Pause ciné : « Valérian et la Cité des mille planètes »

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Valérian et la Cité des mille planètes3.5 hearts
Réalisé par Luc Besson. Sorti en 2017.
D’après la BD de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières Valérian et Laureline.
Avec : Cara Delevingne, Dane Dehaan, Clive Owen, Ethan Hawke, Sam Spruell, Rihanna…

Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d’agents spatio-temporels chargés de maintenir l’ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha – une métropole en constante expansion où des espèces venues de l’univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d’Alpha, une force obscure qui menace l’existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l’avenir de l’univers.

>> Avant de vous partager mon ressenti sur ce film, j’aurais quelques petites précisions à faire qui, peut-être, vous permettrons de mieux cerner ma chronique (ou pas, mais sait-on jamais) : 1) Je n’ai pas lu la BD d’origine, que d’ailleurs je ne connaissais même pas, car 2) je ne suis pas une grosse amatrice de SF. J’aime bien certaines oeuvres du genre, mais dans l’ensemble j’apprécie juste à petite dose. Avec tout ça, vous vous demandez peut-être pourquoi j’ai voulu aller voir Valérian ? Parce que j’aime beaucoup Cara Delevingne. Pour certains, elle devrait se contenter de rester mannequin, mais je n’ai rien contre son jeu d’actrice de mon côté. Enfin, j’ai vu le film en VO (oui, je trouve que cela peut faire une différence sur un ressenti général).

Dans l’ensemble, j’ai apprécié le film, malgré des hauts, des bas et un rythme qui m’a paru un peu inégal.

Commençons avec ce qui est top : le visuel, évidemment. C’est le genre de film qui vaut le coup d’être vu sur grand écran ou en 3D si vous avez envie de vous évader de notre monde et d’en prendre plein les yeux. Les effets spéciaux m’ont également paru réussit. Il n’y a que certaines petites scènes que j’ai parfois trouvées trop « mouvementées » pour qu’on puisse y voir quelque chose et des plans plus ou moins bien cadrés, mais rien de réellement notable. En gros, je chipote ahah.

Si l’univers est réussi dans la forme, il l’est également dans le fond. J’ai réellement apprécié découvrir tous ces peuples, ces planètes, le fait que le temps et la distance en années lumières ne soient plus des frontières infranchissables etc. Pierre Christin a vraiment eu de superbes idées et à déployer à merveille son imagination. Pour ceux à qui cela rappellerait beaucoup trop Star Wars et compagnie, il faut savoir que la BD Valérian et Laureline est sortie une dizaine d’années avant les films de George  Lucas, donc on n’est pas du tout sur du « pompage ». J’ai eu un petit coup de coeur pour les Pearls, habitants de la planète Mül (qui est juste une giga plage géante). C’est un peuple pacifique, en harmonie avec la nature et plein de sagesse. Je n’avais qu’une envie en les découvrant : partir vivre avec eux sur Mül ahah.

Là où j’ai trouvé le film moins bon, c’est au niveau du rythme et du traitement des personnages principaux.

Sur la première moitié de Valérian, j’étais plutôt en mode « bon, ce film se laisse voir, mais ça reste du bof bof ». Certains passages sont plus ou moins utiles et intéressants. Autant mon copain a aussi apprécié le film dans l’ensemble, sans être transcendé, mais à certains moments il a faillit s’endormir ahah. Viennent alors la seconde partie et la fin du film, là où action et émotions sont à leurs apogés. Je me suis enfin surprise à me dire « ah, finalement c’est pas si mal comme film ». Bon, on reste sur du « classique » : le fil conducteur n’est pas original du tout au jour d’aujourd’hui et on s’attend à peu près à tout ce qui se passe dans Valérian (et pourtant je suis quasi novice en SF). Cela reste néanmoins efficace de mon point de vue. J’ai vraiment été émue sur les derniers instants du film. Certains disent que c’est de l’émotion « facile » et évidente, ce qui foncièrement n’est pas faux, mais j’avoue que je ne me pose pas trop ce genre de question. Tant que ça marche !

Dernier point à aborder : les personnages principaux. J’ai bien aimé le duo Valérian/Laureline, mais je reconnais qu’il est difficile de s’attacher à eux. On est trop impersonnel avec ces derniers et on ne sait quasiment rien sur eux. Ils sont « classes », mais rien de plus. Certains accusent un mauvais choix de casting, mais j’ai plus l’impression que ça vient du traitement des personnages en eux-mêmes que des acteurs. D’ailleurs, la « romance » entre Valérian et Laureline… hm hm. Elle permet de se faire une idée des liens entre ces deux personnages, mais certaines scènes et répliques sont assez… bidons, en plus d’être franchement lourdes ahah. Il n’y a qu’à la toute fin du film que ce point m’a paru -enfin- pertinent. Petite remarque personnelle en passant : Pourquoi le prénom de Valérian a été conservé dans le nom du film… ? Apparemment, ce serait parce que Besson était fan de la BD qui portait originellement le nom de Valérian, agent spatio-temporel avant d’être renommée en 2007 Valérian et Laureline. Soit, je peux comprendre ça, aucun soucis ! Simplement, c’est vrai qu’avec le nom d’un personnage dans le titre, on s’attend à ce que ce dernier soit spécialement mit en avant, hors pas du tout. Laureline est tout aussi présente que Valérian, ce si n’est même plus et si on ajoute qu’on ne sait rien de Valérian, au final… c’est un peu comme si Harry Potter nous racontait une année dans une école de magie avec dedans un personnage qui s’appelle Harry, sans vivre l’histoire avec ce dernier… bref, il aurait été plus juste soit d’appeler le film Valérian et Laureline, soit simplement La Cité des mille planètes, ou alors de mettre réellement le personnage de Valérian en avant. Bon, il a un petit plus dans le film par rapport aux autres, mais on est d’accord que cela ne fait pas une énorme différence, voir quasiment pas…

Bref, quelle longue chronique ! Je reste dans l’ensemble partagée pour ce film d’un point de vue cinématographique ; mais il n’empêche qu’il a su me divertir, m’intéresser dans l’ensemble et a réussi à me toucher sur la fin. Je ressors de mon visionnage avec une impression plutôt positive, mais clairement ce n’est pas non plus LE film de science-fiction, ni l’aventure du siècle. J’aurais été un peu dégoûtée si j’avais du payer ma place pleins pot. Pourtant, je n’ai pas envie de vous dissuader d’aller le voir, car j’ai quand même passé un bon moment. Le film permet une réelle évasion, fait passer de beaux messages et le duo principal reste « classe », même si peu attachant ou manque d’approfondissement. Cependant, je recommande la VOST, car si l’oeuvre m’a déjà paru souffrir de certains défauts en langue d’origine, si je doublage VF n’est pas réussi cela ne pourra qu’être pire ahah. Je dirais que ça passe ou ça casse avec Valérian. Moi, c’est passé tout juste au début, puis assez bien vers la fin. À vous d’aller vous faire votre propre idée !

As-tu vu Valérian ou comptes-tu aller le voir ? Ton avis sur le film ?

As-tu lu la BD d’origine ? Si oui, qu’en as-tu pensé ?

Manga : « Green Mechanic », tome 1

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Auteure : Yami Shin
Parution : 2017
Type : Global-Manga, Shonen
Genre(s) : Aventure, Fantastique
Éditions : Ki-oon
Statut actuel : en cours (1 tome paru)

Les êtres humains ont fait de leur planète un désert recouvert d’ordures. Le seul endroit habitable est la Mégapole, ville géante où s’entassent hommes et robots, ainsi que les mystérieux Ersatz, créatures monstrueuses pourchassées par la Milice. Dans ce monde en perdition survit Misha, jeune orpheline aux dons d’empathie surdéveloppés. Incapable de contrôler sa capacité à lire les émotions des autres, elle se tient à l’écart de ses semblables. C’est pourtant grâce à ce pouvoir qu’elle trouve Reborn, un robot morphing errant sans mémoire au milieu d’une décharge. Cette merveille technologique est capable d’adopter n’importe quelle apparence. Sans hésiter, la jeune fille lui fait prendre la forme de Mickael, son meilleur ami, dont elle est sans nouvelles depuis qu’il a été enlevé par un groupe d’Ersatz il y a dix ans. Pour retrouver son compagnon, Misha rejoint les Renforts, un groupe de guerriers et d’enquêteurs hors pair. Le combat pour la vérité commence !

05Bonne/très bonne lecture.

>> Green Mechanic est un titre drôlement sympathique. J’avoue que je ne me serais peut-être pas tournée vers ce manga si je n’avais pas eu l’occasion de le lire sans l’acheter. L’histoire m’aurait peut-être rendue curieuse, mais je pense que j’aurais passé mon chemin en finissant par me dire que le scénario et les personnages étaient finalement beaucoup trop « classiques » pour éveiller en moi un intérêt particulier.

Finalement, j’ai beaucoup aimé ma lecture. Pas jusqu’au coup de coeur, mais pour le moment j’ai envie de savoir ce qui va se passer ensuite. Je me demande entre autre ce qui est arrivé à Mickael, l’ami de Misha. L’univers développé par l’auteur vaut le détour et a réussi à éveiller mon intérêt. Concernant les personnages, j’aime beaucoup Misha ! Je la trouve attachante. Elle est curieuse, amicale, sensible et déterminée. Pas spécialement « badass », mais pas faiblarde non plus. Elle est pile dans l’entre deux et on la sent pleine de bonne volonté, c’est ce qui me plaît en elle. Concernant Reborn, c’est un personnage que j’apprécie également, même si j’avoue avoir toujours eu du mal à m’attacher aux robots dans les histoires… je ne comprends pas trop ce délire de les humaniser alors que ce sont des machines, des êtres non-vivants, mais qui en ont juste l’air… bref, à part Baymax, Eve et Wall-E, ce genre de démarche peine à me convaincre ahah ! C’est un point de vue tout à fait personnel bien sûr, puis comme je vous l’ai dit cela ne m’a pas empêché de passer un bon moment de lecture et d’apprécier le personnage de Reborn ! Les deux personnages que rencontre Misha et Reborn (RIP à leus noms que j’ai déjà oubliés) m’ont également laissés une bonne impression.

Concernant le visuel du manga : j’adore ! Le tracé est plutôt léger, fin, mais précis. On pourrait penser que cela donne au manga des allures de shojo, mais je vous assure que non, pas du tout même. Au final, ce visuel convient très bien à l’oeuvre et ne fait que l’embellir.

J’aurais tendance à conseiller ce premier tome de Green Mechanic à tous les amateurs de fantastique/SF, d’aventure, de mecha (=histoire avec des robots/combats de robots) et de mystères à résoudre. On passe un moment mignon et plaisant en compagnie des personnages de cette histoire et on a envie de savoir ce que sera la suite de leurs aventures. Bien qu’on parte sur un genre d’histoire assez répandu et classique dans le genre, l’auteure arrive à ajouter sa touche personnelle et cela passe aussi bien par ses dessins que par ses personnages et son histoire.  Bon, même s’il est un peu tôt pour vous donner mon ressenti sur cette dernière étant donné que la saga ne fait que commencer ahah. D’ailleurs, petite information : il s’agit d’un global-manga, autrement dit un manga occidental. Yami Shin est une auteure française, si je ne me trompe pas ! En tout cas, je reste sur une impression positive pour le moment et je compte continuer l’aventure avec le second tome !

Avez-vous lu ce manga ? Si non, comptez-vous le faire ?
Quel est votre dernière découverte manga ? 🙂

J’ai lu : « Mille femmes blanches » de Jim Fergus

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Titre original : One thousand white women
Parution VO/VF : 1998/2000
Type : roman historique
Genres : historique, romance
Thèmes : culture, civilisation, femmes, Histoire, aventure, Amérindiens…
Pages : 388 (grand format, LGLDM)/ 495 (poche, Pocket)

En 1874, à Washington, le président Américain Grant accepte dans le plus grand secret, la proposition incroyable du chef indien Little Wolf : troquer mille femmes blanches contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple Indien. Si quelques femmes se portent volontaire, la plupart viennent de pénitenciers et d’asiles de tous les États-Unis d’Amérique. L’une d’entre elles, May Dodd apprend alors sa nouvelle vie de squaw et les rites inconnus des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tributs et les ravages provoqués par l’alcool. Aux cotés de femmes de toutes origines, May Dodd assiste à la lente agonie de son peuple d’adoption.

06Lecture coup de foudre ! ϟ

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>> Après Maybe Someday de Colleen Hoover, Mille femmes blanches est mon second coup de foudre littéraire de l’année 2017 et figure parmi mes romans favoris. A la sortie de La Vengeance des mères, j’ai tout de suite été attirée par ce dernier en tant que grande passionnée de la culture Amérindienne et de ce peuple en général. Apprenant qu’il s’agissait de la suite de Mille femmes blanches, j’ai décidé de me procurer ce dernier. De plus, Maureen du Bazar de la littérature en avait dit du bien sûr sa chaîne youtube et cela n’a fait que me conforter dans mon envie de découvrir cette histoire. Eh bien… je n’en ressors pas indemne !

Ce titre a été une véritable envolée émotionnelle, une palpitante aventure ethnique, historique et dépaysante. Pas un instant je n’ai voulu lâcher le roman. Que ce soit l’histoire, les personnages ou la plume de l’auteur, tout a su me séduire et me parler dans ce livre. J’ai adoré être plongée au coeur d’un peuple d’indiens d’Amérique, de découvrir leurs croyances, us et coutumes du point de vue de May Dodd, jeune femme occidentale ayant été promise au chef de la tribu des Cheyennes, Little Wolf. Cette dernière, renommée par la suite Mesoke dans la langue indienne, aura fortement contribuée à mon bouleversement de par son histoire, son destin et son caractère. May est intelligente, sensuelle, forte, loyale, en avance sur son temps et courageuse. Elle fait partie de ses femmes qui se sont portées volontaire pour la mission gouvernementale (l’échange des 1000 femmes contre chevaux et bisons). Pour elle, ce fût l’occasion de démarrer une nouvelle vie et de sortir de son asile psychiatrique dans lequel elle s’est retrouvée, selon elle, injustement enfermée (nous sommes à la fin du XIXème siècle, donc niveau condition et considération de la femme en Amérique, il faut savoir qu’on peut faire mieux…). Le roman est écrit de son point de vue, comme s’il s’agissait d’un regroupement de ses carnets. Le rendu final est tellement réaliste que j’ai pendant un temps cru qu’il s’agissait d’une vraie histoire avant d’aller me renseigner plus en détail ahah !

Même si l’histoire est fictive, il ne faut pas oublier qu’elle découle en revanche de faits réels historiques. Les agences d’accueil, les traités commerciaux entre « blancs » et Amérindiens, l’assassinat de Crazy Horse, les ravages de l’alcool sur ce peuple ainsi que son déclin… tout cela est réellement arrivé, malheureusement. Le roman est néanmoins passionnant de début à la fin et son contenu reste très plausible. Ce mélange entre fiction et réalité historique m’a plu, car il permet au lecteur d’en apprendre davantage sur le peuple Amérindien, son histoire et sa culture ainsi que sur l’histoire de l’Amérique elle-même tout en proposant à côté une aventure divertissante et émouvante qui permet de rester sur une lecture « détente », mais aussi ludique par certains points (en gros, on ne lit pas un manuel d’histoire et ça c’est bien ahah). Il revient ensuite au lecteur de faire la part des choses entre fiction et réalité, mais ça c’est une autre histoire.

Pour en revenir au roman, j’ai trouvé l’histoire de May Dodd et des autres femmes occidentales -toutes aussi fortes et marquantes- qui embarquent avec elle palpitante et émouvante (je l’ai déjà dit, je sais). Cette dernière est clairement une de mes héroïnes de fiction favorites de par toutes ses qualités que j’ai citées plus haut, mais aussi simplement car son histoire m’a bouleversée, tout comme l’histoire plus générale du peuple Amérindien qui nous est raconté de son point de vue.

J’ai également apprécié les paysages tantôt arides, tantôt verdoyants qui nous sont décrits dans ce livre. Les amérindiens étaient un peuple nomade, des voyageurs, donc on en voit de la nature dans ce roman et ça donne une impression d’ « aération » au cerveau (quelle belle écrivaine je fais ahahah) qui n’est pas pour me déplaire. En gros, c’est comme si nous étions nous-mêmes en voyage auprès des Indiens et que nous faisions partie intégrante de la tribu. C’est une expérience vraiment enrichissante et dépaysante. J’ai aimé en apprendre davantage sur ce peuple qui me fascine tant et pour lequel j’éprouve aujourd’hui encore plus d’intérêt et d’admiration (pas pour tous les points, bien sûr, mais dans l’ensemble).

Mille femmes blanches a donc été pour moi une expérience ludique, intéressante, émouvante et inoubliable. La fin est inévitable et pourtant, j’espérais qu’elle n’arrive pas, pas comme ça… mais bon, cela aurait été « trop » si cela avait finit autrement ahah. Elle est donc parfaite en soi, bien que forcément touchante. Ce titre fait maintenant parti de moi et m’a permis par la même occasion de me lancer enfin dans l’aventure des romans contemporains. Jusque-là, je n’en lisais quasiment pas, c’est vrai… voilà chose faite et depuis un certain temps je continue bien sur ma lancée !

Mille femmes blanches est un bijou livresque que je conseille à tout le monde, sans exception. Prochaine étape : La vengeance des mères, qui sortira en poche en septembre 2017 ! Je me demande bien ce que cette suite nous réserve au vu de la fin de Mille femmes blanches et suis plus qu’intriguée…

J’ai lu : « La librairie de l’île » de Gabrielle Zevin

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Titre alternatif : L’histoire épatante de M. Firky et autres trésors
Titre original : The storied life of A.J. Firky
Parution VO/VF : 2014/2015
Type : littérature contemporaine
Genres : Tranche-de-vie, romance
Thèmes : famille, livres, secrets, amour, solitude…
Pages : 243 (grand format)/ 279 (poche)

A.J. Fikry a l’un des plus beaux métiers du monde : il est libraire sur une petite île du Massachusetts. Mais il traverse une mauvaise passe. Il a perdu sa femme, son commerce enregistre ses pires résultats depuis sa création et il vient de se faire dérober une édition originale et précieuse. A.J. s’isole au milieu des livres jusqu’au soir où il découvre un couffin devant sa librairie. Un bébé que sa mère a abandonné là avec un mot :  » Je tiens à ce qu’elle grandisse entourée de livres et de gens pour lesquels la lecture compte.  » Réticent au premier abord face à l’ampleur de cette mission, le libraire tombe rapidement sous le charme du nourrisson et entrevoit avec lui la possibilité d’un nouveau bonheur. Et si la vie valait bien qu’on lui accorde une seconde chance ?

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05Bonne/très bonne lecture.

>> J’ai passé un très bon moment avec ce livre. J’avais envie de lire quelque chose de court, léger, de doux, mais aussi émouvant ; d’une petite lecture sympathique pour démarrer l’été en douceur. La librairie de l’île m’a directement attiré de par son titre, sa couverture et son résumé. Je l’ai lu en mai ou juin, donc je ne saurais vous en faire un compte rendu très précis (oui, j’ai une mémoire aussi affligeante à 22 ans, je sais… il faut vraiment qu’un livre me marque à fond pour que j’arrive à m’en souvenir des mois après, ou que je l’aie lu plusieurs fois. Sinon, même si c’est une lecture que j’ai aimée, ça finit toujours pas s’en aller… tellement d’histoire à retenir que mon cerveau préfère faire le tri ahah).

En gros : j’ai trouvé La librairie de l’île très sympathique. Le roman a su répondre à toutes mes attentes : court, attendrissant, émouvant. L’intrigue est bien ficelée, mais il n’y a rien de transcendant ni d’incroyable dans cette histoire. Pas de suspens, pas de cliffhanger ou de retournements surprenants. Le livre suit tranquillement son court et, même si on s’y attend, ça reste agréable et mignon à suivre. Si on décide de lire ce livre de toute façon, ce n’est clairement pas pour voir l’intrigue prendre une tournure étonnante, mais plutôt pour passer un bon moment avec les personnages, s’émouvoir, se faire du bien et surtout pour suivre l’évolution du personnage principal.

Notre héros, AJ., apparaît au début comme un vieux grincheux assez peu sympathique, mais il apprend et sait se montrer plus doux et émouvant au fil de l’histoire. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage de la jeune femme qui arrive au début du roman pour présenter les nouveaux livres à paraître dans sa maison d’édition à A.J. (je crois qu’elle s’appelle Maria ? Et mes excuses, mais je ne me souviens plus de l’intitulé exact de ce métier ahah). Enfin évidemment j’ai adoré la petite fille, qui je crois s’appelle Maya (oui, mémoire de poisson rouge, vous voyez..). Les liens qui vont se tisser entre les différents personnages sont ce qu’il y a de plus intéressant dans cette histoire.

Un petit mot sur le cadre spatial : déjà, j’ai adoré que l’histoire se passe sur une île, ayant un goût prononcé pour ces dernières. On n’est pas sur une grande île touristique et réputée, mais sur une petite île tranquille, petite et avec peu d’habitants, ce qui m’a encore plus enchantée. Je trouve que cela apporte un peu de pep’s (île = soleil = positiiiiif dans ma tête ahah), d’intimité et d’apaisement à l’histoire. Rajoutons à cela qu’une bonne partie de l’histoire se passe dans une librairie et parle de livres : forcément, quand on aime déjà cet univers en général, ça ne peut que nous plaire !

Je n’ai rien a ajouter en particulier. Pour résumé : le livre a répondu à mes attentes, est idéal pour l’été, m’a fait passer un bon moment en compagnie de personnages sympathiques et, petit bonus, j’ai beaucoup apprécié son cadre spatial. J’aurais tendance à conseiller cette lecture si vous recherchez dans cette dernière les mêmes critères que moi au départ. Cela reste une lecture légère dans l’ensemble, même si ça peut être émouvant, mais n’en attendez pas vraiment plus pour autant. Un petit plaisir non négligeable, une friandise très appréciable sur le coup, mais dont la saveur ne perdure pas dans le temps (à moins qu’on ne la déguste de nouveau, bien sûr).

Avez-vous lu ce roman ? Si non, comptez-vous le faire ?
Y’a-t-il des livres en rapport avec le monde de la littérature qui vous on plu ? Lesquels ?

Film d’animation : « Ballerina »

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Réalisé par Éric Summer et Éric Warin. Sorti en 2016.
Voix françaises : Camille Cotin, Malik Bentalha, Magali Barney, Kaycie Chase, Laurent Morel…

Félicie est une jeune orpheline bretonne qui n’a qu’une passion : la danse. Avec son meilleur ami Victor qui aimerait devenir un grand inventeur, ils mettent au point un plan rocambolesque pour s’échapper de l’orphelinat, direction Paris, ville lumière et sa Tour Eiffel en construction ! Félicie devra se battre comme jamais, se dépasser et apprendre de ses erreurs pour réaliser son rêve le plus fou : devenir danseuse étoile à l’Opéra de Paris…


>> Un film qui me semblait prometteur et qui, finalement, m’aura plu tout en me décevant sur certains points.

J’aimerais commencer avec les bons côtés. Déjà, la réalisation est vraiment superbe. Les graphismes m’ont beaucoup plu. C’est assez proche du visuel de chez Disney, sans que cela semble similaire pour autant. Certains plans sont visuellement très sympa au niveau des décors (sur les toits de Paris, entre autre).

Ensuite, j’ai beaucoup aimé les personnages principaux. Félicie est une héroïne attachante, vive et audacieuse. Bien qu’elle soit orpheline, le film ne soulève pas les questions habituelles telles que « qui sont les parents biologiques » etc… Elle ne part pas à en quête de ses origines, mais, au contraire, en quête de son avenir, ce que j’ai beaucoup apprécié (ça change un peu du schéma habituel !). Odette m’a également beaucoup émue. J’aurais même apprécié qu’on développe un peu plus son personnage qui semble assez intéressant. Quant à Victor, c’est un jeune garçon débrouillard, adorable et sympathique. On le sent vraiment attaché à Félicie, à tel point que l’ignorance dont fait parfois preuve cette dernière à son égard me rendait dingue ahah ! Le pauvre est tellement aimable et attentionné avec elle…

Enfin, j’ai adoré la bande-son de Ballerina. Il n’y a pas de chansons « chantées », mais on a quelques scènes accompagnées de musiques. Il y a notamment une chanson de Demi Lovato (et bien d’autres), puis… une chanson de Sia ! Quelle ne fût pas ma joie ahah. La scène est assez courte, mais je l’ai trouvée émouvante et magnifique.

Maintenant, les petits « hics » du film… l’histoire a été pour moi le point faible de Ballerina. Même si, dans le fond, le film est plein de bonnes attentions et véhicule de belles valeurs, dans la forme il n’est pas du tout réaliste. Une jeune fille qui n’a jamais vraiment dansé de sa vie arrive quand même a intégrer en quelques jours/semaines la troupe de l’Opéra de Paris. Tout arrive beaucoup trop facilement. Je n’ai même pas parlé du fait que les deux gamins s’enfuient de l’Orphelinat et arrivent à survivre tout seul dans Paris, sans passer par les cases « faim », « froid », ou dormir dans la rue. Quel bol, vraiment (LOL). Il y a des justifications à tout ça (le recueillement par des adultes, l’entraînement intensif de Félicie par Odette…), mais on reste dans le totalement irréaliste même avec, désolé ahah. Puis quand Félicie danse sur pointe avec ses bottines… nop nop, sorry.

Même si j’apprécie beaucoup Félicie, j’ai quand même eu du mal avec ce qu’elle fait pour intégrer l’Opéra de Paris. Camille est une peste, c’est vrai, mais quand même… ce n’était clairement pas honnête et je n’aime pas trop le message que ça peut faire passer.

Enfin, l’humour du film était peut-être un peu trop bébé pour moi. Certains passages sont marrants et mignons, mais parfois ça vire un peu trop dans le caricatural, surtout au niveau du comportement de certains personnages secondaires (on en parle de l’autre blondinet qui est complètement ridicule ?).

Malgré les quelques points qui m’ont fait grincer des dents, Ballerina a quand même été un très chouette divertissement que je suis contente d’avoir visionné. Au final, le film remplit bien son rôle de ‘ »feel good », car on le termine le sourire aux lèvres et le coeur léger. Il nous invite également à croire en nos rêves et à se battre pour eux, ce qui est très bien en soi. Ce n’est clairement pas réaliste au niveau de l’histoire, mais bon… Il n’y a que les adultes pour chipoter sur le manque de réalisme d’un film d’animation jeunesse ahahah ! Les émotions et messages véhiculés par le film sont, pour moi, plus importants qu’une cohérence parfaite de l’histoire.

Ballerina vaut la peine d’être vu pour sa belle réalisation et parce que ça reste mignon et divertissant. Après, ce n’est pas non plus un indispensable à mes yeux. En revanche, je comprendrais totalement qu’il enchante les plus jeunes. Je pense que je l’aurais plus qu’adoré si je l’avais vu enfant.

Vous êtes donc prévenu pour ce film ! Je serais curieuse d’avoir votre ressenti si vous l’avez vu du coup, pour voir si je suis seule ou non dans mes retranchements ahah !