2018
CATÉGORIE : Roman jeunesse (13+) / contemporain
GENRE(S) : Romance, drame
THÈMES : Famille, amour, maladie, légende, quête, musique…
PAGES : 280 (GF, Hachette, 2018)

2 réflexions sur “Roman : « Ropero » de Cathy Berna

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